Simone Veil au Panthéon

La France reconnaissante

Pour elle, c’est un tapis bleu que la France déroule. La couleur de l’Europe, pour laquelle elle aura tant œuvré. Emmanuel Macron va rendre hommage à cette survivante de la Shoah qui s’est forgé un destin de femme engagée. Une pionnière et une guerrière.

Une combattante

« Vous êtes du côté des femmes. » Lorsque Jean d’Ormesson prononce le discours de réception de Simone Veil à l’Académie française, le 18 mars 2010, il ne s’y trompe pas. L’écrivain aurait pu poursuivre ainsi : « Et les femmes sont avec vous. » 

Aujourd’hui, les femmes de toutes professions, toutes générations et toutes opinions lui sont reconnaissantes des libertés obtenues et des droits acquis. Simone Veil est résolument féministe, à sa manière, sans qu’aucun mur ne la sépare des hommes. Elle les a respectés, jamais combattus. Souvent dépassés, jamais humiliés. C’est cela qui fait la force de cette grande dame, assumer le fait d’être une femme sans renoncer à rien. Sans jamais rien renier de sa féminité, sans jamais rien gommer de sa beauté, sans jamais écarter la maternité.

« Pour moi, l’égalité entre les sexes n’est pas la négation de leurs différences qui ne sont pas seulement physiques, n’en déplaise à quelques sociologues intégristes. »* Ce que n’accepte pas Simone Veil, c’est l’autorité masculine revendiquée sans partage. L’égalité ne peut être une option, ni l’indépendance une modalité.

Tout au long de sa vie, Simone Veil a tenu à rendre aux femmes ce que ces dernières lui ont apporté. À commencer par sa mère, Yvonne, à qui elle voue une admiration sans limites. Pour elle, le mot héros s’accorde au féminin. Au moment de leur mariage, André, le père de Simone, avait exigé d’Yvonne qu’elle interrompe ses études de chimie. Les premières leçons de féminisme sont distillées par cette mère aimante et contrainte au foyer. « Notre mère nous avait convaincues d’avoir un vrai métier. Nous l’avions vue si blessée de ne pas pouvoir terminer ses études et de dépendre financièrement de son mari… » Très jeune, Simone Jacob comprend déjà le sens du mot indépendance.

Lorsque, à 16 ans, elle se fait arrêter à Nice, c’est avec sa mère et sa sœur Madeleine qu’elle découvre l’horreur de la captivité. De ces années d’enfer, elle aura retiré un sens inouï de la solidarité féminine et de ce terme oublié, la sororité. De Drancy à Auschwitz-Birkenau, de Brobek à Bergen-Belsen après la « marche de la mort », ce sont les femmes qui lui permettent de tenir et de survivre. Sa mère et sa sœur d’abord, ses amies Marceline Loridan et Anne-Lise Stern ensuite. Et enfin cette « Lagerälteste », ancienne prostituée devenue kapo, qui l’arrache une première fois au trépas, à Birkenau, avec cette déclaration : « Tu es trop belle pour mourir. » Puis une deuxième fois, à Bergen-Belsen, en la plaçant à la cuisine des SS, lui épargnant ainsi de périr de faim. « À Auschwitz, le fait que je sois une femme m’a probablement sauvé la vie. »

La graine de féminisme

Malgré la disparition de sa mère adorée, de son père et de son frère, la vie reprend, il le faut. Après la libération des camps, Simone entame de nouvelles études, épouse Antoine, donne naissance à trois garçons. Son mari termine l’École nationale d’administration (ENA), elle souhaite devenir avocate. Comme son père le fit avec Yvonne, Antoine s’y oppose. La femme engagée écrira des années plus tard : « Je ne me suis pas laissé faire. » Après un débat rude, le mari récalcitrant accepte que Simone devienne magistrate. La graine du féminisme continue à germer. 

La voici haut fonctionnaire au sein de l’administration pénitentiaire. Qui mieux qu’elle peut comprendre l’enfermement ? Encore une fois, ce sont les femmes qui attirent son attention. Durant la guerre d’Algérie, l’ex-déportée se bat pour faire transférer en France des prisonnières algériennes.

