béton fissuré

Autre fermeture sur l’autoroute 20

Une voie de circulation de l’autoroute 20 Est est fermée à la circulation depuis hier matin à la hauteur du rang Saint-Édouard, près de Saint-Hyacinthe, à la suite de l’inspection d’un pont, une semaine après qu’une structure jumelle eut été complètement fermée au même endroit, la semaine dernière, en direction inverse.

Une porte-parole de la direction territoriale de la Montérégie pour le ministère des Transports, de la Mobilité durable et de l’Électrification des transports (MTMDET, Josée Séguin, a indiqué que cette voie de circulation resterait fermée pour une durée indéterminée, le temps de terminer des analyses sur la sécurité de ce pont d’étagement de l’A20 Est qui surplombe le rang Saint-Édouard, dans la municipalité de Saint-Simon.

La circulation de l’autoroute 20 en direction de Québec est ralentie sur une distance d’environ sept kilomètres à partir du croisement de la route 224, à Saint-Hyacinthe, depuis la fermeture de la voie de gauche sur le pont du rang Saint-Édouard. En début de journée, le retard pour les automobilistes pouvait s’étirer jusqu’à 15 ou 20 minutes.

La décision de fermer une des voies de l’autoroute a été prise hier matin à la suite de prélèvements de béton dans la dalle du pont. Selon Mme Séguin, les analyses préliminaires auraient révélé la présence de fissures et de dégradation du béton, à l’intérieur de la dalle. Des analyses plus approfondies des échantillons recueillis seront nécessaires avant d’ouvrir le pont à la circulation.

Pour le moment, a indiqué Mme Séguin, l’hypothèse d’une fermeture complète de la structure, vers l’est, semble « peu probable ».

Structures jumelles

Il y a une semaine, une opération de carottage semblable avait entraîné la fermeture immédiate du pont de l’autoroute 20 Ouest, en direction de Montréal. Les fissures relevées à l’intérieur de la dalle de béton semblaient en progression. Le pont n’a pas été rouvert à la circulation depuis. Des travaux d’étaiement devraient être entrepris au cours des prochaines semaines afin de renforcer le pont.

Des fissures « importantes » en cisaillement, visibles sur la surface de la structure, avaient été relevées dès le mois de juillet 2017 lors d’une inspection du pont à dalle pleine, dont la construction remonte à 1963. L’ingénieure responsable avait alors recommandé un renforcement du pont, en plus d’un avis technique sur les fissurations du béton. Une voie de circulation avait été fermée dès le 21 septembre, après une première série de prélèvements. Deux semaines plus tard, le pont a été complètement fermé.

À la suite de ces évaluations, le MTMDEM a décidé de procéder à des tests semblables sur la structure voisine de l’autoroute 20 Est, en direction de Québec, « par précaution », dit Mme Séguin. Les deux structures sont jumelles. Elles ont été construites en même temps, côte à côte, selon la même conception, et accueillent depuis 55 ans une circulation de niveau comparable.

Lors de l’inspection de 2017, la structure de l’autoroute 20 Est avait été jugée dans un état satisfaisant malgré la présence, là aussi, de fissures de cisaillement, moins importantes que sur le pont en direction ouest.

Parc La Fontaine

Un « œil magique » dans une salle de toilette publique à la demande du SPVM, dit la Ville

Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a fait installer un judas optique (un « œil magique ») dans au moins une salle de toilette publique de Montréal, en 2015, a indiqué la Ville après qu’un groupe d’extrême gauche a détruit l’équipement, fin septembre.

L’œil permettait de surveiller les toilettes des hommes dans le sous-sol d’un bâtiment du parc La Fontaine, le pavillon Calixa-Lavallée, à partir d’un petit débarras attenant. L’utilisateur n’aurait pas pu voir l’intérieur des cabinets.

Le SPVM affirme ne pas retrouver trace de cette demande d’installation. Le corps de police a dit ne pas pouvoir établir non plus s’il a été utilisé.

