Actualités économiques

Centres commerciaux, La Baie, inégalités et plan de soutien

Quelques nouvelles économiques du jour

Les centres commerciaux doivent resserrer les contrôles, dit le CCCD

Le Conseil canadien du commerce de détail (CCCD) se montre « inquiet du manque d’encadrement de la clientèle dans les centres commerciaux » à la suite d’un reportage de La Presse sur le respect des mesures sanitaires au Carrefour Laval et au Centre Rockland. L’organisation juge que les mesures de contrôle mises en place par certains propriétaires de centre commercial sont « nettement insuffisantes ». Elle invite donc les bailleurs à mieux gérer le flânage dans les aires communes et les entrées, notamment. « Outre les questions de santé publique, la survie commerciale de plusieurs de leurs locataires serait compromise en cas de fermeture [forcée par le gouvernement] », fait valoir Marc Fortin, président du CCCD-Québec. La Presse a rapporté lundi que les séances de magasinage avaient des allures de réunion entre amis et que la distanciation physique était plus ou moins respectée. — Marie-Eve Fournier, La Presse

Un 3e propriétaire immobilier poursuit La Baie d’Hudson

Le centre commercial Les Jardins Dorval poursuit lui aussi La Baie d’Hudson (HBC) pour non-paiement de son loyer depuis le mois d’avril, a appris La Presse. Pour le moment, la réclamation frôle les 660 000 $. Le propriétaire des lieux est Dorval Property Corporation, une société immobilière de Toronto. Cominar, de Québec, poursuit HBC pour près de 33 millions et veut l’évincer, a-t-on révélé la semaine dernière. Le détaillant n’aurait pas payé son loyer au Mail Champlain, au Centre Rockland et au Centre Laval depuis le mois d’avril. Le gestionnaire des Galeries de la Capitale et des Promenades Gatineau, Oxford, réclame pour sa part près de 3 millions à HBC pour la même raison. Les avocats des trois bailleurs ont signifié leur intention, mardi matin en Cour supérieure, de plaider leur cause ensemble. HBC, qui veut éviter « des jugements contradictoires », était d’accord. Des demandes d’ordonnance de sauvegarde concernant les loyers futurs doivent être entendues le 12 novembre.

— Marie-Eve Fournier, La Presse

La pandémie amplifierait les inégalités économiques

L’économie canadienne semble connaître une reprise « en forme de K », qui voit les travailleurs de la classe ouvrière s’endetter davantage pendant que ceux qui sont au sommet prospèrent, révèlent deux nouveaux rapports. Avec l’intensification de la deuxième vague de COVID-19 à travers le pays, les deux rapports suggèrent que l’écart entre les riches et les pauvres au Canada pourrait se creuser. Selon l’indice annuel d’accessibilité financière de BDO Canada, près de deux Canadiens sur cinq ont affirmé que leurs finances personnelles s’étaient détériorées au cours de la première vague, tandis qu’un Canadien sur cinq estime que sa situation financière s’est améliorée. Ce rapport, qui s’appuie sur les données d’une enquête réalisée par le groupe Angus Reid, révèle que les répondants les plus défavorisés sont près de quatre fois plus susceptibles de qualifier leur endettement d’« écrasant ». Pendant ce temps, la plus récente version de l’indice des dettes à la consommation de la firme MNP indique que la récession pandémique met en lumière les inégalités entre les plus aisés et ceux qui souffrent de pertes d’emplois, de dettes, d’évictions et d’insécurité alimentaire. De nombreux ménages estiment être à quelques centaines de dollars de la faillite, un signe qu’ils vivent d’un chèque de paie à l’autre. Selon MNP, 44 % des ménages gagnant entre 40 000 $ et 60 000 $ sont à 200 $ ou moins de l’insolvabilité, y compris 22 % qui sont déjà insolvables. La COVID-19 a incité les Canadiens à économiser et à réduire leurs dépenses, a-t-il souligné, mais ils ont également plus de mal à faire face à l’endettement. — La Presse Canadienne

JPMorgan Chase et Citigroup plaident pour un nouveau plan de soutien

Les banques américaines JPMorgan Chase et Citigroup ont profité au troisième trimestre d’une certaine stabilisation de la santé financière de leurs clients malgré la persistance de la pandémie. Mais leurs patrons ont prévenu que sans nouveau plan de soutien à l’économie américaine, la situation pourrait rapidement se dégrader. Les deux établissements ont mis beaucoup moins d’argent de côté de juillet à septembre pour couvrir les éventuels impayés des particuliers et entreprises dans les prochains mois. Après un pic en avril, le chômage aux États-Unis reste à un niveau élevé tandis que de nombreuses sociétés ont dû baisser le rideau, temporairement ou définitivement. Si les responsables politiques à Washington ne parviennent pas rapidement à se mettre d’accord sur de nouvelles mesures de soutien, cela pourrait entraver la reprise, a averti le patron de JPMorgan Jamie Dimon. Et si la croissance repart à la baisse, sa banque pourrait avoir besoin de jusqu’à 20 milliards de dollars de réserves supplémentaires. « Un bon programme, bien pensé, de soutien à l’économie augmentera simplement les chances d’une amélioration de la situation. Mais il y a tellement d’incertitudes », a-t-il commenté lors d’une conférence téléphonique avec des journalistes. — Agence France-Presse

Ce texte provenant de La Presse+ est une copie en format web. Consultez-le gratuitement en version interactive dans l’application La Presse+.