Malaisie

« Je t’en conjure, sois patiente »

 – Doan Van Thanh, père de Doan Thi Huong, une jeune femme vietnamienne incarcérée en Malaisie pour l’assassinat en 2017 du demi-frère du dirigeant nord-coréen Kim Jong-un. Sa coaccusée indonésienne, Siti Aisyah, a été libérée par surprise lundi. L’accusée affirme avoir été piégée par des agents nord-coréens, pensant participer à une farce pour un jeu télévisé.

Moyen-Orient

Israël frappe Gaza en riposte à des tirs de roquettes

L’armée israélienne a entrepris tôt ce matin de mener des frappes militaires contre des positions des mouvements islamistes Hamas et Djihad islamique dans la bande de Gaza, en représailles au tir de roquettes vers Israël depuis l’enclave palestinienne, a-t-on appris de sources sécuritaires. « L’armée israélienne est actuellement en train de prendre pour cibles des sites terroristes dans la bande de Gaza », a dit l’armée israélienne, sans plus de précisions, dans un message publié sur les réseaux sociaux. Plusieurs positions des branches armées du Hamas, qui dirige la bande de Gaza, et du Djihad islamique, son allié, ont été touchées à travers le territoire, a dit à l’AFP une source dans les milieux sécuritaires gazaouis. Les frappes ont causé des dégâts importants, mais on n’a rapporté ni morts ni blessés dans un premier temps, a-t-elle dit. — Agence France-Presse

Diplomates canadiens malades à Cuba

La Havane nie toute reponsabilité

Des responsables cubains ont livré hier une longue présentation concernant les symptômes mystérieux dont ont souffert des diplomates canadiens et américains à La Havane, faisant valoir que rien ne permettait de conclure à une attaque technologique sophistiquée. Les responsables ne contestent pas que des diplomates aient été malades, mais ils croient que leurs ennuis de santé sont attribuables à des maladies courantes qui ont été erronément associées à un phénomène mystérieux, en raison de l’attention générée par toute l’affaire. Le directeur du Centre cubain pour la neuroscience, Mitchell Valdes-Sosa, a soutenu qu’un examen des études américaines portant sur ces problèmes démontre que certains se sont manifestés avant l’apparition du phénomène présumé. Cinq diplomates canadiens et leurs proches qui ont souffert d’étranges malaises pendant qu’ils étaient en poste à Cuba réclament plus de 28 millions de dollars à Ottawa. Dans une déclaration déposée le mois dernier en Cour fédérale, les diplomates accusent le gouvernement de ne pas les avoir protégés, d’avoir camouflé des informations cruciales et d’avoir minimisé l’importance des risques.

— Associated Press

Océan atlantique

2200

Nombre de tonnes de mazout lourd emporté dans le fond de l’Atlantique par le naufrage du navire italien Grande America, mardi. Deux nappes d’hydrocarbures dérivent désormais à plus de 300 km au large de La Rochelle, en Bretagne, où un centre de crise a été mis en place. — D’après l’Agence France-Presse

Nicaragua

Reprise du dialogue entre le gouvernement et l’opposition 

Après trois jours de blocage, le dialogue a repris, hier, entre le gouvernement du président Daniel Ortega et des représentants de l’opposition nicaraguayenne, en l’absence cependant du délégué des étudiants, qui veulent voir se concrétiser les promesses de libération d’opposants emprisonnés, a-t-on appris dans les milieux d’opposition. Les cinq délégués du monde de l’entreprise et de la société civile ont rejoint les six représentants du gouvernement après avoir reçu l’assurance d’une libération prochaine d’un nombre « appréciable de prisonniers politiques », a indiqué le chef de la délégation d’opposition, Carlos Tünnerman, à son arrivée sur le campus universitaire où ont lieu les pourparlers. La crise politique a fait au moins 325 morts, et plus de 700 opposants ont été jetés en prison. Seulement une centaine d’entre eux ont été extraits de leur cellule pour être assignés à résidence le 27 février, au premier jour de la reprise du dialogue entre gouvernement et opposition.

— Agence France-Presse

Autriche 

L’avenir du « balcon de Hitler » fait l’objet d’un concours

Quatre-vingt-un ans après son annexion par l’Allemagne nazie, l’Autriche lance un concours d’idées sur le devenir du fameux balcon du palais impérial de Vienne d’où Adolf Hitler avait célébré l’Anschluss le 15 mars 1938 devant une foule en liesse.

Surplombant une place des Héros noire de monde, le dictateur nazi avait depuis ce balcon proclamé la dissolution de l’État autrichien et son rattachement au Troisième Reich.

« C’est un des lieux les plus discutés d’Autriche, mais aussi un de ceux qui ont le plus longtemps été tabous », relève la Maison de l’histoire d’Autriche (HDGÖ), qui a lancé hier un appel à idées quant à l’« utilisation » future du lieu.

Photomontage 

Les personnes intéressées sont invitées à transmettre par internet « photos, esquisses, collages ou montages ». Les meilleurs d’entre eux feront l’objet d’une exposition à l’automne.

Parmi les premières propositions : un photomontage incorporant un gigantesque miroir destiné à souligner que « l’attention ne doit pas se porter sur une personne en particulier, mais sur le fait que les masses sont prêtes à s’approprier des idées inhumaines ».

Crimes nazis

Ce balcon – en réalité une vaste terrasse flanquée de colonnes néoclassiques – reste « comme un doigt dans une plaie toujours ouverte : le fait que l’Autriche a reconnu beaucoup trop tard sa responsabilité dans les crimes nazis », estime le HDGÖ.

Le pays, dont une grande partie de la population avait réservé à Hitler un accueil triomphal, avait fourni un important contingent de cadres et de soldats au régime nazi et participé activement à l’Holocauste.

L’Autriche a cependant longtemps refoulé ce passé en se présentant comme « la première victime du nazisme ». Le sujet n’était arrivé sur le devant de la scène qu’au milieu des années 80, lors de la candidature à la présidence de la République de Kurt Waldheim, un ancien officier de la Wehrmacht.

À l’automne, le vice-chancelier d’extrême droite Heinz-Christian Strache avait encore créé la polémique en inaugurant un monument en l’honneur des femmes qui avaient déblayé les décombres des bombardements de 1945, un geste interprété comme une réhabilitation masquée de sympathisantes nazies.

— Agence France-Presse

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