Montréal

Plante tient parole

La hausse de taxes sera plafonnée à l’inflation pour les Montréalais. Et les petits commerçants pourront profiter d’un répit. L’administration Plante-Dorais a présenté, hier, un nouveau budget pour tourner la page sur la controverse suscitée par les hausses de taxes de 2018.

Montréal

« On est derrière les commerçants »

« L’année dernière, on s’était inquiétés. Cette année, on est rassurés. » Le président de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, Michel Leblanc, résume à lui seul le soupir de soulagement poussé par le milieu des affaires en prenant connaissance du budget 2019 de Montréal.

Malmenés depuis des années, les petits commerçants auront droit à une bouffée d’air frais alors que l’administration Plante-Dorais a décidé de leur accorder une baisse de taxes pouvant aller jusqu’à 10 %. La métropole mettra également en place une stratégie pour réduire le fossé entre les taxes résidentielles et commerciales. Enfin, Montréal dédommagera les commerces voyant leur chiffre d’affaires malmené par un chantier.

« Ça fait des années qu’on dit de plusieurs façons que la base commerçante souffre : les modèles d’affaires changent avec l'internet, la fiscalité est plus lourde par rapport au 450, l’écart entre les taxes commerciales et résidentielles. Et cette année, la Ville agit sur tous les fronts. C’est vraiment positif », s’est emballé Michel Leblanc.

Le président de la Chambre de commerce juge que l’administration de Projet Montréal a profité de sa première année aux commandes de la métropole pour mieux saisir les défis auxquels Montréal est confronté.

« Je pense qu’au bout d’un an, c’est une administration qui comprend bien les enjeux du milieu des affaires et a décidé d’accorder la priorité aux petits commerçants, et c’est ce qui était le plus urgent à faire. »

— Michel Leblanc, président de la Chambre de commerce  du Montréal métropolitain

« On est derrière les commerçants », a lancé Valérie Plante, mairesse de Montréal.

Le budget 2019 mise ainsi sur les nouveaux pouvoirs confiés par Québec pour réduire le fardeau des petits commerçants. La Ville réduira de 10 % le taux de taxation sur la première tranche de 500 000 $ de l’évaluation des immeubles non résidentiels. Montréal calcule que les bâtiments commerciaux valant jusqu’à 3 millions bénéficieront ainsi d’une baisse de taxes. Cette mécanique fera toutefois en sorte que les taxes augmenteront de 1,8 % en moyenne pour les immeubles de plus grande valeur.

Reste que près de 90 % des commerçants devraient bénéficier d’une baisse de taxes. En fait, 60 % des commerçants auront même droit à la baisse maximale de 10 %, la valeur de leur immeuble étant inférieure à 500 000 $, selon le budget.

Hausses moins rapides à venir

L’administration Plante s’engage également à réduire l’écart entre les taxes commerciales et résidentielles. Le milieu des affaires se plaint depuis des années du fardeau imposé aux commerçants. Le niveau de taxation d’un immeuble commercial est en effet près de quatre fois plus élevé que celui d’un bâtiment résidentiel. Ainsi, même s’ils ne représentent que 26 % de la valeur des immeubles sur l’île, les commerces versent 56 % des taxes récoltées par Montréal.

Pour réduire l’écart, la métropole prévoit de réduire du quart les hausses de taxes imposées au secteur commercial par rapport au résidentiel. Et ce, pour les quatre prochaines années.

« Pour toute augmentation de 1 % des charges fiscales résidentielles, les charges fiscales non résidentielles augmenteront de 0,75 % », prévoit le budget.

Une réévaluation de cette stratégie aura lieu dans quatre ans pour en voir l’impact.

Outre ces mesures, le budget chiffre l’aide que les commerçants touchés par les chantiers pourront recevoir. Montréal prévoit ainsi de distribuer 5,2 millions par l’entremise de son « Programme d’aide volontaire aux commerces en situation de chantier majeur », dont les détails doivent être rendus publics la semaine prochaine.

