À la recherche de « chefs de bois »

La prochaine émission culinaire produite au Québec sera à des années-lumière des studios de télé bien astiqués. C’est plutôt en pleine forêt que 10 chefs se livreront une compétition « sauvage ». Axée sur la gastronomie du terroir, l’émission – qui n’a pas encore de titre – entraînera 10 participants en pleine forêt, dans un territoire isolé. Déposés par hélicoptère, ces champions du feu de camp y seront largués pendant deux semaines. Chaque jour, un jury composé de chefs connus évaluera leur créativité, leur débrouillardise et, bien sûr, la qualité de leur plat. Évidemment, les produits du terroir seront mis de l’avant, et savoir cuisiner avec ce qu’offre la forêt du Québec sera un atout précieux pour les participants. L’équipe de production est présentement à la recherche des candidats idéaux pour ce projet. Le tournage aura lieu du 23 septembre au 5 octobre dans un endroit encore tenu secret par les producteurs. — Mario Boulianne, Le Droit

SamSam 

Une phrase qui gâche tout

SamSam, le fils de deux héros cosmiques, se désole de ne pas avoir un pouvoir particulier, comme ses parents et tous ses amis. Il apprend à découvrir ce qui le rend spécial au contact d’une nouvelle amie, venue d’une autre planète.

Dans l’univers de SamSam, inspiré des séries animées et des bandes dessinées de l’auteur-illustrateur français Serge Bloch, les enfants se déplacent en soucoupes volantes et se promènent de planète en planète. Les humains (d’au moins 5 ans) peuvent quand même s’y identifier, puisque les jeunes extraterrestres ont peur du noir et de faire pipi au lit. Ils peuvent aussi être méchants quand l’un des leurs (SamSam) est différent. Dans ce cas-ci, le petit tarde à démontrer tout pouvoir cosmique.

SamSam fait son entrée au cinéma dans une production franco-belge. Son monde coloré rappelle celui des épisodes présentés sur YouTube et ICI Tou.tv. Même s’il y a beaucoup plus de détails, la facture visuelle demeure simple, mais efficace. Il n’est pas nécessaire d’avoir vu des émissions pour s’y retrouver. Ceux qui les ont regardées retrouveront plusieurs personnages comme SamSam et ses ami(e)s, Sampapa, Samaman, Samnounours, le méchant roi cornichon de la planète March… et les terrifiants pipiolis. Alors que le monarque imbu de lui-même met tout en œuvre pour attaquer les enfants sur la planète voisine afin de les empêcher de rire, quelques scènes, faut-il préciser, sont empreintes de violence.

Tanguy de Kermel, qui a réalisé les deux séries animées SamSam en 2007 et 2009, a l’occasion d’aller plus loin que dans les courtes capsules de près de sept minutes chacune. La quête d’amitié de la princesse Méga et ses liens avec SamSam maintiennent l’intérêt. Premier bémol : pour obtenir ce qu’elle veut, elle agit en cachette et ment habilement à son père et à sa mère. Même si son père, l’insupportable roi Marchel, découvre son subterfuge (en l’espionnant), ce n’est pas le genre de message à transmettre à des enfants.

Le scénario réserve quelques surprises amusantes. Mais l’effet est gâché et un gros malaise est créé, à la fin, lorsque le roi-dictateur pénètre dans le laboratoire avec sa femme. L’inventeur Marchientifique demande au souverain qui est la personne qui l’accompagne. Le roi répond : « Oh ça, c’est rien, c’est personne, c’est ma femme. »

En 2020, c’est impardonnable.

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