L’œil magique a été vandalisé en même temps que deux ou trois caméras (installées à l’entrée des toilettes, mais à l’extérieur de celles-ci) par un groupe qui s’est vanté de son action sur une plateforme d’extrême gauche. Selon ce groupe, les appareils servaient à « criminaliser » et à « arrêter les hommes qui se rencontrent dans ces toilettes ».

« Opération Nirvana »

Le communiqué de revendication des méfaits critique l’« opération Nirvana », une opération policière visant des actes de « grossière indécence » qui se déroulaient au parc La Fontaine. Cette opération a pris fin en 2011, a indiqué le commandant Sébastien Martel, du SPVM, mais « quelques opérations » semblables ont eu lieu l’année suivante.

« À l’époque, le SPVM avait fait la demande de faire installer un [œil magique] à l’extérieur » des toilettes, a indiqué le commandant Martel. « On ne voyait pas dans la salle de bains en tant que telle. »

Entre 2013 et 2015, d’importants travaux de rénovation ont complètement changé l’allure de ces toilettes. C’est « dans le cadre » de ces travaux que les caméras et l’œil magique ont été installés, a indiqué Anik de Repentigny, chargé de communication à la Ville de Montréal.

« Les caméras ont été installées à la demande de l’arrondissement du Plateau-Mont-Royal pour augmenter la sécurité dans le bâtiment à la suite de nombreuses plaintes de citoyens, a-t-elle écrit. L’œil [magique] a été installé à la demande du SPVM. »

« Les intervenants n’ont pas de souvenir à l’effet qu’il y a eu un œil [magique] installé en 2015 à la demande du SPVM », a répliqué le commandant Martel en entrevue téléphonique.

Marques de coups

En plus des problèmes de grossière indécence, ces toilettes faisaient l’objet de plaintes pour des problèmes « de vandalisme, d’incivilités et de vente de drogues », a affirmé Mme de Repentigny.

Au pavillon Calixa-Lavallée, les marques de marteau ou de masse autour de l’œil magique sont encore bien visibles. Deux trous béants permettent de constater où se trouvaient les caméras à l’entrée des toilettes. Les responsables de ce vandalisme s’en sont vantés sur le site Montréal Contre-Information, une plateforme où des militants d’extrême gauche se vantent anonymement de leurs actions.

Questionné à ce sujet, le bureau de la Commissaire à la vie privée du Canada a renvoyé la balle à la Commission d’accès à l’information du Québec.

La Commission, chargée des questions de vie privée au Québec, n’a pas voulu commenter le dossier parce que l’œil magique ne permet pas de recueillir de renseignements personnels.

Montréal

Un camion percute un viaduc ferroviaire en pleine heure de pointe

Le trajet de plusieurs milliers d’usagers des trains de banlieue en direction du centre-ville de Montréal a été interrompu après qu’un camion eut percuté un viaduc ferroviaire de la rue Guy, hier, en pleine période de pointe matinale.

Le camion de la chaîne Tim Hortons circulait en direction nord dans la rue Guy vers 6 h 30, hier matin, quand il s’est brutalement coincé sous le viaduc ferroviaire en acier, dont la hauteur libre ne dépasse pas 3,75 m. La circulation des camions est pourtant interdite dans la rue Guy, en direction nord, ce qui est clairement indiqué à l’angle de la rue Saint-Antoine, juste avant le passage.

Il a fallu près d’une heure et demie pour libérer le passage sous le viaduc ferroviaire. Pendant ce temps, les trains de banlieue des lignes de Vaudreuil-Hudson, Candiac et Saint-Jérôme n’ont pas pu se rendre à la gare Lucien-L’Allier, au centre-ville, et ont tous été forcés de s’arrêter et de faire descendre leurs passagers à la gare Vendôme dans le sud-ouest de la ville. Un départ de train en partance de Lucien-L’Allier pour Saint-Jérôme, en banlieue nord, a dû être annulé.

