Des emplois passionnants à la rencontre du monde

On n’a pas deux fois l’occasion de faire bonne impression, dit l’adage. Représentant l’établissement, les personnes qu’on trouve à l’accueil créent un contact privilégié avec le client, et la qualité de leur service fait toute la différence. Toujours en action et au-devant des gens, ces maillons forts du milieu sont convoités partout dans le monde. Leur mission : nous faire vivre des expériences inoubliables.

L’image qui fait la différence

Réceptionniste, concierge, serveur, sommelière, chef, gestionnaire, femme de chambre… Leur accueil teinte le regard qu’on porte sur un resto, un hôtel ou un établissement touristique, et ce, du moment où l’on pousse la porte jusqu’à ce qu’on reçoive l’addition. « Il faut se montrer accueillant du début à la fin, dit Isabel Bordeleau, sommelière en chef du club privé 357C. Remercier le client de nous avoir choisis, nous. » Aussi, le fait d’être chaleureux, souriant et détendu compte pour beaucoup dans l’expérience vécue. « Les gens qui entrent dans mon hôtel sont accueillis par des professionnels intègres, qui respectent un code d’éthique », indique Christina Poon, directrice générale de l’hôtel W Montréal. « Lorsqu’un employé crée un facteur "wow" à l’accueil, le client commence son expérience sur une note positive », note Julien April, directeur des opérations de l’hôtel Entourage sur-le-Lac.

À la rencontre du monde

Un resto ou un hôtel, c’est une communauté de partage. « Ce n’est pas juste une assiette, fait remarquer Danny St Pierre, chef et directeur culinaire de La Tribu. La job d’une personne à l’accueil, c’est de "tenir salon", c’est-à-dire mettre les clients en relation. » Et ce salon, « c’est un carrefour de rencontres avec des gens de partout dans le monde », ajoute Christina Poon. « Si tu t’intéresses aux autres, c’est un emploi qui fait grandir sur le plan humain. L’accueil, c’est conseiller les gens, bien les orienter, leur faire des suggestions… C’est interagir », explique Alain April, propriétaire et directeur général de l’hôtel Le Bonne Entente. « On peut être surpris de voir à quel point les clients ont des choses à raconter. J’ai fait la connaissance de chimistes et de scientifiques aux histoires passionnantes », soulève Isabel Bordeleau. « On rencontre énormément de monde. Chaque contact peut ouvrir des portes », estime pour sa part Julien April.

Travailler partout

Les métiers de l’accueil permettent de bien gagner sa vie et de partir à l’aventure. « Un jeune qui veut affiner ses connaissances ailleurs peut le faire, car le travail est le même partout en hôtellerie et en restauration, fait valoir Danny St Pierre. On devient citoyen du monde, on se greffe à un nouveau milieu, on apprend une nouvelle langue… C’est un grand bouillon de culture qui nous reste pour toujours. » Christina Poon a des collègues qui sont partis travailler à Barcelone et à Londres. « Le métier d’accueil s’exporte bien, et encore mieux pour nous, Québécois, parce qu’on est bilingues. On est très en demande ! » « Si on est travaillant, c’est possible de faire le tour du monde », ajoute Julien April.

Apprendre, toujours

L’accueil, ça s’apprend. Une vingtaine de programmes d’études spécialisés sont offerts à l’ITHQ dans les trois ordres d’enseignement (secondaire, collégial et universitaire), et répondent aux plus hauts standards de l’industrie. Gestion touristique, coordination d’événements, service et sommellerie, gestion hôtelière, analyse sensorielle des vins du monde, pâtisserie… On parle de plus de 13 500 diplômés, dont 83 % occupent un emploi lié à leur formation. « L’art de l’accueil s’apprend à l’école puis se peaufine sur le terrain, en présence des clients et en fonction des situations. C’est un apprentissage en constante évolution », conclut Isabel Bordeleau.

Ce texte provenant de La Presse+ est une copie en format web. Consultez-le gratuitement en version interactive dans l’application La Presse+.