Revue boursière

Wall Street se fait hésitante

La Bourse de New York a terminé sans direction claire, hier, les courtiers hésitant à s’engager avant des réunions de banques centrales et de nouvelles informations sur le front commercial. Les trois grands indices de la cotation ont passé la majeure partie de la séance dans le rouge avant de se redresser en toute fin de journée. — Agence France-Presse

Pétrole

Le géant saoudien Aramco sur le point d’entrer en Bourse

Le géant pétrolier saoudien Aramco fera sa très attendue entrée en Bourse « bientôt », a assuré son PDG Amin Nasser hier, soulignant qu’il revenait au gouvernement de prendre cette décision, retardée en raison de conditions jugées défavorables avec la chute des cours.

Nouvelle étape vers l’introduction en Bourse : la banque américaine JPMorgan Chase a été choisie par les autorités saoudiennes pour piloter l’introduction en Bourse du géant pétrolier, ont indiqué plus tard dans la journée à l’AFP des sources proches du dossier à New York.

« Nous avons toujours dit qu’Aramco est prête pour une introduction en Bourse dès que les actionnaires prendront la décision de le faire », a déclaré à la presse le chef de l’entreprise publique en marge du Congrès mondial de l’énergie à Abou Dhabi.

« Et comme vous l’avez entendu de Son Altesse royale le prince Abdel Aziz [ben Salmane] hier, ce sera très bientôt », a-t-il insisté, en référence au nouveau ministre de l’Énergie du royaume.

L’introduction en Bourse d’Aramco était initialement prévue pour 2018, mais elle a été reportée en raison de la chute des cours du brut sur le marché mondial.

« L’une des premières activités de cotation [listing] sera locale, mais nous sommes également prêts pour les étrangères. »

— Amin Nasser

Les Bourses de New York et de Hong Kong ont déployé tout un arsenal pour séduire les autorités saoudiennes, ont indiqué les sources proches du dossier à New York, démentant des informations du Wall Street Journal, qui citait la place de Tokyo.

Le mastodonte saoudien prévoit de céder environ 5 % de l’entreprise d’État en 2020 ou en 2021 dans ce qui pourrait être la plus importante vente d’actions du monde.

Cette future introduction en Bourse constitue la pierre angulaire d’un programme de réformes lancé par le puissant prince héritier Mohammed ben Salmane pour sortir l’économie saoudienne de son ultra-dépendance au pétrole.

Bénéfices en chute

La mise sur le marché des 5 % d’Aramco doit rapporter quelque 100 milliards de dollars, bien que des experts soient sceptiques sur la valorisation globale de la société à 2000 milliards de dollars.

La difficulté à atteindre la somme souhaitée par Riyad est largement considérée comme la raison du report de l’introduction en Bourse.

Au début du mois, Aramco avait déclaré que son bénéfice net du premier semestre 2019 avait chuté de près de 12 % pour s’établir à 46,9 milliards US (environ 61,7 milliards CAN), en raison de la baisse du prix du brut.

C’était la première fois que l’entreprise publiait des résultats financiers semestriels, quelques mois après avoir dévoilé de manière inédite ses comptes en avril, se révélant être l’entreprise la plus rentable du monde.

Réunis cette semaine dans la capitale des Émirats arabes unis, les membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et d’autres grands États producteurs envisagent de réduire la production pour soutenir les prix.

Les cours ont baissé ces derniers mois malgré de précédentes coupes dans la production et les sanctions américaines qui ont réduit l’offre en provenance de l’Iran et du Venezuela.

Des analystes doutent ainsi de l’efficacité d’une telle mesure sur les cours du pétrole, surtout affectés selon eux par les craintes d’un ralentissement de la croissance mondiale provoqué par le différend commercial entre les États-Unis et la Chine.

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