L’infrastructure a été rouverte vers 9 h, seulement, après une inspection du viaduc et de la voie ferrée, propriété du Canadien Pacifique (CP).

Selon le réseau exo, responsable des trains de banlieue, c’est la huitième fois, depuis le 1er juin 2017, qu’un camion percute le viaduc de la rue Guy. Ce type de collision s’est aussi produite 18 fois sur d’autres ponts ferroviaires empruntés par les trains d’exo depuis l’été 2017.

Chaque fois, la circulation des trains doit être interrompue jusqu’à ce que le pont et les voies soient inspectés.

signal d’alarme

Ces collisions avec le viaduc de la rue Guy ont déjà été beaucoup plus fréquentes. Il y a six ans, un système de détection relativement simple, mis au point par la Ville de Montréal en collaboration avec le CP, l’AMT (l’ancêtre d’exo) et le Service de police de la Ville de Montréal, a en effet permis de limiter considérablement ces accidents, en direction sud, dans la rue Guy.

Selon Philippe Sabourin, porte-parole de la Ville, ce système de gabarit virtuel détecte les camions qui descendent la rue Guy et dont la hauteur dépasse la hauteur libre sous les voies ferrées. Un signal d’alarme apparaît sur un panneau d’affichage numérique installé sur la structure et prévient le conducteur du camion d’un impact imminent, en plus d’aviser le service de police et le centre de contrôle de circulation de la Ville.

Depuis l’installation de ce système, le nombre des collisions avec le viaduc de la rue Guy, en direction sud, est passé d’une cinquantaine par année à seulement six, en six ans.

La configuration de la rue Guy, en direction nord, ne permet pas d’installer ce gabarit virtuel. C’est d’ailleurs pour cette raison que la circulation des camions n’est plus permise en direction nord dans la rue Guy.

Meurtre dans Ahuntsic-Cartierville 

La victime identifiée

L’homme de 57 ans tué tôt hier matin dans un grand immeuble d’appartements de l’arrondissement d’Ahuntsic-Cartierville est Bruno Turcotte, a appris La Presse. M. Turcotte était connu de la police pour ses antécédents en matière de stupéfiants. Le quinquagénaire a été attaqué vers 7 h 20 hier dans un immeuble situé au 10, boulevard Henri-Bourassa Ouest. « Des voisins ont communiqué avec le 911 pour une bagarre. Lorsque les policiers se sont présentés sur les lieux, ils ont trouvé un homme ensanglanté dans le corridor », a raconté l’agent Jean-Pierre Brabant, du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM). Il s’agit du 21e meurtre commis cette année à Montréal, comparativement à 16 à pareille date l’an dernier. — Daniel Renaud, La Presse

Ex-joueur du Canadien blessé

Le procès de De Courcy-Ireland reporté en février

Le procès d’Alison de Courcy-Ireland, accusée d’avoir blessé l’ex-joueur du Canadien de Montréal Zach Kassian en 2015 en conduisant avec les facultés affaiblies, a été reporté au mois de février, hier, en l’absence d’un important témoin de la poursuite. Cette jeune femme se trouvait également dans la voiture au moment de l’accident dans le quartier Notre-Dame-de-Grâce, le 4 octobre 2015. Or, la Couronne a été incapable de retrouver ce témoin-clé cette semaine en vue du procès. L’avocat de la défense, Me Andrew Barbacki, a ainsi indiqué à la juge hier son intention de déposer une requête sur ce sujet, ce qui a mené au report du procès à l’hiver prochain. — Louis-Samuel Perron, La Presse

Rectificatif

Wajam

Dans un texte paru dans notre numéro du 4 octobre dernier, nous avons indiqué que les données de Wajam étaient stockées dans ses bureaux de Montréal. Or, elles étaient plutôt entreposées sur des serveurs situés dans un lieu d’une tierce partie spécialisée dans le domaine. Nos excuses.

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