La revue boursière

La pire semaine depuis 2008

Wall Street est repartie dans sa spirale baissière vendredi, à la fin de sa pire semaine depuis la crise de 2008, les milliards mis sur la table par les autorités ne parvenant pas à effacer la crainte d’une récession. Le Dow Jones a ainsi perdu 17,3 % sur la semaine pour terminer sous le niveau auquel il évoluait le jour de l’arrivée au pouvoir de Donald Trump. À Toronto, le TSX a perdu 13,6 % sur l’ensemble de la semaine.

— D’après l’Agence France-Presse

Canada

Un demi-million de demandes à l’assurance-emploi

Au cours des derniers jours, quelque 500 000 Canadiens ont fait des demandes pour obtenir des prestations d’assurance-emploi, soit un nombre sans précédent.

Le chiffre a été lancé par le premier ministre Justin Trudeau, vendredi matin. En comparaison, il y avait eu 27 000 nouvelles demandes durant la même semaine l’an dernier, a dit M. Trudeau.

Autre point de comparaison : le nombre mensuel moyen de prestataires réguliers se chiffrait à 450 301 personnes en 2019, selon les données de Statistique Canada. Dit autrement, les nouvelles demandes de cette semaine pourraient faire doubler le nombre total de prestataires canadiens, à près de 1 million.

Ce nouveau volume ferait passer le taux de chômage au Canada de 5,6 % à 8,1 %, une hausse de 2,5 points de pourcentage.

En février, il y avait 1 133 800 chômeurs au Canada. Ce niveau est supérieur au nombre de prestataires, soit parce que certains chômeurs n’ont pas accumulé le nombre d’heures requis pour avoir droit à l’assurance-emploi, soit parce qu’ils ont écoulé leur période de prestations.

Des données spécifiques aux nouveaux prestataires au Québec cette semaine n’ont pu être obtenues. Avant la crise, en février, les 204 700 chômeurs québécois correspondaient à un taux de chômage de 4,5 %. En 2019, la moyenne mensuelle du nombre de prestataires québécois était de 108 686, ce qui représentait 24 % du total canadien.

covid-19

Une semaine dévastatrice pour l’économie canadienne

Le grand nombre de fermetures et les mises à pied massives annoncées cette semaine forcent les économistes à revoir rapidement leurs prévisions. La BMO, qui anticipait la semaine dernière une croissance nulle du PIB canadien en 2020, s’attend désormais à un recul de 1 %. L’institution prévoyait aussi une stagnation pour le premier trimestre, mais l’accumulation des mauvaises nouvelles de la semaine l’amène à prévoir une baisse de 2,5 % (en rythme annualisé) pour les trois premiers mois de l’année. Pour le deuxième trimestre, l’économiste en chef Douglas Porter quantifie ainsi la catastrophe : une chute de 10 % du PIB qui confirmera la récession. La Banque Scotia et son économiste en chef, Jean-François Perrault, prévoient quant à eux un recul du PIB canadien de 11 % au deuxième trimestre (en rythme annualisé) et une baisse de 2,2 % sur l’ensemble de l’année. Tant la Scotia que la BMO anticipent un rebond rapide de l’économie une fois la pandémie contenue, notamment en raison de l’ampleur de tous les stimulus économiques mis en place.

— La Presse

COVID-19  marché de l’Emploi

Walmart embauchera 10 000 travailleurs

Le grand détaillant Walmart a annoncé vendredi qu’il embaucherait 10 000 employés supplémentaires au Canada pour travailler dans ses magasins et ses centres de distribution, alors qu’il tente de s’ajuster à la crise de la pandémie de COVID-19. L’entreprise n’a pas précisé l’emplacement des emplois ou leur caractère temporaire. Walmart évoque aussi une accélération du versement de primes annuelles à ses associés de magasin et la mise en place d’un service de soins médicaux en ligne pour ses quelque 90 000 employés. Le détaillant a précisé qu’il connaissait une forte demande pour ses services de ramassage en magasin et de livraison, et a décidé de permettre aux livraisons d’épicerie à domicile d’être laissées à la porte des clients, afin de minimiser les contacts.

— La Presse canadienne

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