« Un pas dans la bonne direction »

Chambre de commerce, Fédération canadienne de l’entreprise indépendante, Conseil du commerce de détail, sociétés de développement commercial : les associations de commerçants se sont tour à tour réjouies du budget, qualifiant les mesures de « premier pas dans la bonne direction ».

Espérant que la métropole continuera dans cette direction, l’Association des sociétés de développement commercial de Montréal suggère également de mettre en place une taxation sur les parcs de stationnement situés en périphérie du centre-ville et d’imposer davantage les bâtiments commerciaux laissés vacants.

Même l’Institut de développement urbain, qui représente principalement les grands propriétaires du centre-ville qui écoperont de hausses de taxes, a salué le budget.

Seule note discordante hier, l’opposition à l’hôtel de ville a jugé « timide » l’approche de l’administration face aux commerçants. Selon Ensemble Montréal, qui s’est attribué le mérite d’avoir demandé une baisse de la taxation pour le secteur non résidentiel, ce « pas dans la bonne direction » aurait dû survenir l’an dernier.

— Avec Kathleen Lévesque, La Presse

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Hausse de taxes de 1,7 % pour les résidants

Une fois n’est pas coutume : après avoir dérogé à sa promesse de campagne en 2018, l’administration Plante tient parole dans son nouveau budget en plafonnant à l’inflation la hausse de taxes de l’an prochain. Et pour la première fois, les Montréalais pourront étaler leurs paiements.

Promesse tenue

1,7 %

Sans aller jusqu’à faire son mea-culpa pour la hausse de taxes de 3,3 % en 2018, la mairesse Valérie Plante a indiqué que « ce budget montre qu’on a entendu les Montréalais ». Le budget 2019 prévoit en effet une hausse moyenne de 1,7 %, soit très exactement l’inflation projetée par le Conference Board du Canada. L’administration de Projet Montréal dit avoir fait un « travail rigoureux » pour limiter l’augmentation, mais une baisse pour les résidants, à l’instar des commerçants, était impossible. La mairesse a indiqué qu’elle comptait profiter de la négociation du nouveau pacte fiscal avec le gouvernement Legault pour tenter de trouver de nouvelles sources de revenus pour la Ville. « Soixante-dix pour cent de nos revenus proviennent de la taxation. Ça n’a pas de sens, il faut trouver de nouveaux outils », a plaidé Valérie Plante.

Variations moyennes de taxes

La hausse de taxes prévue dans le budget 2019 vaudra une augmentation moyenne de 63 $, la propriété montréalaise moyenne étant évaluée à 432 000 $. La facture variera toutefois grandement d’un arrondissement à l’autre, selon le type d’immeuble possédé.

Étaler les paiements de taxes

Nouveauté en 2019, les Montréalais pourront payer leurs taxes en 6 ou 11 versements, plutôt que 2. Lorsqu’ils recevront leur avis d’imposition – communément appelé compte de taxes –, les citoyens trouveront un feuillet leur expliquant comment ils peuvent étaler leurs paiements. Ceux qui opteront pour plus de deux versements devront toutefois payer des frais d’intérêt, à l’instar de Québec, où la Ville facture des intérêts de 4,03 % par an. Et pourquoi pas 12 versements ? Montréal dit vouloir s’assurer que tous les paiements seront reçus avant le 1er janvier 2020, d’où l’idée d’éviter un versement en décembre.

Villes liées satisfaites

La colère des villes de banlieue de l’île de Montréal à l’égard de l’administration Plante-Dorais s’est évanouie. Après la crise l’an dernier sur l’importante augmentation de leur quote-part à l’agglomération en 2018, ces 15 municipalités saluent maintenant la collaboration « des partenaires ». « Nous reconnaissons les efforts de l’administration Plante-Dorais afin de limiter les hausses. […] Il y a eu un travail de fond de la part de M. Dorais et son équipe, qui mérite d’être salué », a affirmé Beny Masella, maire de Montréal-Ouest et président de l’Association des municipalités de banlieue. Pour 2019, il est prévu que les quotes-parts des villes de banlieue augmentent en moyenne de 2 %, comparativement à 9,8 % en 2018.

