« Nettoyage ethnique »

Le maire de Hampstead sommé de s’excuser

Ottawa — Le maire de Hampstead, William Steinberg, s’est attiré les foudres de la classe politique à Québec et à Ottawa pour le parallèle qu’il a établi entre le projet de loi sur la laïcité et un « nettoyage ethnique ».

À l’Assemblée nationale, hier, le premier ministre François Legault n’a pas voulu dire si le maire devrait démissionner, mais il a suggéré que ce dernier était « en train de s’isoler » et de se « mettre à dos la majorité des Québécois ».

Il a tenu ces propos peu après que l’on eut appris qu’une plainte citoyenne a été déposée contre William Steinberg devant la Commission municipale du Québec (CMQ), une information qu’a confirmée la ministre des Affaires municipales, Andrée Laforest.

Du côté d’Ottawa, le premier ministre Justin Trudeau a invité le maire à présenter ses excuses. « J’espère qu’il va s’excuser. On n’a pas besoin d’aller aux extrêmes, on peut débattre du projet de loi sans pousser trop fort », a-t-il dit au parlement en matinée.

« choix de mots très inacceptable »

Le chef conservateur Andrew Scheer a lui aussi enjoint William Steinberg à faire acte de contrition pour ce « choix de mots très inacceptable ». Quant au leader néo-démocrate Jagmeet Singh, il a affirmé qu’il fallait faire « attention aux mots ».

Dans les couloirs du parlement fédéral, il n’y avait donc aucun son discordant, sauf peut-être celui qui est venu du conservateur Gérard Deltell. L’élu québécois a refusé à deux reprises de dénoncer les propos du maire, arguant qu’il s’agissait d’un débat provincial.

Le Bloc québécois a tenté de faire adopter une motion pour condamner les propos, mais la députée Monique Pauzé n’a pas obtenu le consentement unanime. « Il y a des députés dans les rangs libéraux, entre autres, qui acceptent sans problème les propos du maire de Hampstead », a-t-elle ensuite déploré.

Celui qui est au cœur de la tempête, William Steinberg, n’a aucune intention de rétropédaler. C’est ce qu’il a signalé en demandant aux gens d’opter dorénavant pour le terme « nettoyage ethnique pacifique » plutôt que « nettoyage ethnique », mardi dernier.

LAÏCITÉ : DÉSACCORD CHEZ LES CONSERVATEURS

À Ottawa, on constate qu’une division semble se dessiner sur l’enjeu de la laïcité au sein des troupes conservatrices : le chef Andrew Scheer est en porte-à-faux avec certains membres de sa députation québécoise, dont son lieutenant québécois Alain Rayes.

« Il y a un gouvernement qui a été élu avec cette promesse. […] À titre personnel, je pense que […] le gouvernement est capable de trouver un compromis acceptable pour que les gens puissent se sentir bien dans tous les sens », a-t-il exprimé en mêlée de presse.

La semaine dernière, ses collègues Pierre Paul-Hus et Jacques Gourde ont exprimé leur appui au projet de loi 21 déposé par le gouvernement de François Legault, bien que plus timidement.

Le chef de l’opposition n’a pas voulu commenter directement cette dissension après la réunion de son caucus, hier, assurant que son parti allait continuer à appuyer les droits et libertés individuels. « Ça, c’est notre position », s’est-il contenté d’offrir.

— Avec Tommy Chouinard, La Presse, et La Presse canadienne

Montréal

1,2 million pour élargir le « demi-trottoir » de la rue Brébeuf 

Refaire le « demi-trottoir » de la rue Brébeuf coûtera 1,2 million à la Ville de Montréal. Au passage, 50 cases de stationnement disparaîtront afin de déplacer la piste cyclable et d’ajouter des arbres.

L’administration Plante a autorisé hier un contrat à la firme Cojalac afin de refaire, cet été, l’aménagement de la rue Brébeuf, construit en 2015. À l’époque, l’administration Coderre avait accordé un contrat de 2,2 millions à une entreprise pour implanter des pistes cyclables dans une demi-douzaine de rues.

