Quiz

Connaissez-vous Weezer et Pixies ?

Weezer vient de publier ce fameux Black Album dont Rivers Cuomo parle depuis la parution du White Album en 2016. En attendant son passage au Centre Bell avec Pixies cette semaine, autre groupe emblématique des années 90, on propose quelques clins d’œil au parcours de l’un et l’autre en forme de quiz.

Quelle icône de la musique prête son nom à une chanson de Weezer ?

Buddy Guy

Buddy Rich

Buddy Holly

Buddy Hackett

Il s’agit bien sûr de Buddy Holly, rockeur à lunettes dont le look a visiblement inspiré Rivers Cuomo et pas seulement dans le clip (signé Spike Jonze) associé à cette chanson. Son style vestimentaire pas très rock’n’roll – cravate, chemise, veston, cardigan et pull d’étudiant – tranchait avec le laisser-aller grunge et post-grunge. Et tranche encore. Buddy Holly, quatrième chanson du premier album de Weezer, demeure l’un de ses plus grands succès à ce jour et incarne à merveille son côté décalé et accrocheur. Une seule chanson de Pixies rend hommage à une icône : Alec Eiffel (sur l’album Trompe le monde), qui évoque le génie incompris d’Alexandre Gustave Eiffel, bâtisseur d’une tour devenue célèbre…

Lequel de ces albums a été transposé en bande dessinée ?

Doolite

Pinkerton

Hurley

Bossanova

Pinkerton, détective aux manières peu orthodoxes de l’époque d’Abraham Lincoln, apparaît dans un album de Lucky Luke et même dans une série chez Glénat. C’est plutôt le Pinkerton des Québécois François Samson-Dunlop et Alexandre Fontaine Rousseau qui s’appuie sur le deuxième album de Weezer. Ce petit bouquin au dessin judicieusement caricatural, savoureusement bavard et plein d’esprit raconte comment deux jeunes hommes récemment abandonnés par leurs copines tentent de se guérir de leur conditionnement romantique hérité de trop d’écoute de rock alterno-émotif des années 90. Ils décident de combattre le feu par le feu en se replongeant dans le Pinkerton de Weezer, disque lourd et sombre tout plein de solitude, d’apitoiement et de désillusion. Un album de chansons d’amours perdues revisité avec un humour savoureux par deux auteurs allumés. (Pinkerton, La mauvaise tête, 2012)

Laquelle de ces chansons a été reprise par Pixies ?

Paranoid

Head On

Sweet Dreams

Take On Me

Pixies a enregistré très peu de reprises : Cecilia Ann (originalement par The Surftones, sur Bossanova) et Head On (de Jesus & Mary Chain, sur Trompe le monde). On retient aussi I Can’t Forget, sur un hommage à Leonard Cohen (I’m Your Fan, 1992). Weezer, par contre, s’est pris au jeu : après avoir enregistré Africa de Toto (à la demande d’une fan qui a fait campagne sur Twitter), Rivers Cuomo et sa bande ont fait un disque complet de reprises. Son album « sarcelle » (Teal Album), paru en janvier, inclut entre autres des chansons emblématiques de Black Sabbath (Paranoid, avec les effets sonores nécessaires pour sonner comme Ozzy), Eurythmics (Sweet Dreams), Tears For Fears (Everbody Wants to Rule the World) et A-ha (Take On Me). Ce n’est pas toujours très inspiré – ces versions relèvent de l’imitation –, mais quand même sympa.

Quel autre artiste ou groupe a publié un Black Album ?

AC/DC

Metallica

Amy Winehouse

Frank Black

Metallica, en 1991. Amy Winehouse a lancé Back to Black (2006) et AC/DC, Back In Black (1980). Ce Black Album de Weezer s’ouvre sur un morceau timidement funky doté d’un refrain en espagnol comportant des clins d’œil à la musique latine. Le ton se fait vite désenchanté avec Zombies Bastards et High As a Kite, deux morceaux sur lesquels le groupe semble sur le pilote automatique sur le plan mélodique… Son détour par des reprises des années 80 laisse des traces sur Living in L.A. et California Snow, alors que son humour pince-sans-rire (I’m Just Being Honest) est souvent noyé dans la déprime. Ce Black Album s’avère au bout du compte une collection de chansons éclectiques aux arrangements plus étoffés (bidouillages électroniques, cuivres et synthétiseur), mais finalement sans grandes aspérités.

Qui a dit : « J’essayais essentiellement de voler les Pixies » ?

Kim Deal

Frank Black

Rivers Cuomo

Kurt Cobain

Weezer doit beaucoup à Pixies, c’est évident. Sauf que c’est Kurt Cobain qui a avoué avoir cherché à piller le groupe culte de Boston en composant Smells Like Teen Spirit. « On a emprunté leur sens de la dynamique, être calme et doux, et puis fort et bruyant », a-t-il expliqué dans une entrevue publiée par le magazine américain Rolling Stone en janvier 1994, quelques mois avant sa mort. Cobain a aussi raconté avoir été tellement happé par le rock de Pixies qu’il avait le sentiment que sa place était dans ce groupe-là ou, au minimum, dans un groupe qui reprenait les chansons de la bande à Black Francis ! Rivers Cuomo a reconnu l’influence de Pixies à sa manière : il a repris sur scène Where Is My Mind ?, chanson tirée de Surfer Rosa (1988).

Weezer et Pixies, le 13 mars, au Centre Bell

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