Un budget de 5,7 milliards

Le budget 2019 de Montréal s’élèvera à 5,7 milliards, en hausse de 233 millions. Cela représente une augmentation de 4,2 %. L’administration explique cette hausse par le fait qu’elle doit utiliser 86 millions pour effacer un déficit de l’agglomération généré en 2017, ainsi que par l’augmentation des paiements comptants pour rafraîchir les infrastructures vieillissantes. Sans ces dépenses, la hausse des dépenses courantes aurait été de 67 millions, soit 1,2 %.

Poids de la rémunération en baisse

Le poids de la rémunération des employés continue à diminuer. Ainsi, les quelque 28 000 fonctionnaires municipaux recevront 2,3 milliards, soit 40,2 % du budget. C’est nettement moins qu’en 2014, alors qu’elle dépassait la moitié des dépenses de la Ville. Une importante partie de la baisse provient d’économies dans le coût des régimes de retraite (100,4 millions). Montréal évalue également que sa nouvelle structure administrative permettra d’économiser 22,7 millions en ressources humaines.

Administration « dépensière », dénonce l’opposition

L’administration Plante est « dépensière », elle « augmente encore une fois ses dépenses à un rythme déraisonnable, soit 4,3 % ». Quant aux investissements à long terme (PTI), l’administration « refile la facture aux générations futures » et « utilise sa carte de crédit pour payer l’épicerie d’aujourd’hui ». C’est en ces termes que le chef de l’opposition à l’hôtel de ville, Lionel Perez, a condamné le budget de fonctionnement et le PTI présentés hier. Selon lui, la controverse budgétaire de 2018 a réduit les attentes de la population, ce qui fait en sorte que « n’importe quelle mesure est maintenant vue comme une victoire », a-t-il ironisé.

Pas de hausse des immatriculations

Montréal a profité du budget 2019 pour annoncer qu’il avait finalement renoncé à la hausse de la taxe sur les immatriculations prévue en 2018. L’administration Plante disait l’an dernier vouloir augmenter à 50 $ la taxe s’appliquant aux automobilistes de l’île, mais le budget 2019 révèle qu’elle demeurera finalement à 45 $, montant inchangé depuis son introduction en 2011. La Ville explique que les changements dans la gestion des transports en commun ont modifié les pouvoirs de Montréal et qu’il revient désormais à la Communauté métropolitaine de Montréal de décréter les variations concernant les plaques d’immatriculation. On attendra donc l’étude en cours sur un élargissement de cette surtaxe aux villes du 450 avant de procéder à des changements.

budget de montréal

Les petits commerçants demeurent soucieux

L’annonce d’une diminution des taxes pouvant atteindre jusqu’à 10 % pour les plus petits acteurs du secteur commercial de la métropole laisse plusieurs commerçants sur leur appétit.

Fermer boutique

Hélène Piché, propriétaire de la librairie Le chercheur de trésor

« Ça arrive tard et ça demeure exorbitant », affirme Hélène Piché, libraire. Pour maintenir en activité son commerce de la rue Ontario, elle dit débourser 10 000 $ en taxes municipales par an. Elle attendait la concrétisation de la promesse de l’administration Plante depuis son entrée au pouvoir. « Ça nous donne un break, mais ce n’est pas un cadeau », explique la dame derrière le comptoir de son commerce. Elle relate une situation toujours changeante où les augmentations prennent de façon cyclique le relais de diminutions de taxes.

La propriétaire de la librairie compte cesser toute activité commerciale dans les prochains temps, les taxes municipales figurant comme raison principale de cette décision. Depuis 1988, Hélène a pignon sur rue pour faire découvrir les livres rares et anciens aux habitants du quartier. « Des commerces de proximité, ça n’existe plus », s’attriste celle qui travaille depuis 30 ans dans le quartier.

« Ce n’est pas une fierté, une ville à l’abandon ! », lance la commerçante en constatant le nombre de commerces à louer.

