mise en LECTURE DU BEST-SELLER GROENLANDAIS HOMO SAPIENNE

Des thèmes dans lesquels les Québécois peuvent « facilement se retrouver »

Dans le cadre du Festival international de la littérature (FIL), le metteur en scène et ex-directeur artistique du Théâtre de Quat’Sous Eric Jean signe la mise en lecture d’ Homo sapienne, le best-seller de la Groenlandaise Niviaq Korneliussen.

Qu’est-ce qui vous a interpellé dans ce livre ?

Ce sont cinq jeunes pleins de questionnements, ils sont au début de leur vie d’adulte [l’auteure avait 24 ans à la parution du livre]. Ça rejoint le jeune adulte que j’ai été. J’ai tout de suite vu le potentiel au niveau des cinq personnages. Ils avaient une dimension théâtrale. Ils portaient des enjeux clairs, des objectifs précis. Je me suis dit : on plonge, on va voir ce qu’on peut faire avec ça. J’avais envie de mettre l’accent sur l’aspect universel du roman, qui est la quête identitaire. C’était capital pour moi.

C’est un roman qui a d’abord été écrit en groenlandais et en danois, et la langue est très importante dans le livre. Quel genre de défi cela représentait-il pour vous ?

Je travaille le texte avec la poétesse et auteure Marie-André Gill, et ensemble, on remarquait que ce n’est pas surprenant si ce roman a été publié par une maison d’édition québécoise. En tant que Québécois, on peut facilement se retrouver dans les thèmes abordés dans le roman. En fait, on se demandait même comment il se faisait qu’il n’avait pas été traduit en québécois. En ce qui nous concerne, on avait intérêt à le présenter en québécois, sinon ça donnait une langue un peu empruntée, ce qui est possible en littérature, mais pas sur scène. Dans la bouche des acteurs, c’était désincarné. On n’a donc pas eu le choix de retravailler le texte. Si jamais il y a une suite à ce projet – ce que je souhaite vivement –, on en fera une véritable adaptation.

On annonce une mise en lecture présentée « comme un concert rock ». À quoi doit-on s’attendre ?

Les acteurs auront leur texte en mains. Chacun d’entre eux a une présence incroyable. Avant même qu’ils ouvrent la bouche, on sent quelque chose. C’est une mise en lecture présentée comme un spectacle. Il y aura un aspect scénographique représenté par la lumière. Il y aura aussi de la glace sèche au sol, comme dans un show. Dans le roman, Niviaq parle principalement de deux choses : la respiration et la musique. Sur scène, en plus des cinq acteurs, il y aura une chanteuse et un musicien. La chanteuse ainsi qu’une des actrices, Soleil Launière, interpréteront les cinq chansons évoquées dans le livre. Je veux qu’on sente l’énergie de ces jeunes qui est si bien exprimée dans le livre.

Homo sapienne, Cinquième Salle de la Place des Arts, le 29 septembre à 20 h

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