Alexandre Alain
le polymathe

Alexandre Alain vient de vivre une première il y a quelques semaines dans l’uniforme du Rocket de Laval dans la LAH.

Le hockeyeur de Québec a marqué son premier but dans les rangs professionnels contre les Comets de Utica.

Peu de temps après, il a également compté son deuxième et son troisième.

De son propre aveu, cette production offensive est la bienvenue après avoir vécu une période d’adaptation plus longue que prévue.

« C’est certain que c’est un autre niveau. Je le savais avant d’arriver ici qu’il y allait avoir une période d’adaptation. Je voulais quand même que cette période soit la plus courte possible pour vraiment essayer de devenir confortable sur la patinoire et jouer à la hauteur de mes capacités », admet Alain. « Marquer ça fait du bien. Je crois que je jouais quand même bien, mais je voulais contribuer offensivement alors marquer récemment ça me donne un peu plus de confiance. Je ne me mettais pas trop de pression non plus c’est ma première année, mais reste que ça a fait du bien. C’est spécial de marquer son premier but », ajoute-t-il.

Parce qu’Alexandre Alain fût une arme offensive redoutable lors de ses années avec l’Armada de Blainville-Boisbriand dans la LHJMQ.

D’ailleurs, l’attaquant a récolté 87 points (44b, 43a) en 65 matchs lors de sa dernière année chez les juniors.

Un aspect de son jeu qu’il souhaite transporter dans la ligue américaine.

« Je veux contribuer le plus possible. Mon but est de forcer la main aux entraîneurs pour qu’ils m’utilisent plus souvent. Je veux simplement continuer de progresser en tant que joueur de hockey », souligne Alain.

Après s’être entendu sur un contrat d’entrée de trois saisons avec les Canadiens de Montréal en avril dernier, Alexandre Alain est arrivé en terrain connu avec le Rocket de Laval.

Après avoir été dirigé par Joël Bouchard pendant ses deux dernières années chez les juniors, l’ancien capitaine de la flotte laurentienne a eu le privilège de retrouver son entraîneur dans la LAH.

« Il n’y a pas de négatif de retrouver Joël ici. Quand je suis arrivé avec l’Armada, il m’a vraiment donné confiance offensivement et c’est à ce moment que j’ai débloqué en tant que joueur offensif. Mais reste que c’est à moi de faire mes preuves ici. Il ne me fera de cadeaux, donc c’est à moi de prouver que je peux jouer dans cette ligue, de mériter mon temps de glace. Au bout du compte c’est quand même à moi de performer », note Alain.

De son côté, Joël Bouchard est tout de même très conscient de la qualité du joueur, mais aussi de l’homme qu’il a entre les mains.

Même si une période d’adaptation est nécessaire, Bouchard est d’avis qu’Alexandre fait les bonnes choses depuis ses débuts dans la LAH.

« Lui c’est une question d’adaptation. Il sait jouer au hockey. C’est un bon joueur collectif qui a des bonnes habiletés. C’est un gars qui est capable de jouer sur 200 pieds, il peut jouer en avantage numérique, en désavantage numérique et à cinq contre cinq.

Il comprend la façon de jouer donc présentement c’est une période d’adaptation, mais l’investissement est présent à 100 % », souligne l’entraîneur-chef. « C’est un gars qui a de bonnes habitudes de travail. Question physique et rapidité, il y a un ajustement, mais ce n’est pas un gars qui doit changer sa façon de jouer parce qu’il jouait déjà de la bonne façon. C’est un gars avec qui les gars aiment jouer parce qu’il n’est pas individualiste. Il faut simplement lui donner du millage », renchérit-il.

L’importance des études

Alexandre Alain n’a jamais caché qu’il accordait une grande importance aux études.

Avec une mère enseignante et un père ingénieur, Alain ne fait pas que performer sur la glace, il le fait également sur les bancs d’école.

Il a d’ailleurs été récipiendaire du prix d’excellence Guy Lafleur (prix décerné aux étudiants-athlètes s’étant démarqués tant sur le plan sportif que scolaire) ainsi que du trophée Marcel-Robert (prix remis annuellement au joueur de la LHJMQ qui combine les meilleurs résultats sportifs et scolaires) pour la saison 2017-2018.

« J’ai toujours accordé de l’importance à l’école et ce le sera toujours. Je suis des cours universitaires à distance. Le domaine de la santé c’est quelque chose qui me passionne. Concilier l’école et le hockey, ça me permet juste de m’évader un peu là-dedans et simplement penser à autre chose à l’occasion ça fait du bien. J’ai beaucoup d’aptitudes de travail que j’ai développé à l’école qui m’ont aidé au hockey », raconte celui qui suit des cours à distance de l’Université Laval présentement.

Sera-t-il un jouer d’impact chez le Tricolore dans un avenir rapproché ? Ou bien, un artisan important du domaine de la santé ? Peu importe, l’avenir s’annonce prometteur pour ce jeune polymathe.

Un texte d’Olivier Beauregard

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