En 1970, elle devient la première femme secrétaire générale du Conseil supérieur de la magistrature. Sous Pompidou, elle est la première représentante de son sexe à siéger au conseil d’administration de l’Office de radiodiffusion-télévision française (ORTF).

De nouveau entourée de costumes cravates. Mais lorsqu’elle veut changer d’air, c’est avec son amie Jacqueline Auriol qu’elle s’envole pour des échappées belles au Népal ou au Cameroun.

En 1974, elle est la première femme nommée ministre de plein exercice sous la Ve République. À peine installée, elle met le cap sur la réforme en faveur de la dépénalisation de l’interruption volontaire de grossesse. Le président Giscard est convaincu ; Chirac, alors premier ministre, beaucoup moins : « Les femmes se sont toujours débrouillées, elles continueront à se débrouiller. » En France, au moins 300 000 interruptions volontaires de grossesse (IVG) clandestines sont pratiquées par année. Souvent dans les pires conditions. « J’étais effarée des drames dont je pouvais avoir connaissance. » On suggère à la nouvelle ministre de créer une commission décisionnaire. C’est non. Elle veut que seules les femmes concernées décident de leur sort.

La rencontre avec Gisèle Halimi est fondamentale. L’avocate, figure de proue du procès de Bobigny en 1972, défend une jeune femme ayant eu recours à l’IVG après un viol. Un cortège de féministes assiste au procès et relaie le combat. Le manifeste des 343 avait déjà provoqué un immense retentissement l’année précédente. Simone Veil n’appartient pas à ces mouvements mais partage leurs engagements. De ces moments-là, de cette bataille-là, subsistera une amitié indéfectible avec Gisèle Halimi. Des années plus tard, les deux complices se feront des sorties « entre filles » dans des bistrots à l’autre bout de Paris, clope au bec, verre à la main. Comme des mecs ? Non. Comme des femmes affranchies. 

Lorsque Simone Veil monte à la tribune de l’Assemblée ce 26 novembre 1974, elle tient bon, résiste au flot d’injures de l’aréopage d’hommes pour qui la question de l’avortement est une affaire de « bonnes femmes ». Ça ne les empêche pas de vouloir décider pour elles. Ce jour-là, Simone Veil devient une icône de la cause féministe. Pour elle, le combat ne s’arrêtera jamais. Pionnière toujours, elle est la première femme présidente du Parlement européen. Ses convictions exigeantes, son parcours édifiant font d’elle le porte-étendard des droits féminins. « Elle avait un sentiment de supériorité par rapport aux hommes. Elle pensait que les femmes avaient plus de résistance, plus de force qu’eux. Il y a encore des féministes aujourd’hui, mais des femmes comme elle, non, il n’y en aura plus », regrette Gisèle Halimi.

Rebelle, Simone Veil n’est pas du genre à se laisser embrigader où que ce soit, par qui que ce soit. « Je ne déteste pas être politiquement incorrecte. » Les plus engagées d’hier et d’aujourd’hui, aux opinions parfois opposées, lui expriment leur gratitude. Selon Nadine Trintignant, qui a participé à tous ces combats, personne n’a su prendre la relève. « Elle était lumineuse et exceptionnelle. Depuis, personne n’incarne le droit des femmes. »

Simone Veil a montré la voie. Le combat n’est pas terminé mais son héritage est incommensurable, bâti sur le roc. L’écrivaine Leïla Slimani confie : « Elle est notre avocate à toutes. Son exemple doit nous interdire de fermer les yeux. » Quarante-trois ans après le vote de la loi Veil, la jeune génération sait aussi se montrer reconnaissante envers cette « précurseure », un mot qui n’existe pas au féminin. 

