Organisation internationale de la Francophonie

« On a travaillé avec l’Afrique et on continue de travailler avec l’Afrique depuis longtemps sur bien des enjeux, incluant cette demande que nous faisons depuis plusieurs années pour de l’appui pour le Conseil de sécurité. »

— Le premier ministre Justin Trudeau, qui a juré hier ne pas avoir monnayé le retrait de l’appui de son gouvernement à Michaëlle Jean en échange d’un futur vote de Paris en faveur du Canada. (PC)

Nations unies

Ottawa verse 50 millions pour les réfugiés palestiniens

Le Canada verse 50 millions sur deux ans à l’agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens au Proche-Orient, alors que les États-Unis viennent de cesser de financer cet organisme qualifié par la Maison-Blanche d’« irrémédiablement déficient ». Les nouvelles sommes annoncées par Ottawa hier seront allouées pour soutenir les efforts de santé et d’éducation de l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA). L’administration Trump a décidé en août de retirer le soutien américain de 300 millions à l’agence onusienne. Les États-Unis étaient jusque-là le principal bailleur de fonds de cette organisation qui vient en aide à plus de cinq millions de réfugiés palestiniens au Proche-Orient. Israël accuse l’agence onusienne d’être partiale, d’alimenter le conflit avec les Palestiniens et de promouvoir la haine contre l’État hébreu. Il y a deux semaines, l’Union européenne a annoncé une contribution supplémentaire de 46 millions US à l’UNRWA. — La Presse canadienne

AVORTEMENT

343

Inquiètes de la « montée des nationalismes et du conservatisme » et de « retours en arrière » en matière d’accès à l’IVG (interruption volontaire de grossesse), 343 femmes de 28 pays d’Europe ont publié hier un « manifeste » pour le « droit à un avortement sûr et légal dans toute l’Union européenne ». Les signataires, parmi lesquelles des militantes féministes, des universitaires, de « simples citoyennes » et de nombreuses élues – surtout de gauche et écologistes –, entendent par ce texte rendre hommage au célèbre manifeste par lequel 343 Françaises avaient revendiqué, en 1971, avoir eu recours à un avortement alors criminalisé. Intitulé Mon corps, mes droits, leur texte a été publié hier par l’hebdomadaire L’Obs, comme celui d’il y a 47 ans. « Le droit à un avortement sûr et légal a été obtenu de haute lutte dans de nombreux pays européens, mais dans d’autres, certaines femmes n’ont toujours pas le choix de leur propre corps », regrettent les signataires. — Agence France-Presse

Conseil des droits de l’homme

Élection controversée de Bahreïn, du Cameroun et des Philippines

Bahreïn, le Cameroun et les Philippines ont été élus, hier, au Conseil des droits de l’homme par l’Assemblée générale des Nations unies lors d’un scrutin sans compétition jugé « ridicule » par certaines organisations de défense des droits de l’homme. Un tiers des sièges de cette instance de 47 membres établie à Genève étaient à pourvoir pour un mandat de trois ans (2019-2021). Une majorité de 97 voix sur les 193 pays composant les Nations unies était nécessaire pour être élu. Tous les pays de l’ONU sont habilités à postuler au Conseil des droits de l’homme, a rappelé en début de séance la présidente de l’Assemblée générale, María Fernanda Espinosa Garcés. Dans un communiqué, plusieurs ONG des États-Unis, du Canada et d’Europe ont estimé que ces six pays ne sont « pas qualifiés » pour siéger au Conseil des droits de l’homme en raison de leurs faibles résultats dans ce domaine. — Agence France-Presse

Brexit

Les risques d'une sortie de l'UE sans accord

Risques d’arrêt des liaisons ferroviaires ou de pénurie d’électricité : le gouvernement britannique a publié hier une quatrième série de notes techniques sur les conséquences éventuelles d’une sortie de l’Union européenne (UE) sans accord.

Ces notes indiquent la marche à suivre pour les citoyens et les milieux d’affaires en cas d’absence d’accord avec l’UE pour organiser le divorce, programmé le 29 mars 2019 – un scénario toutefois jugé « improbable » par Londres.

Au sujet de l’électricité, le gouvernement britannique souligne la nécessité de développer « des arrangements commerciaux alternatifs » pour compenser la sortie du Royaume-Uni du Marché intérieur de l’énergie européen.

Plus particulièrement, il prendra « toutes les mesures possibles » pour éviter la disparition du Marché unique de l’électricité sur l’île d’Irlande, qui réunit la république d’Irlande et la province britannique d’Irlande du Nord pour éviter des pénuries dans cette dernière.

« Il pourrait être nécessaire de rechercher des sources d’énergie supplémentaires pour garantir la sécurité de l’approvisionnement », prévient l’exécutif.

En quête d'accords bilatéraux

Concernant le transport ferroviaire, Londres souligne qu’elle cherche « à conclure des accords bilatéraux » avec la France, la Belgique et les Pays-Bas pour maintenir les liaisons avec ces pays à travers le tunnel sous la Manche, de même qu’avec l’Irlande pour les liaisons avec l’Irlande du Nord.

Elle souligne néanmoins que les licences délivrées par l’Office of Rail and Road, l’autorité de régulation britannique, à des sociétés pour leur permettre d’opérer ne seront plus reconnues dans les pays de l’UE. Quant aux compagnies étrangères opérant au Royaume-Uni, le gouvernement propose de continuer à reconnaître leurs licences pendant les deux années suivant le divorce.

Les sociétés britanniques exportant des OGM ou des produits d’alimentation pour les animaux devront « être établies » ou « disposer d’un représentant » en UE pour pouvoir y poursuivre leurs activités. Les espèces rares figurant sur la Convention internationale des espèces de faune et de flore menacées d’extinction devront faire l’objet d’un permis pour voyager de part et d’autre de la Manche.

— Agence France-Presse

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