Galchenyuk et Girlchenyuk

Alex Galchenyuk et Charlotte Rose, quatre ans, ont forgé des liens indestructibles

Alex Galchenyuk a rencontré la jeune Charlotte Rose il y a un peu plus d’an lors d’une fête pour la Hanoukka, organisée par Chai Lifeline Montreal, un organisme venant en aide aux enfants atteints d’une maladie grave.

La jeune fille de quatre ans qui habite le quartier Côte-Saint-Luc est atteinte de la glycogénose, un trouble métabolique qui empêche son corps de produire et de conserver un niveau d’énergie suffisant.

La mère de Charlotte, Lauren, n’oubliera jamais le moment où sa fille est tombée face à face avec l’attaquant du Tricolore, à Pointe-Claire.

« Je l’ai emmenée à la fête et ç’a cliqué instantanément entre eux. Je l’ai mise sur la table pour qu’elle puisse prendre une photo avec lui et il a tout de suite placé sa main dans son dos. C’était si gentil et sincère, se souvient Lauren. Charlotte venait de passer à travers quelques mois très, très difficiles. Elle venait de quitter l’hôpital et c’était sa première sortie en presque trois semaines. C’était très spécial pour elle. »

En un instant – littéralement et figurativement – Charlotte est devenue l’une des plus grandes admiratrices de Galchenyuk.

« Lorsqu’elle regarde un match de hockey, elle va suivre Alex avec son doigt sur l’écran de télévision. Elle veut toujours voir son "homme (boy)" jouer. C’est comme ça qu’elle le surnomme : son "homme", poursuit Lauren. Charlotte ne porte pas attention au pointage. Que les Canadiens gagnent ou perdent, tout ce qu’elle veut, c’est voir son "homme" jouer. »

Galchenyuk a également été très touché par cette rencontre, à un point tel que les deux familles sont demeurées en contact depuis ce premier contact.

« On a eu cette connexion instantanée, affirme Galchenyuk, qui a invité Charlotte et ses parents au match du 14 décembre au Centre Bell face aux Devils du New Jersey, avant de les rencontrer après la partie. Elle m’a toujours appuyé d’une manière incroyable. Sa mère m’envoie des vidéos d’elle qui célèbre quand on gagne ou quand je marque un but. La voir si heureuse après ce match, ça m’a tellement ému… c’est indescriptible comme sentiment. »

Néanmoins, Lauren a fait de son mieux pour décrire cette visite unique.

« Elle a sauté dans ses bras lorsqu’ils se sont vus. C’était incroyable. C’était la petite fille la plus heureuse du monde cette journée-là, raconte-t-elle. Pendant la partie, Charlotte encourageait sans cesse son "homme". Ça lui importait peu que les gens l’entendent crier. Elle y allait simplement de "Galchy ! Galchy !" et elle était tellement excitée de porter son chandail au nom de Girlchenyuk, parce que c’est comme ça qu’elle se surnomme. De la voir si heureuse a tellement été un beau cadeau. Je n’avais jamais vu son visage s’illuminer autant de toute ma vie. »

Voir Galchenyuk sur la patinoire a incité Charlotte à apprendre à patiner récemment. Et en aucun cas elle ne laisse sa maladie la ralentir.

« Elle a un peu peur de tomber et de se faire mal, mais elle est tellement déterminée lorsqu’elle est sur patins. Elle veut être comme Alex. Il lui a donné du courage. C’est beaucoup plus qu’une amitié. Ç’a été un cadeau pour nous tous, assure Lauren. Ça lui a donné un niveau de confiance incroyable, surtout lorsqu’elle est sur la glace. Même si elle tombe, elle n’arrête pas. »

La confiance inébranlable de Charlotte est l’un des nombreux aspects qu’admire Galchenyuk de sa jeune nouvelle amie.

« Elle est tellement forte pour un si jeune âge. Elle se bat contre une maladie, mais elle est si extravertie, passionnée et énergique. Peu importe ce qui se passe dans ma vie ou au hockey, je la regarde et je souris instantanément, témoigne Galchenyuk, qui a également retrouvé Charlotte en début d’année au Complexe sportif Bell de Brossard. Elle me touche droit au cœur. On a ce lien spécial entre nous. »

Un texte de Matt Cudzinowski

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