Anne-Audrey, étudiante en sciences politiques, s’enflamme à l’évocation de son nom : « Chaque jeune fille garde à l’esprit qu’elle peut accéder au premier rang. Grâce à elle, jamais je n’oublierai que notre parole est tout aussi importante que celle d’un homme. Jamais je n’accepterai qu’un homme prétende que la douceur, la fragilité, la délicatesse ou l’hystérie puissent nous définir. Jamais je n’accepterai de baisser les bras face à l’adversité. » 

Au moment d’entrer au Panthéon, accompagnée de son mari, Simone Veil nous donne une dernière leçon. Ce n’est plus l’homme qui fait la reine mais la reine qui fait le roi.

* Les phrases entre guillemets sont extraites d’Une vie, de Simone Veil, éd. Stock, Livre de poche.

Retour à Auschwitz

Ce jour-là, le ciel est bleu. Elle ne le connaissait que gris, obscurci par la fumée des crématoires. Le 22 décembre 2004, entourée de ses fils Jean et Pierre-François et de six de ses petits-enfants, Simone Veil marche dans le camp d’Auschwitz-Birkenau. Là où, une nuit d’avril 1944, sa vie a basculé dans la barbarie. Elle avait 16 ans. À l’origine de ce pèlerinage, Alain Genestar, alors directeur de Paris Match. Derrière l’objectif, le photographe Benoit Gysembergh. Le portrait de Simone devant les rails de la mort fera la couverture de notre magazine. Si la rescapée accepte de faire ce voyage pour Match, c’est parce qu’elle croit, plus que tout, en la nécessité de transmettre. C’est cette même conviction qui pousse aujourd’hui Alain Genestar à publier Pour mémoire. Dans ce livre sobre et émouvant, le journaliste redonne vie à cette journée d’exception où le recueillement intime se mêle à la volonté de dire. Il la complète du bouleversant entretien que lui avait accordé Simone Veil. Un témoignage glaçant et une leçon de dignité, à l’heure où ressurgit la sauvagerie.

Pour mémoire, d’Alain Genestar, éd. Grasset

La force du clan

Après l’émotion de la cérémonie, le plaisir de tous se retrouver. Au restaurant Le Récamier, plus de 30 couverts étaient réservés pour accueillir la descendance des Veil, ainsi que Marceline Loridan-Ivens, l’amie éternelle que Simone avait connue en déportation. Seul manque à l’appel son fils Claude-Nicolas, mort brutalement en 2002. Mais autour des deux autres frères, les avocats Jean et Pierre-François Veil, petits et arrière-petits-enfants perpétuent un vieux rituel, instauré dans les années 70 par le couple dans leur appartement de la place Vauban : le déjeuner hebdomadaire d’une famille soudée, pétrie de valeurs républicaines et toujours plus nombreuse. Tout ce que la barbarie nazie n’aura pas pu empêcher.

Paris Match. Quels sont vos premiers souvenirs d’enfance ?

Jean Veil. Je me souviens de maman qui découpait des articles de journaux pour aider mon père qui préparait l’ENA. En 1947, je n’étais pas dérangé par mes frères ! Nicolas est arrivé en 1949, Pierre-François en 1954 et notre vie a alors complètement changé. La première chose que fait maman quand il naît, c’est commencer à travailler. Nous, on a profité d’elle avant.

Que se passe-t-il quand votre mère se lance dans la vie professionnelle ?

J.V. Elle revient encore tous les jours pour déjeuner, généralement en retard, avec le marché dans sa voiture. Un jour, je lui demande de nous accompagner au Salon de l’enfance, au Grand Palais. Elle me répond, froidement : « Le Salon de l’enfance, c’est formidable, mais on s’y perd, le mieux c’est que vous y alliez seuls. » Quand elle entre dans la vie politique, en 1974, le samedi midi devient le seul moment pour se voir tranquillement. On est tous les cinq ; la table s’élargit quand on se marie.

Vos parents parlaient-ils de la guerre ?

Pierre-François Veil. Maman nous disait qu’elle avait tout le temps peur, dès 1937. À Nice, elle voit sa mère qui accueille des réfugiés juifs allemands et hongrois. Elle les entend parler, elle imagine des scénarios catastrophe. Elle a conscience du cataclysme. Elle nous parlait de la vie matérielle, très difficile. De la déportation aussi.