L’aménagement effectué dans la rue Brébeuf a toutefois soulevé la controverse. Pour éviter de faire disparaître une partie du stationnement sur rue, Montréal avait décidé de réduire la taille du trottoir. Voilà, à 70 cm, celui-ci était trop étroit pour être considéré comme un véritable trottoir, mais trop large pour une simple bordure. Tourné en ridicule, l’aménagement avait fait l’objet d’une plainte à l’ombudsman.

Pour l’administration Plante, la reconstruction de la bordure allait de soi. « Il est impraticable, il y a eu une plainte à l’ombudsman, on a dit qu’on corrigerait l’erreur, on corrige l’erreur, on vote le contrat », a expédié Éric Alan Caldwell, élu responsable des transports. « CQFD, ce qu’il fallait démontrer », a simplement ajouté Benoît Dorais, président du comité exécutif.

Pour éviter d’empiéter sur le parc, l’élargissement du trottoir sera fait du côté de la rue. Pour ce faire, la piste sera légèrement déplacée vers l’est. L’espace étant restreint, le stationnement sera interdit du côté ouest, faisant disparaître 50 cases.

Travaux connexes

Montréal en profitera pour réasphalter la chaussée, dont certaines sections sont jugées en « très mauvais état ». Il ne s’agit pas de travaux en profondeur, mais qui doivent prolonger la durée de vie de la chaussée de 7 à 12 ans.

Le terre-plein protégeant la piste cyclable sera élargi pour permettre la plantation d’arbres.

Six entreprises ont participé à l’appel d’offres. La facture de ce contrat de 1,2 million, en incluant les imprévus, est de 16 % inférieure au prix que la Ville s’attendait à payer. Montréal a prévu des pénalités de 1000 $ par jour de retard au chantier, mais aucun boni si le chantier prend fin plus tôt que prévu. Les travaux doivent débuter en juin et se terminer en août.

Outaouais

Des membres d’un réseau lié aux Hells Angels arrêtés de nouveau

La lutte contre les Hells Angels est un éternel recommencement. Et la tête de l’hydre repousse vite. La police en a fait une autre démonstration, hier, alors qu’elle a arrêté des individus soupçonnés d’avoir trafiqué des stupéfiants sur un territoire de l’Outaouais où, pourtant, elle a démantelé un réseau lié aux Hells Angels il y a moins d’un an, dans le cadre du projet Objection. 

Les policiers ont également appréhendé hier les mêmes suspects qu’ils avaient déjà arrêtés pour les mêmes activités de trafic de stupéfiants, sur les mêmes territoires, il y a près de 17 ans.

Parmi les 33 individus arrêtés hier dans le cadre de l’enquête Orque, on retrouve deux membres des Hells Angels, Claude Gauthier, qui vient de fêter ses 51 ans, et Pascal Facchino, 44 ans, ainsi qu’une relation de longue date de Gauthier, Dany Couillard, 49 ans.

En 2002, les trois hommes se sont retrouvés parmi une quarantaine d’individus arrêtés à l’issue d’une enquête baptisée Osmose, et par laquelle les enquêteurs de la Sûreté du Québec avaient démantelé un réseau de trafic de stupéfiants qui sévissait dans les mêmes secteurs que les réseaux visés hier matin, soit dans l’Outaouais et dans la région de Saint-Jean-sur-Richelieu. 

Le réseau était également lié aux Jokers, un ancien club-école des Hells Angels qui n’existe plus aujourd’hui. 

Gauthier, Facchino et Couillard avaient été condamnés respectivement à des peines de 30 mois, 7 ans et 4 mois, et 3 ans et demi de prison pour gangstérisme et trafic de stupéfiants. 

Dans la ligne de mire

Les résidences de Gauthier et de Facchino avaient déjà fait l’objet de perquisitions durant l’enquête baptisée Orque, à la mi-décembre.

Claude Gauthier est un membre influent des Hells Angels de Trois-Rivières. Il est très proche de l’ex-membre Mario Brouillette et de l’influent Normand Ouimet, actuellement détenu dans la foulée de l’opération SharQc. 

