Actualités

Deux tentatives de meurtre à Montréal

Deux tentatives de meurtre ont été commises dans la métropole québécoise dans la nuit de mercredi à jeudi. Vers 1 h 15, un homme de 23 ans venait de garer son VUS dans l’arrondissement d’Ahuntsic-Cartierville lorsqu’une petite voiture s’est arrêtée à sa hauteur avant qu'un occupant ouvre le feu. La portière du VUS a été percée de plusieurs projectiles et, selon la police, c’est un véritable miracle que la victime s’en soit tirée indemne. L’homme de 23 ans n’aurait pas de dossier criminel et n’est pas connu des policiers. Trois heures et demie plus tard, un homme de 52 ans a été atteint par balles dans le stationnement d’une entreprise de transport. Là encore, la victime, un employé de l’entreprise, n’aurait pas de dossier criminel et n’est pas connue des policiers. — Daniel Renaud, La Presse

Transports collectifs

Objectif commun pour Ottawa et Montréal

Les transports collectifs demeurent au centre de l’écran radar de Montréal et du gouvernement Trudeau pour d’éventuels investissements afin de contrer l’étalement urbain, lutter contre les changements climatiques et améliorer la qualité de vie des citoyens. C’est ce qui ressort d’une rencontre privée jeudi matin à l’hôtel de ville de Montréal entre la mairesse Valérie Plante et la nouvelle ministre fédérale de l’Infrastructure et des Collectivités, Catherine McKenna. « Je suis ici pour trouver des solutions pratiques », a dit la ministre, qui a qualifié de fructueuse la discussion avec la mairesse de Montréal. À son côté, Valérie Plante a remercié le gouvernement de se montrer sensible aux demandes de Montréal – tant la ville que la grande région métropolitaine –, qui « est en mode rattrapage ». — Kathleen Lévesque, La Presse

Justice

Nathalie Normandeau demande l’arrêt du processus judiciaire

L’ancienne ministre libérale Nathalie Normandeau va tenter pour la deuxième fois de faire avorter son procès en raison de délais déraisonnables, qu’elle qualifie de « cruels et inhumains ».

La Cour du Québec doit se pencher lundi sur cette requête, la septième de ce procès qui s’enlise dans les procédures et n’est même pas encore commencé sur le fond.

« Je n’ai rien à cacher. J’ai toujours clamé mon innocence. J’ai toujours voulu un procès », a assuré jeudi Mme Normandeau dans une déclaration écrite.

Mais bientôt quatre ans après son arrestation ultra médiatisée de mars 2016, Mme Normandeau se dit à bout. « Le périple judiciaire dans lequel j’ai été happée me place dans une situation personnelle et professionnelle intenable. À 51 ans, je dois gagner ma vie », dit-elle.

« Ma décision de déposer une requête en arrêt des procédures en vertu de l’arrêt Jordan n’est pas celle que je voulais. Devant des délais qui s’allongent et des procédures qui se complexifient inutilement, j’ai choisi de procéder ainsi. Notre système de justice prévoit cette option comme remède ultime aux délais inacceptables. »

Une deuxième tentative

Ce sera la deuxième requête en arrêt des procédures pour délais déraisonnables sur laquelle devra se pencher le juge André Perreault, de la Cour du Québec. Les six coaccusés avaient subi un premier revers en mars 2018.

Le juge Perreault avait alors reconnu que les délais dépassaient les 18 mois prescrits par l’arrêt Jordan. Mais ces délais relevaient surtout selon lui de la complexité du dossier.

La Couronne a été « diligente », soulignait le juge, et les accusés ne s’étaient pas montrés pressés d’obtenir une date de procès rapidement, selon lui. Le juge avait donc rejeté la requête.

En tout, les coaccusés ont déposé sept requêtes. L’une d’entre elles demandait même la récusation du juge Perreault.

L’avocat de Marc-Yvan Côté, ancien dirigeant de Roche, a aussi demandé un arrêt des procédures à cause de fuites médiatiques. L’accusé voulait forcer la journaliste Marie-Maude Denis, de Radio-Canada, à dévoiler ses sources. L’affaire s’est rendue jusqu’en Cour suprême.

Selon la thèse de M. Côté, un acteur important de l’UPAC a divulgué des informations à la journaliste pour faire mal au gouvernement libéral. Ces fuites orchestrées par l’État constituent selon la défense une atteinte à l’intégrité du système judiciaire suffisamment importante pour que le procès avorte.

En août dernier, la Couronne a abandonné cinq des huit chefs d’accusation contre l’ancienne vice-première ministre. Nathalie Normandeau est toujours accusée d’abus de confiance, de souscription frauduleuse à une caisse électorale et d’actes de corruption dans les affaires municipales.

La Cour du Québec se penchera sur la nouvelle requête pour délais déraisonnables lundi, au palais de justice de Québec.

— Gabriel Béland, La Presse

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