J.V. Mais jamais devant papa, il ne supportait pas les souffrances vécues par sa femme.

P.-F.V. Son envie de transmettre se concrétise quand elle emmène ses petits-enfants à Auschwitz. Je porte un regret : n’être pas allé à Strasbourg quand elle présidait le Parlement européen. Mais elle ne voulait jamais faire peser quoi que ce soit sur nous et nous ne voulions jamais nous imposer.

Vous souvenez-vous du jour où elle vous a expliqué le numéro tatoué sur son bras ?

P.-F.V. Maman m’a bercé tout petit, je l’ai toujours vue avec, je ne l’ai pas découvert un jour. Le bras de maman sans son numéro, ce n’est pas le bras de maman.

J.V. On a certainement posé la question, mais quand ? On a aussi demandé pourquoi nous n’avions pas de grands-parents maternels, dès nos premiers mots. Petits, on ne comprenait pas tout. Quand on m’a appris, en classe, la Saint-Barthélemy, j’ai dit à maman : « On a quand même beaucoup de chance de ne pas être protestants. » Elle a fait une drôle de tête.

P.-F.V. Jean était déjà malin, avec le sens de l’à-propos !

Vos parents racontaient-ils leur histoire d’amour ?

J.V. Je sais depuis toujours qu’ils se sont connus aux sports d’hiver, que papa a eu la bonne idée de porter les skis de maman… Leur histoire commence rapidement, ils se rencontrent à la chandeleur 1946 et se marient en octobre. Ils étaient très amoureux et maman avait besoin de reconstruire une famille.

Quelles valeurs vous inculquaient-ils ?

J.V. La loyauté et la droiture. La morale judéo-chrétienne. Et puis qu’on ne met pas les doigts dans son nez.

Était-ce une éducation stricte ?

J.V. Maman n’était pas sévère. Notre père pouvait être plus rigoureux. Nos cousins avaient peur de lui, ça nous faisait rire. Il y a eu des conflits à l’adolescence, parce que j’avais des mauvaises notes.

P.-F.V. Il ne fichait rien à l’école…

J.V. Quand on partait en voiture jusqu’en Espagne, on n’avait pas le droit d’ouvrir la bouche pendant toute la journée de trajet. Papa avait la taloche facile.

P.-F.V. On nous faisait réciter les préfectures et les sous-préfectures… qu’en général on ne connaissait pas.

Comment se passaient les vacances ?

P.-F.V. C’était sur la Costa Brava. Sur la route, on s’arrêtait pour faire des visites, à Cluny, par exemple. Et aussi à la maison d’arrêt de Nîmes où maman faisait une inspection.

J.V. Pendant qu’elle visitait, on jouait aux échecs dans la voiture, sur le parking de la prison.

Votre mère s’est battue pour le partage de l’autorité parentale et l’égalité dans la gestion du ménage : était-ce appliqué chez vous ?

J.V. Oui. Nos parents avaient chacun leur domaine de prédilection.

P.-F.V. Papa ne savait pas où était la cuisine…

J.V. Et il engueulait Simone parce que ses placards n’étaient pas rangés. Mais les décisions importantes étaient prises à deux.

P.-F.V. Quand ils achètent une ferme en Normandie, en 1964, c’est maman qui décide des travaux et les supervise. Lorsque la loi autorise les femmes à ouvrir un compte bancaire sans la permission de leur mari, elle se rend à la banque. Le directeur de l’agence lui demande une lettre de papa. Le pauvre type tombe mal… Il s’est pris une avoinée !

Avez-vous été élevés comme des hommes féministes ?

P.-F.V. Nous n’avons pas été élevés comme des militants…

J.V. … parce que maman ne l’était pas.

P.-F.V. Mais le respect de notre mère et des femmes, on a tété ça avec le lait. Dans nos vies familiales, plus tard, maman a systématiquement pris la défense de nos épouses. Pour protéger nos couples. Elle ne voulait pas jouer le rôle de la belle-mère revêche.