Gauthier a été le Hells Angel qui est demeuré le plus longtemps en cavale à la suite de l’opération SharQc, menée en avril 2009. Il ne s’est livré que sept ans et demi plus tard, en décembre 2016, mais a bénéficié d’un arrêt des procédures le lendemain. Il était accusé de meurtres et de complot pour meurtres, comme tous les autres, et s’était retrouvé sur la liste des 10 criminels les plus recherchés au Québec.

Quant à Pascal Facchino, il serait le dernier Hells Angel à avoir obtenu officiellement ses couleurs, ces derniers mois, durant l’enquête Orque.

Inquiétudes médicales

Gauthier, Facchino, Couillard et d’autres suspects ont comparu hier au palais de justice de Montréal, où ils ont été accusés notamment de gangstérisme, de complot et de trafic de stupéfiants. La poursuite s’est opposée à leur remise en liberté, et l’enquête sur cautionnement a été fixée à lundi pour la forme. 

Facchino est apparu le bras gauche dans le plâtre et a expliqué, inquiet, qu’il devait se faire enlever des points et recevoir une orthèse aujourd’hui dans un hôpital. 

Les perquisitions d’hier matin sont l’aboutissement de trois enquêtes. Orque, la principale, a été menée par l’Escouade nationale de répression contre le crime organisé – dont le mandat est de lutter contre les têtes dirigeantes du crime organisé. 

Selon nos informations, l’essentiel de la preuve ne reposerait pas sur l’écoute électronique ; les suspects auraient plutôt transigé directement avec des policiers, sans le savoir. 

En conférence de presse, l’inspecteur Guy Lapointe a déclaré que depuis la création de l’ENRCO il y a deux ans, ses enquêteurs ont arrêté 11 membres des Hells Angels (sur les 80 environ actuellement en liberté au Québec).

Pour joindre Daniel Renaud, composez  le 514 285-7000, poste 4918, écrivez à drenaud@lapresse.ca ou écrivez à l’adresse postale de La Presse

L’enquête Orque en chiffres 

33 mandats d’arrêt

37 perquisitions

Objets saisis :

23 véhicules

Près de 2 kg de cocaïne

120 000 $

27 100 comprimés de méthamphétamine

4 armes à feu

6 vestes aux couleurs des Hells Angels et un écusson

Québec ouvert à hausser la redevance pour aider le taxi

QUÉBEC — Le gouvernement Legault s’est montré ouvert à bonifier les redevances qui seront versées aux détenteurs de permis de taxi, hier, alors que même les partisans de sa réforme ont pressé Québec de mieux indemniser ces travailleurs.

Des audiences et une manif

Des chauffeurs de taxi de partout au Québec ont manifesté devant l’Assemblée nationale, hier, pour marquer le début de l’étude en commission parlementaire du projet de loi 17. La pièce législative du ministre des Transports, François Bonnardel, prévoit la fin du système de permis de taxis et l’ouverture du marché à de nouveaux acteurs numériques comme Uber ou Lyft. La réforme est contestée par les chauffeurs de taxi, dont certains ont payé plus de 200 000 $ pour acquérir un permis. Mais hier, les parlementaires n’ont entendu que les partisans de l’économie du partage.

Des appuis…

La Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ), l’Institut économique de Montréal (IEDM) et le Regroupement des jeunes chambres de commerce du Québec ont tous confirmé leur appui à la réforme. Pour Stéphane Forget, président de la FCCQ, Québec doit mettre fin au système de gestion de l’offre, en vigueur depuis 1973, pour favoriser l’émergence de nouveaux modèles d’affaires. « Il y aura plus de concurrence, une saine concurrence, une offre qui sera plus abondante, des prix qui varieront parce que, maintenant, il y aura la tarification dynamique, a-t-il fait valoir. Et pour les petits entrepreneurs, il n’y aura plus de barrière à l’entrée. »

… avec un bémol

Mais à ces appuis s’ajoute un bémol. Les groupes, issus du milieu des affaires, ont tous pressé Québec d’indemniser adéquatement les travailleurs du taxi traditionnel. L’économiste Vincent Geloso, de l’IEDM, a suggéré que Québec lève une taxe temporaire pour financer le rachat des permis de taxi. « C’est le gouvernement qui, jadis, a décidé d’imposer un tel système aux travailleurs de l’industrie, a-t-il noté dans son mémoire. Il doit maintenant réparer son erreur. » Stéphane Forget, de la FCCQ, estime que Québec doit faire un « effort additionnel » à l’égard des chauffeurs. « Si on veut que les gens acceptent que de nouveaux modèles s’implantent et s’installent, il faut qu’il y ait des compensations équitables pour que l’acceptabilité sociale soit au rendez-vous », a-t-il souligné.

