Céleste Dao

Une victoire en poche, en attendant un retour à la compétition

Dans le cadre de l’émission télévisuelle Au 19e, l’équipe a eu le plaisir d’aller visiter Céleste Dao, l’automne dernier, à l’Université de la Géorgie afin de prendre de ses nouvelles. Les choses ont bien changé depuis notre visite pour l’athlète de Notre-Dame- de-l’Île-Perrot.

Jean-Sébastien Légaré (JSL) :

Lors de notre rencontre, l’automne dernier, tu avais mentionné que tu t’étais fixé des objectifs. Ceux-ci étaient de ne pas voir trop gros et de garder les choses simples. Tu avais également mentionné qu’en continuant cette démarche, ça allait payer un jour. Ce jour-là est survenu en février avec ta première victoire universitaire. Félicitations!

Céleste Dao (CD) :

Merci beaucoup!

JSL :

Pour situer les gens, lors des compétitions universitaires, les équipes sont constituées de cinq golfeurs ou golfeuses et à la fin de chaque ronde, les quatre meilleurs pointages sont cumulés. Donc il y a un volet par équipe, mais aussi un volet individuel. Lors de ta victoire, tu ne faisais pas partie des cinq partantes. Explique-nous comment ça s’est passé?

CD :

En fait, la façon dont notre entraîneur décide des places pour jouer dans un tournoi se fait sous forme de qualifications. Pour ce tournoi, c’était la première fois que je ne me qualifiais pas pour représenter l’équipe, mais parfois, il y a des tournois ou ils acceptent des inscriptions individuelles. Donc, je ne jouais pas le volet par équipe, mais seulement du côté individuel. Finalement, ç’a bien tourné! (Rires)

JSL :

Tu as joué les trois meilleures rondes de ta saison universitaire de façon consécutive (70,71,68).

CD :

Oui, chaque jour je me suis améliorée. La première partie, j’ai joué sous la normale et c’était une première pour moi au niveau universitaire. Il faut dire aussi que la première journée, on a joué 36 trous donc après avoir complété la première ronde, je me suis dit : « Ok! Bois beaucoup d’eau, mange beaucoup et essaie de battre ton score du matin ». J’ai joué 70 et le lendemain je me suis dit la même chose. Le fait d’avoir joué sous la normale, avec un cumulatif très bas (-7), j’étais plus que satisfaite du résultat.

JSL :

Si l’on avance dans le temps, ton retour au Québec s’est fait plus rapidement que prévu, COVID-19 oblige. Peux-tu nous raconter comment le tout s’est déroulé pour toi?

CD :

Ça s’est déroulé très rapidement. Lorsque j’ai appris la nouvelle, j’ai dû quitter le campus. Donc, en moins de trois jours, j’avais sorti tous les trucs de mon appartement. Par la suite, avec ma coloc française, nous sommes allés en Floride pour continuer à nous entraîner, puisque le campus était complètement fermé à cause du virus. Je suis resté une semaine là-bas, mais lorsque la situation s’est aggravée, j’ai pris un avion pour revenir au Canada.

JSL :

Est-ce que tu as une idée du genre de calendrier de compétition qui pourrait t’attendre cet été? As-tu reçu des nouvelles du côté d’Équipe Canada?

CD :

À ce jour, je n’ai pas beaucoup de nouvelles. Au Canada, tout est annulé ou reporté. Pour l’instant, je n’ai pas de tournoi en vue. Il y a le championnat féminin amateur canadien qui est censé se dérouler au Club de golf Royal Montréal, alors on se croise les doigts pour que ça ait lieu.

JSL :

Et comment restes-tu motivée devant l’inconnu?

CD :

Je reste très motivée! Je me planifie des rondes chaque semaine. Il y a beaucoup de bons joueurs au Club de golf Summerlea, là où je suis membre. Je joue également beaucoup de parties avec mon frère Malik.

JSL :

La compétition est féroce avec ton jeune frère?

CD :

Oui, très féroce! (Rires) On ne se donne pas de coups au niveau du handicap et ce n’est pas facile, car on se lance beaucoup de flèches durant la partie. En fin de compte, on a toujours beaucoup de plaisir.

JSL :

En terminant, si l’on avance encore dans le temps pour ton retour en classe en Géorgie à la fin de l’été, ça risque de ressembler à quoi?

CD :

Chaque semaine, j’ai des téléconférences avec mes coéquipières et mes entraîneurs de la Géorgie. Pour l’instant, ils veulent que tout soit rouvert pour la session d’automne là-bas. Ils ne veulent pas offrir de cours en ligne, comparativement par exemple à l’État de la Californie ou de New York.

Ce texte provenant de La Presse+ est une copie en format web. Consultez-le gratuitement en version interactive dans l’application La Presse+.