Syrie

« À l’intérieur de la Syrie, les civils endurent des conditions plus effroyables que jamais et 69 % d’entre eux luttent pour leur survie dans le dénuement le plus extrême. »

— Filipo Grandi, Haut Commissaire des Nations unies pour les réfugiés (HCR), alors que le conflit dans ce pays du Moyen-Orient entre dans sa huitième année.

France

Un des suspects des attentats de 2015 brise le silence

Muet depuis deux ans, Salah Abdeslam, seul membre encore en vie des commandos djihadistes du 13 novembre 2015 en France qui ont fait 130 morts à Paris et Saint-Denis, a rompu le silence pour la première fois. Il a tenté de dédouaner un suspect soupçonné de l’avoir aidé dans sa cavale, Ali Oulkadi. Au lendemain des attentats, Abdeslam avait rejoint Ali Oulkadi dans un café de la capitale belge. Les enquêteurs considèrent que ce dernier ne pouvait ignorer la préparation des attaques, son ADN ayant été retrouvé dans l’un des appartements « conspiratifs » de la cellule franco-belge ayant servi à la confection des ceintures explosives des commandos. Hier, Salah Abdeslam a affirmé qu’Ali Oulkadi n’était jamais entré dans cet appartement. « Il ne pouvait pas savoir que j’étais l’ennemi numéro un », a-t-il ajouté, avant de replonger dans le silence.

— Agence France-Presse

Espagne

Nouveau blocage en Catalogne

Un juge de la Cour suprême espagnole a refusé hier d’accorder la permission de sortie de prison sollicitée par le politicien indépendantiste Jordi Sànchez. Ce dernier voulait se présenter au parlement régional pour être investi comme nouveau président de l’exécutif catalan. Le président du Parlement catalan Roger Torrent a annoncé dans la soirée dans un tweet que la séance d’investiture prévue lundi était « ajournée ». Jordi Sànchez était l’unique candidat. Élu député catalan le 21 décembre alors qu’il était déjà en prison, M. Sànchez a été désigné candidat après que Carles Puigdemont – poursuivi pour « rébellion » et « sédition » – avait renoncé à briguer la présidence régionale depuis Bruxelles, où il s’est exilé. Interviewé hier, Carles Puidgemont a évoqué la possibilité de tenir de nouvelles élections. 

— Agence France-Presse

Afghanistan

Attentat antichiite mortel à Kaboul

Un kamikaze à pied s’est fait exploser hier dans un quartier chiite de Kaboul, tuant au moins sept personnes et en blessant plusieurs autres. Un policier a péri dans l’attaque, survenue près d’un rassemblement marquant le 23e anniversaire de la mort d’Abdul Ali Mazari, leader de la communauté chiite hazara, tué par les talibans.  L’attentat n’a pas encore été revendiqué. La capitale afghane est devenue l’un des endroits les plus meurtriers d’Afghanistan. Les talibans et le groupe État islamique y rivalisent de férocité, au détriment de victimes civiles. Depuis janvier, 130 personnes ont été tuées. Si les talibans, nettement plus nombreux que les combattants se revendiquant de l’EI, visent en priorité les forces de sécurité, locales et étrangères, les extrémistes sunnites sèment la terreur par des attentats dévastateurs contre des cibles chiites à travers le pays. 

— Agence France-Presse

Syrie

Technologie canadienne, espionnage turc

Le matériel informatique d’une entreprise canadienne est utilisé pour espionner les internautes le long de la frontière entre la Turquie et la Syrie, révèle un rapport rendu public hier.

Le document ajoute que des forces kurdes alliées aux États-Unis ont possiblement été ciblées.

Le groupe de défense des droits en ligne The Citizen Lab affirme que la surveillance électronique est effectuée grâce aux appareils PacketLogic de la firme Procera – une entreprise de Californie, qui a récemment été regroupée à l’entreprise canadienne de gestion de réseaux Sandvine, de Waterloo, en Ontario.

Dans un communiqué, Sandvine dit enquêter sur toutes les allégations d’utilisation illégale de sa technologie, mais affirme avoir été incapable de compléter son enquête puisque The Citizen Lab aurait refusé de transmettre toutes ses conclusions.

Le communiqué ajoute que les allégations de Citizen Lab sont « techniquement erronées et intentionnellement trompeuses », mais un représentant de l’entreprise n’a pas encore fourni d’exemples concrets.

The Citizen Lab explique avoir découvert cette opération de piratage quand une firme européenne de cybersécurité a rapporté que des fournisseurs d’accès internet dans deux pays non identifiés ciblaient leurs utilisateurs avec une technique de piratage sophistiquée appelée « network injection » en anglais.

The Citizen Lab a fouillé le web à la recherche de signes de piratage et a finalement remonté les traces d’activité illicite jusqu’aux provinces turques d’Adana, de Hatay, de Gaziantep et de Diyarkabir ; jusqu’à la capitale turque, Ankara ; jusqu’en Égypte ; et jusqu’à des régions du nord de la Syrie.

La technique du « network injection » permet à la personne qui contrôle le réseau d’injecter des logiciels malveillants dans le trafic internet quotidien. On craint depuis longtemps que la technique ne soit utilisée par des gouvernements à des fins d’espionnage.

The Citizen Lab affirme que certaines cibles semblent affiliées avec les Unités de protection du peuple (YPG), un groupe de rebelles kurdes qui dispute aux forces turques le contrôle de la province d’Afrin, dans le nord de la Syrie. La Turquie considère qu’il s’agit d’une organisation terroriste, mais les YPG forment le fer de lance des opérations américaines contre Daech (le groupe armé État islamique) dans l’est de la Syrie.

— Selon l’Associated Press

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