Piste d’atterrissage ?

Québec a déjà réservé 500 millions pour indemniser les détenteurs de permis de taxi. Ceux-ci profiteront aussi d’une redevance de 20 cents par course pour une durée de trois ans. Hier, le gouvernement Legault a clairement déterminé une hausse de cette redevance comme piste d’atterrissage pour ce dossier chaud. « Est-ce que c’est une avenue qui pourrait être ouverte, qui serait intéressante ? Sûrement », a indiqué François Bonnardel, sans toutefois donner plus d’informations. Son collègue Christian Dubé, président du Conseil du trésor, s’est lui aussi dit « très ouvert » à bonifier la redevance. « Notre objectif, c’est de bien régler, et on va faire ça correctement », a-t-il assuré.

Manifestation

Mais, pour l’heure, le fossé demeure immense entre Québec et les chauffeurs de taxi. Le porte-parole du Regroupement des intermédiaires de taxi de Québec, Abdallah Homsy, estime que les permis de taxi valaient en tout 1,3 milliard avant l’arrivée d’Uber en 2014. Si le gouvernement allonge cette somme en guise de dédommagement, sa pièce législative pourrait devenir « acceptable » aux yeux de M. Homsy. Mais il presse plutôt M. Bonnardel de retirer son projet de loi. « Si on garde le projet de loi tel qu’il est, sans modification, ça veut dire qu’on va être effacés, a dit M. Homsy. La journée où on va payer 1,3 milliard pour l’industrie du taxi, c’est parce que l’industrie n’existera plus. Mais nous, on veut perdurer. »

Plus d’argent, presse l’opposition

Le Parti libéral et Québec solidaire ont réclamé de meilleures compensations pour l’industrie du taxi traditionnel, hier. Le député libéral Gaétan Barrette a dénoncé « l’intransigeance » du gouvernement de la Coalition avenir Québec. « Quand c’est rendu que l’Institut économique de Montréal, qui n’est pas exactement un “think tank” de gauche, propose lui-même une compensation pleine et entière, c’est un méchant signal ! », a-t-il ironisé. Le Parti québécois a pour sa part pressé Québec d’aider le taxi traditionnel à s’adapter à l’arrivée de nouveaux acteurs comme Uber. « On pense que les compensations ne seraient pas nécessaires si on donne un coup de main à l’industrie plutôt que de lui donner le coup de Jarnac fatal pour sa disparition », a expliqué le député péquiste Joël Arseneau.

CHUM

Attaquer le VIH à coups d’ouvre-boîte

Le VIH est comme une boîte de conserve. À l’intérieur se dissimule un point faible que le système immunitaire des gens infectés est capable de reconnaître et d’attaquer. Le hic : le virus, conscient de cette vulnérabilité, se ferme et la garde toujours cachée. Mais voilà qu’une équipe internationale de chercheurs, dont certains rattachés au Centre de recherche du CHUM, a montré qu’on peut ouvrir cette boîte de conserve grâce à ce que les scientifiques appellent un « ouvre-boîte moléculaire ». Cela permet d’exposer les vulnérabilités du virus au grand jour. « Quand on fait ça, les anticorps, qui étaient incapables de faire quoi que ce soit, peuvent maintenant agir. A priori, tout serait en place pour éliminer la cellule infectée. Mais il faut rester prudent, car nous sommes encore à l’étape des travaux fondamentaux en laboratoire », a dit à La Presse Andrés Finzi, l’un des auteurs de l’étude, qui est chercheur au Centre de recherche du CHUM et professeur à l’Université de Montréal. — Philippe Mercure, La Presse

