Leadership

Le titre qui attire l’attention

Chaque semaine, La Presse présente conseils, anecdotes et réflexions pour leaders, entrepreneurs et gestionnaires.

Le titre

Une présidente « happy »

N’appelez plus Nathalie Lehoux présidente, mais Happy présidente, comme en font foi ses cartes professionnelles et les communications de Restaurants Pacini qu’elle dirige. « Je signe aussi mes lettres avec ce titre, affirme celle qui le porte de façon assumée depuis un an et demi. Une telle griffe attire l’attention et suscite des conversations : des réactions bien accueillies alors que Pacini travaille sur sa notoriété et sa croissance à l’extérieur de la province. « Il fallait que je sois capable de contaminer les gens de ma passion, explique-t-elle. Quand je les rencontre, ils le constatent. Je n’ai jamais à expliquer ce titre. Ça fonctionne. Je suis bien accueillie. Ça m’ouvre des portes. » Son titre a été modifié après un sondage de perception auprès, entre autres, des employés et fournisseurs. « À la base, je suis heureuse, à l’écoute et j’ai à cœur le bonheur des gens, tout en restant rigoureuse », confie-t-elle.

Contrairement au « Bar à Pain » des restos Pacini, « Happy présidente » n’est pas une marque déposée. « Tant mieux, dit Nathalie Lehoux, si d’autres présidents assument leur côté “happy” ! »

Le geste

Vidéos personnalisées

La semaine dernière, Julien Brault, de Hardbacon, a décidé de consacrer 30 minutes par jour à des messages personnalisés dirigés vers des gens qui ont ouvert un compte de courtage en ligne. « Je les remercie notamment de s’être inscrits, explique le cofondateur et président de l’application qui veut rendre l’investissement boursier simple et profitable.

Jusqu’ici, il en a envoyé une cinquantaine. « C’est un bon moyen de faire mousser les inscriptions, dit celui qui confie du même coup ne pas se consacrer à la tâche tous les jours. Ça ne fera pas doubler notre croissance, mais ça contribue à créer une communauté, un attachement, et à approfondir les liens avec le client. C’est très bien d’être agréablement surpris ! »

La citation

Ce qu’il faut dire

« C’est terrible et à peine justifiable. Ce n’est pas quelque chose que je m’explique très bien. On aurait dû faire ça avant. Les trois dernières années ont été tellement l’enfer – car c’est assez difficile, le recrutement – qu’on était toujours en train de prioriser la survie et la croissance. Là, on est en train de s’occuper de la francisation. »

— Frédéric Lalonde, cofondateur et PDG de Hopper (qui prédit les meilleurs prix d’avion), qui a expliqué à Tout le monde en parle pourquoi son application n’est qu’en anglais.

Le C.V.

Trois qualités

Qui remplacera Elon Musk à la tête du conseil d’administration de Tesla ? Inc.com énumère trois qualités que devra détenir le futur élu, alors que Musk restera PDG de l’entreprise : 

– N’être aucunement lié à Elon Musk. « Car présentement, il n’y a que trois personnes sur neuf au C.A. qui n’ont aucun lien, notamment d’investissement, dans des entreprises contrôlées par Musk », explique-t-on sur le site qui rappelle que personne n’a pu freiner les tweets dommageables pour l’entreprise du chef de Tesla.

– Avoir de fortes habiletés en gestion pour mettre Tesla sur la voie de la profitabilité.

– Avoir de l’expérience avec des régulateurs, connaître la réglementation non seulement en construction automobile, mais aussi en transport, à l’heure où Tesla souhaite déployer des voitures autonomes.

(Source : Inc.com)

Le chiffre

12 %

C’est l’accroissement en pourcentage des plaintes déposées à la US Equal Employment Opportunity Commission (EEOC) depuis l’arrivée du mouvement #metoo (#moiaussi), dans la dernière année. Au cours de la même période, 41 accusations auraient été déposées par l’organisation aux États-Unis, soit une augmentation de 50 % en un an. N’empêche, 70 % des gens qui subissent du harcèlement sexuel au travail ne déposeraient jamais de plaintes, selon la EEOC.

(Source : CNN Business)

L’étude

Être transparent rapporte

Connaître le salaire de son supérieur immédiat influerait positivement sur la productivité. C’est ce que démontre une étude de la Harvard Business School menée auprès de 2060 employés d’une banque. Après leur avoir demandé ce qu’ils croyaient être le salaire de leur gestionnaire, on a remarqué que chaque pourcentage d’estimation de plus que le vrai salaire faisait travailler 0,15 % plus d’heures. Cela fonctionnerait toutefois pour les estimations qui seraient près de la réalité. « Quand les employés recevaient de l’information sur le salaire de leur directeur près de leur rang dans l’entreprise, ils pouvaient trouver cette différence motivante, comme s’ils se sentaient à un doigt ou deux d’une promotion », explique Zoë B. Cullen, professeure adjointe à la Harvard Business School.

(Source : Harvard Business School)

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