Québec

Laval de l’épouvante

Si le fait d’aller magasiner dans un centre commercial s’apparente à une séance de torture pour certains, elle vire carrément à l’horreur ces jours-ci à Laval. Expressément, de surcroît.

Le stationnement du Centropolis accueille la Foire de l’horreur, un parcours imaginé par un entrepreneur en construction, Vincent Cameron, qui aime l’Halloween à un point tel qu’il a longtemps mis des centaines d’heures – et dépensé de coquettes sommes – rien que pour attirer les visiteurs devant sa demeure à l’approche du 31 octobre. Avec un certain succès.

« La Ville m’a dit, quand j’ai atteint les 5000 personnes, que c’était assez, que j’étais en train de devenir une attraction, mais que je n’avais pas le permis pour ça », dit Vincent Cameron. Déclic. Il en ferait un business.

Vincent Cameron a installé un premier « parcours » dans un centre commercial de Sherbrooke, puis à Québec l’an dernier, avec un succès d’estime plus que de fréquentation. Cette année, il s’est posé à Laval avec un programme bonifié qui s’articule maintenant dans quatre remorques et autant de scènes différentes.

Noirceur et gore

La première partie du circuit se déroule essentiellement dans le noir : c’est la peur de l’inconnu, de l’obscurité, des espaces confinés que l’on titille.

Dans un passage, le visiteur doit se faufiler dans un tunnel qui se resserre autour de lui : la sensation d’oppression est pour le moins désagréable, quand ce n’est pas paniquant.

Le circuit n’est pas rectiligne : on a fait preuve d’ingéniosité pour tromper le sens de l’orientation et nous faire oublier qu’en réalité, on circule en fait dans un grand rectangle, point à la ligne.

La deuxième section plaira plutôt aux amateurs de films gore, alors qu’on est projeté dans l’univers d’un asile sens dessus dessous, en proie au délire de ses patients et surveillants. Il y a du faux sang – beaucoup !– , des mannequins éventrés, des hurlements et même des odeurs de vieux corps qui collent au corps pour tourner le cœur à l’envers. Il faut aimer le genre… Si le sang n’a rien de bien réel, il faut saluer le souci du détail dans les décors, jusque dans les appareils électroniques dénichés chez les antiquaires par le concepteur. Huit comédiens sont posés dans les différentes scènes, prêts à bondir sur les passants.

L’expérience n’est pas donnée : 20 $ pour une durée de 30 à 45 minutes, selon la rapidité des visiteurs à résoudre les énigmes – simples – leur permettant de poursuivre le parcours. Les amateurs de films d’horreur seront plus satisfaits que ceux de jeux d’évasion.

Recommandé aux 12 ans et plus qui ont le cœur bien accroché.

Choisir sa peur

Évasions à Québec

Attrait méconnu de Québec, le centre Morrin gagne d’autant plus à être visité en octobre quand l’ancienne prison du XVIIIe siècle, transformée en bibliothèque et centre d’histoire et de littérature, accueille non pas un, mais bien huit jeux d’évasion différents. Halloween oblige, l’ambiance recréée dans le splendide édifice sera celle des films d’horreur avec, à la clé, la menace d’être enterré vivant ou d’avoir à se trancher le pied si l’on ne parvient pas à trouver le sésame pour s’échapper. Les réservations sont obligatoires. On peut choisir alors la thématique du parcours à faire, en retenant que certains sont limités aux personnes de plus de 18 ans.

Tarif : 21,74 $ par parcours d’une heure

Horreur d’antan à Drummondville

L’Halloween n’est pas une mince affaire au Village québécois d’antan de Drummondville : 130 comédiens sont appelés en renfort pour effrayer les visiteurs dans une trentaine de tableaux différents, répartis sur un parcours de quelque 3 km, 70 bâtisses hantées et une forêt sombre. Si une zone est destinée aux enfants de 5 ans et plus, on mise surtout sur une clientèle « avertie » d’au moins 12 ans, voire plus. Trois nouveaux secteurs destinés aux 16 ans et plus se sont d’ailleurs ajoutés à la programmation, de même que des cracheurs de feu. L’Halloween génère en 13 jours presque autant de revenus que la période estivale en deux mois et demi, c’est dire la popularité de l’événement.

Tarifs : adultes : 23,05 $, ou 45,25 $ avec le repas 

Enfermé à Trois-Rivières

Y a-t-il meilleur décor qu’une ancienne prison pour mettre en scène des histoires effrayantes ? La Vieille Prison de Trois-Rivières se transforme cet automne en « asile lugubre » dont les visiteurs devront s’échapper en franchissant un « parcours de peur » parsemé de personnages troublés et troublants, le plus souvent dans l’obscurité. Onze comédiens participent aux représentations, réservées aux 16 ans et plus, de la mi-octobre à la mi-novembre. Pour les plus jeunes (de 8 à 12 ans), une chasse aux fantômes d’une heure par groupes d’au plus 10 visiteurs aura lieu le 27 octobre. Réservations fortement recommandées : départs à horaires fixes.

Tarifs : adultes : 29 $. Enfants : 10 $

Les zombies de Montréal

Combien ? Combien de morts-vivants envahiront les rues de Montréal le 27 octobre pour la septième Marche des zombies ? Ils étaient quelque 50 000 l’an dernier à défiler dans les rues du centre-ville, selon les organisateurs de l’événement qui en espèrent au moins autant cette année. On les attirera avec des spectacles – gratuits – à la place des Festivals du Quartier des spectacles, qui commenceront dès 14 h pour se terminer tard en soirée. Notez que pour les bien vivants qui voudront participer à l’activité, il y aura sur place des camions de bouffe de rue et les bières brassées par Le Trou du diable.

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