Protection des espaces verts

Un « retour du balancier » souhaité au parc Jean-Drapeau

Plus de préservation, moins de développement. Après des années à ajouter de nouveaux équipements lourds dans le parc Jean-Drapeau, Montréal doit maintenant mieux protéger les espaces verts et davantage mettre en valeur son patrimoine, recommande l’Office de consultation publique de Montréal (OCPM). Pas moins de 7100 Montréalais ont pris part à la consultation publique lancée au printemps dernier sur l’avenir du parc Jean-Drapeau. L’OCPM conclut qu’il existe « un important déséquilibre » entre la double vocation d’espace naturel et de lieu de diffusion de grands événements. Le rapport de 182 pages rendu public hier matin conclut à la « nécessité d’un retour de balancier important en faveur de la préservation et de la mise en valeur du patrimoine naturel et bâti des îles », écrit Dominique Ollivier, présidente de l’OCPM. — Pierre-André Normandin, La Presse

Loi sur le contrôle des armes à feu

Une bataille se dessine au Sénat

Une confrontation se dessine entre les conservateurs et la majorité des indépendants au Sénat. Jugeant « inacceptables » les amendements apportés par l’opposition au projet de loi sur le contrôle des armes à feu, le sénateur indépendant André Pratte compte recommander le rejet d’un rapport du comité sénatorial qui doit être déposé aujourd’hui. La mesure législative qu’il parraine à la chambre haute a été « totalement dénaturée », « éviscérée » par les conservateurs lors de l’étude article par article, lundi dernier, a-t-il regretté en entrevue à La Presse, hier. C’est la raison pour laquelle le sénateur Pratte demandera au Sénat de tourner le dos au rapport, ce qui ferait en sorte que le projet de loi C-71 reprendrait à l’étape de la troisième lecture dans la mouture qui a été adoptée à la Chambre en septembre 2018. « Mon impression, c’est que le rapport va être rejeté, parce que la majorité des indépendants appuient le projet de loi », a-t-il affirmé. « En fait, on ne sait jamais ce qui va arriver au Sénat, alors disons que j’ai espoir qu’il soit rejeté », s’est repris M. Pratte. — Mélanie Marquis, La Presse

Éducation

Cuisines, gradins et gymnases ouverts dans les Lab-écoles

Se servir du toit pour bouger, aménager un potager et installer des gradins : le projet Lab-école a publié hier ses principales recommandations et espère qu’elles influenceront la façon dont les écoles primaires et secondaires seront construites et rénovées au Québec. Après un an et demi de travaux, l’équipe du Lab-école dirigée par l’ex-conseillère municipale de Québec Natacha Jean a publié un rapport de 250 pages qui guidera l’architecture des sept Lab-écoles qui doivent ouvrir leurs portes en septembre 2021. « Il faut faire exploser le cadre actuel. Les enfants ont changé et les enseignants veulent aller ailleurs », expose Mme Jean. Ce guide, intitulé Penser l’école de demain, a été conçu par une équipe multidisciplinaire, qui comprend entre autres des enseignants. Les trois fondateurs du Lab-école, le chef Ricardo Larrivée, l’athlète Pierre Lavoie et l’architecte Pierre Thibault, y ont aussi travaillé de manière bénévole. Des concours d’architecture seront lancés dans quelques semaines pour créer les sept Lab-écoles situées un peu partout au Québec et qui serviront de projet-pilote. À Québec, l’ancienne école Stadacona, dans Limoilou, fait partie du lot.

— Patricia Cloutier, Le Soleil

Montréal offrira 1000 $ pour la retraite des chevaux de calèche

À compter du 1er mai, la Ville de Montréal offrira une compensation financière de 1000 $ aux propriétaires de chevaux de calèche qui devront quitter les rues du Vieux-Montréal à la fin de l’année. Le programme doit ainsi permettre d’éviter que les chevaux soient conduits à l’abattoir lorsque la dernière saison de promenades en calèche se terminera, dans quelques mois. Le conseil municipal montréalais a adopté un règlement interdisant les calèches, en août dernier, qui entrera en vigueur le 1er janvier prochain. C’est dans ce contexte que l’administration montréalaise souhaite offrir une transition aux 47 propriétaires de chevaux de calèche. Un propriétaire qui choisira de se départir de son cheval recevra 1000 $ et verra celui-ci pris en charge par la Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux (SPCA) de Montréal et placé dans « un refuge ou des familles adoptives ». L’Association québécoise de protection des chevaux (Galahad) est également impliquée dans l’opération.

