Éditorial Alexandre Sirois

Diviser pour régner ? Ici, oublie ça, Trump !

Diviser pour régner. La stratégie a fait ses preuves en politique. Il est plus facile d’en arriver à ses fins lorsqu’on a réussi à semer la discorde chez ses rivaux. Or, si Donald Trump espérait diviser la classe politique canadienne en attaquant le premier ministre Justin Trudeau, il s’est mis un doigt dans l’œil. C’est raté.

D’un bout à l’autre du pays, les élus parlent d’une seule et même voix depuis samedi à ce sujet. Même qu’hier, les députés à la Chambre des communes ont adopté à l’unanimité une motion pour manifester leur solidarité face au mépris manifesté par la Maison-Blanche.

Parmi les réactions remarquées au fédéral : celle du chef conservateur Andrew Scheer, qui a dénoncé « la rhétorique polarisante et les attaques personnelles de l’administration américaine ». Celle, aussi, de l’ancien chef conservateur, Stephen Harper. Il a déploré l’attitude de l’administration Trump lors d’une entrevue sur les ondes de Fox News, le réseau préféré du président américain. Bravo ! Notons aussi les réactions de Doug Ford en Ontario et de Jason Kenney en Alberta. Ces deux politiciens n’ont pas d’atomes crochus avec le premier ministre canadien. Pourtant, ils ont pris sa défense. « Une certaine unité » est nécessaire, car « l’intérêt national économique » est en jeu, a déclaré Jason Kenny.

Nos élus nous donnent souvent de nombreuses raisons de désespérer. Et généralement, on s’intéresse moins à leurs bons coups. Cette fois, en revanche, il est crucial de saluer la sagesse de leurs interventions dans la foulée des attaques infâmes de la Maison-Blanche. Si seulement ça pouvait durer !

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