Discutiez-vous de politique avec vos parents ?

J.V. Uniquement de ça.

P.-F.V. À la maison, nous ne parlions ni d’argent ni de religion. Eux parlaient éternellement de politique. On trouve toujours à débattre quand on aime la discussion, même quand on n’est pas aux deux extrêmes.

Les événements de Mai 1968 ont-ils occupé votre famille ?

P.-F.V. Maman regardait ça avec intérêt. Jean avait 20 ans et il était bien plus condescendant.

J.V. Papa a gardé sa bonhomie jusqu’à ce que les arbres du boulevard Saint-Germain soient coupés. C’était trop pour lui. Notre frère Nicolas était dans le mouvement.

P.-F.V. Quand on lui recommandait de faire attention, il disait : « Il faut laisser la peur du rouge aux bêtes à cornes », un slogan de l’École des beaux-arts.

J.V. Nos parents le laissaient manifester, ils l’ont même laissé au poste toute une nuit. Quand il y a eu des difficultés d’approvisionnement, maman m’a demandé si l’on devait stocker du sucre. J’ai dit : « Tu plaisantes ? » Elle m’a répondu que oui. Elle était très agacée par le slogan « CRS : SS ». Elle détestait les amalgames qui banalisent. Certains hommes politiques qui avaient l’air de fumer leur dernier cigare, comme si on risquait de leur couper la tête, l’agaçaient aussi.

P.-F.V. Elle s’est brouillée à mort avec certaines de ses amies qui faisaient du gauchisme de salon, dans le VIe arrondissement, en poussant leurs enfants à aller faire la révolution. Tout ce qui donnera cette gauche mitterrandienne que maman abhorrait.

Quand passe la loi pour l’avortement, en discute-t-elle avec vous, alors jeunes hommes ?

J.V. On en a parlé, mais elle n’attendait pas notre avis et elle n’avait pas besoin de nous faire l’article.

Qu’est-ce qui faisait rire votre mère ?

P.-F.V. Nous la rendions heureuse, papa la faisait rire. Il était extrêmement drôle.

J.V. Infiniment plus que Pierre-François… ! Le vrai prénom de papa, c’est Tony. Maman l’a appelé comme ça pendant des années. Quand il est devenu chef d’entreprise, il a trouvé que ça faisait plus sérieux et moins mafieux de choisir Antoine.

Votre mère avait-elle des moments sombres ?

P.-F.V. Peut-être, mais ça ne se voyait pas. Elle ne faisait pas peser sa vie. Elle avait des tas de copains de déportation, notamment Fanny et Tola, deux belles-sœurs, juives et militantes communistes. On allait les voir le dimanche, à Bobigny. C’était nostalgique et gai. Maman n’était pas dépressive.

Votre père a refusé que votre mère devienne avocate. Comment a-t-il réagi quand vous avez choisi cette profession ?

J.V. Papa m’avait dit un jour : « Tu ne sais rien faire »  ;il était donc soulagé ! Depuis les années 40, le monde et le métier d’avocat avaient changé. Et lui avait changé d’avis.

P.-F.V. Notre frère Nicolas est devenu médecin, il le voulait depuis l’enfance. Leur première ambition, c’était qu’on soit heureux.

Quels grands-parents étaient-ils ?

J.V. Probablement moins bons que nos grands-parents !

P.-F.V. Notre grand-mère paternelle ne travaillait pas, elle s’est beaucoup occupée de nous. Antoine et Simone ont été grands-parents assez jeunes, ils étaient en plein dans la vie active. Nous ne sommes pas meilleurs…

J.V. Surtout pas !

P.-F.V. Les petits-enfants passaient une partie de l’été avec eux dans le Midi. Ils les appelaient grand-père et grand-mère, c’était très affectueux.

Réalisiez-vous, enfants, que vous aviez une mère exceptionnelle ?

P.-F.V. On avait conscience d’avoir une mère très belle qui faisait des trucs formidables. On est très fiers de maman.

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