— Kathleen Lévesque, La Presse

Actualités

Le cégep de Saint-Hyacinthe évacué

Le cégep de Saint-Hyacinthe a été évacué hier matin à la suite de la réception d’un message menaçant. À la Sûreté du Québec, la porte-parole Ingrid Asselin a confirmé à La Presse que c’est la direction de l’établissement collégial qui a décidé d’évacuer les bâtiments sur les trois campus. « Restez calmes. Veuillez évacuer le site immédiatement par la sortie la plus près. Apportez vos effets personnels avec vous et quittez les lieux immédiatement », a-t-on précisé dans un message diffusé auprès des élèves. « Les policiers procèdent à des vérifications avec les agents de sécurité de l’établissement, a expliqué la porte-parole de la SQ. Il faut comprendre que l’évacuation a été demandée de façon préventive. On fait le tour des locaux un par un. » Le cégep de Saint-Hyacinthe a toutefois indiqué que les cours à la faculté de médecine vétérinaire étaient maintenus. — Sara Champagne, La Presse

Politique fédérale

L’ex-hockeyeur Angelo Esposito chez les conservateurs

Le Parti conservateur du Canada miserait sur la candidature de l’ex-hockeyeur québécois Angelo Esposito en vue des élections fédérales du 21 octobre prochain, rapportent les médias de Québecor. Le Montréalais de 30 ans briguerait les suffrages dans la circonscription d’Alfred-Pellan, à Laval. Au milieu des années 2000, Esposito a momentanément été considéré comme le meilleur espoir du hockey. Il a finalement été repêché au premier tour (20e au total) par les Penguins de Pittsburgh en 2007. Il n’a toutefois jamais disputé un match dans la Ligue nationale. Il travaille aujourd’hui dans le domaine de l’immobilier et est impliqué dans le hockey mineur. — La Presse

Westmount

Arrestation après deux incendies chez un homme d’affaires

La police de Montréal a arrêté un suspect en lien avec trois incendies criminels allumés à la résidence d’un homme d’affaires de Westmount au cours des derniers mois. Les enquêteurs du Module des incendies criminels du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) ont été avares de commentaires, se contentant de préciser que le suspect avait été arrêté hier matin à son domicile de l’arrondissement de Saint-Laurent, dans le nord de la métropole. L’homme était interrogé par les policiers au moment d’écrire ces lignes. Il devrait être remis en liberté et pourrait comparaître en cour à une date ultérieure. Depuis l’automne, trois incendies avaient été allumés à la résidence de l’homme d’affaires John Essaris, sur le chemin Edgehill, à Westmount. Les véhicules stationnés dans son entrée avaient d’abord été brûlés le 18 octobre dernier, puis la maison a été la cible d’un premier cocktail Molotov le 30 novembre. Un deuxième dispositif incendiaire a été lancé sur la maison le 13 mars dernier. Le brasier a causé de sérieux dommages. — Vincent Larouche, La Presse

PRÉCISION

Le Journal de Montréal

La mise en page d’un texte paru dans notre numéro du 5 avril dernier a pu laisser entendre que lors de son témoignage au procès opposant Le Journal de Montréal à M. Janick Murray-Hall, Mme Anne-Marie Dussault avait affirmé que Le Journal de Montréal avait propagé une information fausse, affligeante et dommageable. Il aurait fallu comprendre que c’était plutôt Le Journal de Mourréal qui s’était servi de la marque de commerce du Journal de Montréal pour propager une telle information.

PRÉCISION

Dénonciation du « champion de l’utérus »

Dans un reportage diffusé lundi, nous avons publié la photo de quatre femmes ayant créé une page Facebook pour dénoncer des propos misogynes tenus sur les réseaux sociaux par le professeur de yoga montréalais Patrick Salibi. Précisons que ces quatre femmes – Geneviève C. Ferron, Marie-Élaine Guay, Ariane-Zita Pouliot Castonguay et Vanessa DL Dion-Lirette – n’ont jamais été des élèves ni des victimes de Patrick Salibi. Nos excuses pour toute possible confusion.

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