Catalogne

« Nous entamons une marche sans fin. »

— Le président indépendantiste de la Catalogne, Quim Torra, après la manifestation qui a rassemblé hier plus de 1 million de marcheurs à Barcelone pour la fête nationale catalane. La revendication de l’abandon des poursuites contre les dirigeants séparatistes pour leur rôle dans la tentative de sécession était au centre de la mobilisation. (Agence France-Presse)

Monde

821 millions

Nombre de personnes souffrant de la faim en 2017, contre 804 millions en 2016, selon le rapport dévoilé hier par cinq agences de l’ONU, qui présente un inversement des tendances à la baisse. Les changements climatiques sont en grande partie responsables de cette hausse, préviennent les Nations unies, car ils dévastent la production agricole dans la plupart des pays en développement. Le chef du Programme alimentaire mondial, David Beasley, a dit que ce message « devrait effrayer le monde ». — Agence France-Presse

Brésil

Lula renonce à la présidentielle

L’ex-président Lula a renoncé hier à être candidat à la présidentielle au Brésil dont il était le grand favori et a passé le témoin à son colistier Fernando Haddad, après s’être battu jusqu’à la date limite fixée par la justice, a annoncé à l’AFP une source de son parti. Après des heures de réunion, le Parti des travailleurs (PT), la formation de gauche de Lula, a décidé de le remplacer par son colistier, Fernando Haddad, à la suite de l’invalidation de la candidature de son chef historique le 1er septembre par le Tribunal supérieur électoral (TSE). « La décision a été prise », a annoncé à l’AFP un dirigeant du Parti interrogé sur le remplacement de Lula par M. Haddad, en attendant une annonce officielle du parti à Curitiba, où est détenu Lula. L’ex-président (2003-2010), qui purge depuis avril une peine de 12 ans et un mois pour corruption, « a écrit une lettre dans laquelle il désigne Fernando Haddad comme son candidat, son représentant », ont indiqué d’autres sources du PT. — Agence France-Presse

Atlantique Sud

La création d’un sanctuaire de baleines bloquée

Les pays chasseurs de baleines ont une nouvelle fois bloqué la création d’un sanctuaire dans l’Atlantique Sud pour ces cétacés menacés d’extinction, renforçant les dissensions de la Commission baleinière internationale (CBI), réunie cette semaine au Brésil.

Cette proposition, sur la table depuis près de 20 ans, était présentée par le Brésil, l’Argentine, le Gabon, l’Afrique du Sud et l’Uruguay. Pour être adoptée, elle devait obtenir 75 % des votes de cet organisme comptant 89 pays.

Le texte a reçu le soutien de 39 membres, alors que 25 autres ont voté contre, Japon, Russie, Islande et Norvège en tête, et plusieurs se sont abstenus. Le Canada n’est plus membre de cette organisation depuis 1982, après avoir mis fin à la chasse commerciale de la baleine.

La proposition, défendue par des pays dépendant du tourisme d’observation des baleines, visait à créer un sanctuaire de 20 millions de kilomètres carrés dans l’Atlantique Sud, qui abrite une cinquantaine d’espèces de cétacés.

Deux sanctuaires existent actuellement, l’un dans l’océan Indien, l’autre dans l’océan Austral ou Antarctique où chasse le Japon.

Le Brésil déçu

Le ministre brésilien de l’Environnement Edson Duarte, dont le pays propose la création de ce sanctuaire à chaque réunion de la CBI depuis 2001, a fait part de sa déception, mais s’est dit prêt à continuer à défendre ce projet.

« En tant que ministre de l’Environnement d’un pays dont les forêts renferment 20 % de la biodiversité mondiale, nous nous sentons particulièrement responsables de la gestion de notre richesse, pour le bien de la planète, et cela vaut pour les cétacés aussi », a-t-il déclaré sous les applaudissements d’une partie des délégués.

Les ONG de défense de l’environnement ont également regretté ce vote.

Pour Grettel Delgadillo, de l’association américaine Humane Society International (HSI), il s’agit d’une « amère déception ».

C’est « une preuve de la mauvaise foi du bloc japonais, qui se livre en permanence à des intrigues. Cela est de mauvais augure quant aux votes décisifs qui doivent intervenir plus tard cette semaine », a-t-elle ajouté.

« Les pays de la région [hémisphère Sud] veulent créer – et ont tous les droits de créer – un refuge pour les baleines constamment menacées [de mort] par la chasse commerciale, d’étranglement par les filets de pêche et de blessures par les collisions avec les bateaux », a ajouté Mme Delgadillo.

— Agence France-Presse

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