Brésil

La citation du jour

« L’administration Bolsonaro doit être tenue responsable de sa réponse pitoyable à la pandémie et de son refus de protéger les soignants et les Brésiliens qu’elle a juré de défendre. »

— Le syndicaliste Marcio Monzane, alors que des membres du personnel de la santé au Brésil ont demandé lundi à la Cour pénale internationale d’ouvrir une enquête sur la réponse du président Jair Bolsonaro à la pandémie de COVID-19, qui constitue selon eux un crime contre l’humanité.

Washington

Une quarantaine imposée aux voyageurs de 27 États américains

Les autorités de la ville de Washington ont annoncé lundi une quarantaine de 14 jours pour les personnes en provenance de 27 États américains considérés comme à « haut risque » en raison de la prévalence du nouveau coronavirus sur leur territoire. Il s’agit des États qui ont « une moyenne sur sept jours de nouveaux cas quotidiens d’au moins 10 pour 100 000 habitants », à l’exception de la Virginie et du Maryland voisins. Sont notamment concernés la Floride, la Californie, le Texas et le Delaware. L’arrêté s’applique à toutes les personnes ayant voyagé pour des raisons « non essentielles », ont précisé ses services. Elles devront rester à leur domicile ou à leur hôtel et n’en sortir que pour des rendez-vous médicaux obligatoires ou pour se procurer de la nourriture.

— Agence France-Presse

Royaume-Uni 

Un chat déclaré positif au coronavirus

Un chat déclaré positif au nouveau coronavirus est devenu le tout premier animal domestique contaminé au Royaume-Uni, ont annoncé lundi les autorités sanitaires. Des tests effectués la semaine dernière par l’Agence de la santé animale et végétale (APHA) dans son laboratoire de Surrey, près de Londres, ont confirmé la contamination du félin, a annoncé Christine Middlemiss, vétérinaire en chef britannique. « Il s’agit du premier cas au Royaume-Uni de chat domestique déclaré positif à la COVID-19, mais ça ne devrait pas être une source d’inquiétude », a réagi Yvonne Doyle, directrice médicale de santé publique en Angleterre, soulignant qu’« il n’y avait pas de preuve que les animaux peuvent transmettre la maladie aux êtres humains ». Selon les premiers éléments de l’enquête sanitaire, « la contamination a eu lieu du maître vers le chat », a-t-elle ajouté.

— Agence France-Presse

Irak

La mort de deux manifestants fait redouter un nouveau cycle de violence

Le premier ministre irakien, Moustafa al-Kazimi, a ordonné lundi une enquête sur la mort de deux manifestants, tentant d’apaiser les protestataires qui l’accusent de reproduire les violences de son prédécesseur. Manifester est « un droit légitime », a-t-il dit, et « les forces de sécurité n’ont aucune autorisation pour tirer, ne serait-ce qu’une seule balle ». Il a ajouté avoir réclamé « les résultats de l’enquête sous 72 heures ». En octobre 2019 éclatait une révolte populaire inédite, dénonçant la corruption et réclamant emplois et services fonctionnels. Après plus de 550 morts, 30 000 blessés et des dizaines de militants assassinés ou enlevés, l’Irak s’était dotée d’un nouveau gouvernement.

— Agence France-Presse

Guatemala

Une mairie incendiée par des manifestants

La mairie d’un village indigène de l’ouest du Guatemala a été incendiée dans la nuit de dimanche à lundi par une foule en furie protestant contre les mesures de restriction imposées pour freiner la progression de l’épidémie de COVID-19, a annoncé lundi la police. L’émeute a commencé lorsque les villageois de San Lucas Toliman ont appris que leur localité était classée en zone rouge, où sont maintenues les mesures les plus sévères contre la pandémie. La manifestation a tourné à l’émeute durant la nuit et l’immeuble de la mairie a été incendié. Les troubles n’ont pas fait de victime. On compte plus de 45 000 cas avérés et 1734 morts dans ce pays de 17 millions d’habitants.

— Agence France-Presse

Israël dit avoir déjoué une attaque « terroriste » venant du Liban

L’armée israélienne a indiqué lundi avoir déjoué « une tentative d’infiltration d’une cellule terroriste » et ouvert le feu sur des hommes armés, juste après qu’ils ont franchi la frontière nord avec le Liban.

Le Hezbollah, groupe armé libanais pro-iranien, ennemi de l’État hébreu et très influent de l’autre côté de la frontière, a réfuté toute tentative d’incursion.

« Nous avons pu déjouer avec succès une tentative d’infiltration d’une cellule terroriste en Israël », a déclaré à des journalistes le porte-parole de l’armée israélienne, Jonathan Conricus, précisant avoir « une confirmation visuelle selon laquelle les terroristes sont retournés au Liban ».

Les faits se sont produits « dans la région du mont Dov », a précisé M. Conricus, en référence à un versant du mont Hermon revendiqué de longue date par le Liban, qui nomme le secteur « fermes de Chebaa », et que l’ONU considère comme faisant partie du plateau du Golan syrien, occupé par Israël depuis 1967.

L’armée israélienne a indiqué qu’un groupe de trois à cinq personnes, munies de fusils, avait pénétré quelques mètres au-delà de la Ligne bleue séparant Israël du Liban et que « les forces de sécurité ont ouvert le feu ».

« Les forces de l’armée sont en état d’alerte et prêtes à réagir en fonction de la situation », a précisé l’armée dans un communiqué.

Le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a prévenu que « le Hezbollah jouait avec le feu ».

« Totalement faux »

La chaîne de télévision Al-Manar du Hezbollah a rapporté le retour au calme dans le secteur après « des tirs d’artillerie israéliens qui ont duré une heure ».

« Jusqu’à maintenant, la Résistance islamique n’a pris part à aucun accrochage, n’a pas ouvert le feu durant les évènements du jour », a aussi réagi le Hezbollah dans un communiqué.

« Tout ce que les médias ennemis rapportent à propos d’une opération d’infiltration depuis le Liban qui aurait été déjouée […] est totalement faux », a-t-il ajouté.

La FINUL, force de maintien de la paix de l’ONU dans le sud du Liban, a appelé à « la plus grande retenue », précisant dans un bref communiqué que les tirs avaient cessé.

— Agence France-Presse

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