Dorel rassure un peu

L’annonce de résultats un peu moins durs qu’anticipé et quelques commentaires rassurants de la direction ont redonné un peu de vie au titre du fabricant québécois de vélos, de produits pour enfants et d’accessoires de maison Dorel, vendredi.

Malmenée depuis deux ans, l’action de Dorel a terminé la journée de vendredi à 5,12 $, en hausse de 8,5 %, après avoir bondi jusqu’à 30 % au cours de la journée.

Pour le trimestre terminé le 30 septembre dernier, Dorel a enregistré une perte nette de 4,3 millions de dollars américains, ou 0,13 $ par action, comparativement à un gain de 9,6 millions (0,29 $ par action) à pareille date l’an dernier. Ses revenus ont atteint 685,7 millions, en hausse de 2,3 %.

L’entreprise avait perdu plus de 30 % de sa valeur boursière le 1er octobre dernier, quand elle avait lancé un avertissement sur ses résultats et supprimé son dividende. Elle expliquait en bonne partie ses difficultés par l’impact plus fort que prévu des tarifs douaniers américains sur les produits fabriqués en Chine.

Quelques bons signes

En plus de pertes un peu moins prononcées qu’anticipé, la direction de Dorel a fourni quelques indications positives touchant au moins deux de ses trois divisions.

La division Sports, qui fabrique des vélos, a vu son troisième trimestre souffrir de commandes déplacées au quatrième trimestre. Sans surprise, ce dernier devrait donc livrer des résultats « robustes », a fait savoir l’entreprise. Dans ce créneau, les hausses de tarifs américaines n’ont pas fait ralentir les ventes en unités, mais ont néanmoins incité les clients à choisir des vélos moins chers, a indiqué Dorel.

« Nous vendons beaucoup de vélos, mais pas nécessairement les mêmes vélos que l’an dernier », a résumé le président et chef de la direction de l’entreprise, Martin Schwartz, lors d’une téléconférence avec les analystes financiers.

Dans la division Maison, elle aussi touchée par les tarifs américains, le dernier trimestre de 2019 devrait être semblable aux trois premiers, a indiqué M. Schwartz. La marge opérationnelle de cette division pour les neuf premiers mois de l’année a été ramenée de 8,9 % à 7 %, comparativement à 2018.

Que prévoir pour 2020 ?

L’effet des tarifs commence toutefois à s’estomper, selon M. Schwartz, ce qui permet d’envisager une reprise au début de 2020.

« La demande reprend, le niveau de service de nos entrepôts augmente et nos inventaires commencent à se rééquilibrer », a-t-il indiqué.

Plus précisément, ce ne sont pas nécessairement les tarifs eux-mêmes, mais leur mise en place qui a gêné Dorel, a déploré M. Schwartz. Maintenant qu’ils sont en place, l’entreprise croit être en mesure de s’y adapter. Elle prie néanmoins pour que ne s’ajoute pas une couche.

« Si ça ne faisait que rester au statu quo, notre situation devrait commencer à s’améliorer. »

Finalement, la division des Produits de puériculture commence à ressentir les effets positifs de produits lancés récemment et prévoit d’autres nouveautés au cours des prochains mois. Ses résultats pourraient quand même être touchés par les tensions sociales en cours au Chili, où l’entreprise compte 49 magasins.

Revue boursière

L’optimisme commercial envoie les principaux indices à un record

À Wall Street, le Dow Jones, le NASDAQ et le S&P 500 ont terminé vendredi à des niveaux inédits, au terme d’une semaine marquée par un regain d’optimisme sur le front commercial sino-américain. Sur l’ensemble de la semaine, le Dow Jones a monté de 1,2 %, le NASDAQ de 1,1 %, et le S&P 500 de 0,8 %. — D’après l’Agence France-Presse

Fiera répond aux attentes

Le gestionnaire d’actifs montréalais Fiera Capital a répondu aux attentes sur le plan de la rentabilité en présentant ses résultats financiers vendredi. Le bénéfice par action ajusté du trimestre estival a atteint 32 cents, alors que le consensus des analystes s’articulait autour de 31 cents. « L’actif total sous gestion a augmenté de 10 % durant le trimestre par rapport à la même période l’an passé, essentiellement en raison de trois acquisitions dont la clôture s’est effectuée durant le trimestre », souligne Scott Chan, de la firme Canaccord. L’actif sous gestion chez Fiera s’élevait à 165 milliards au début octobre.

— Richard Dufour, La Presse

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