C’est principalement la comparaison avec les autres grands centres canadiens qui fait le plus sourciller la libraire. « Pourquoi Montréal serait-elle une société distincte de façon négative ? », questionne-t-elle.

Montréal est la ville où la taxation municipale des commerces est la plus élevée. En 2017, selon une étude du Groupe Altus, un groupe de service-conseil indépendantles taxes commerciales étaient trois fois plus élevées à Montréal qu’à Vancouver et une fois et demie supérieures à ce qu’un Torontois avait à débourser pour la même valeur foncière.

Les travaux sont le vrai problème

Guylaine Sirard, propriétaire d'une brocante, rue Ontario

Remplie d’objets fragiles et de photos jaunies, la petite boutique d’antiquités de Mme Sirard n’est pas un commerce de nécessité, c’est un lieu où se perdent les pas des passants. « Il y a des journées où ça ne servait à rien d’ouvrir à cause de la rue », se remémore la dame en pointant la rue Ontario, où les chantiers ont été monnaie courante dans les dernières années. Pour elle, l’allégement des taxes est une bonne nouvelle, mais sa priorité demeure l’accès à son commerce. La dame affirme payer 1000 $ par an en taxes municipales.

« C’est le fun, des taxes moins élevées, c’est sûr, mais des journées perdues pour de la construction, ça touche tout le monde ! », affirme la dame en pensant aux autres commerces sur des artères moins favorisées par la diminution des taxes promise par la mairesse Valérie Plante.

Un loyer qui suit les taxes

Christophe Cambolin, boucherie des Faubourgs

Fraîchement arrivé dans le quartier, Christophe Cambolin reçoit avec joie la nouvelle, mais reste prudent. Il a signé un bail de 10 ans pour un local d’assez bonne taille sur la rue Ontario. Pour chacune des années à venir, il devra assumer 20 % de l’augmentation des taxes municipales qui sera imposée au propriétaire de l’immeuble. « Si les taxes augmentaient, ça aurait un impact négatif sur l’activité commerciale et la capacité à engager des salariés », croit le propriétaire, arrivé de France. Il est heureux de ne pas voir ses taxes municipales augmenter et souhaite pouvoir constater dans le futur un meilleur dynamisme commercial pour son quartier de Ville-Marie.

Demander mieux

Choukri Jabbari, propriétaire de la Boulangerie Pâtisserie La Cannoise

« Je veux bien payer des taxes si ça porte fruit, si c’est plus joli, plus propre ! », affirme Choukri Jabbari, pâtissier-propriétaire d’un petit commerce de la rue Ontario. Il compare l’état de son tronçon de rue avec les efforts architecturaux effectués par la Ville un peu plus loin sur la promenade Ontario. « Tout est relatif ! », affirme l’homme en tablier, tout droit sorti de la cuisine.

Il se dit prêt à débourser des taxes, mais s’il peut en tirer des avantages. « Ça fait 50 fois qu’ils refont la rue, c’est certain que ça joue ! », affirme M. Jabbari.

M. Jabbari souhaite pouvoir souffler un peu si, effectivement, la diminution de taxes le lui permet. « J’attends toujours mon chèque », dit-il en rigolant. La diminution annoncée du pourcentage de taxes commerciales aidera peut-être le pâtissier à engager un peu plus d’employés. « On travaille toujours comme des malades ! », affirme-t-il. Il souhaiterait bientôt pouvoir se permettre de faire entrer d’autres employés pour de plus longues périodes afin de l’épauler dans la confection des pâtisseries et viennoiseries qui remplissent son présentoir.

infrastructures

La Ville augmente la cadence des investissements

La Ville de Montréal augmente la cadence des investissements à long terme dans ses infrastructures, ce qui laisse entrevoir un taux de réalisation record de 112 %. Du coup, le service de la dette brute est en hausse, passant de 917 millions à 949 millions en 2019.

La situation implique que le conseil municipal sera appelé à accorder une dérogation afin de maintenir le rythme des dépenses liées au Programme triennal d’immobilisations (PTI) 2019-2021 rendu public hier. Selon le président du comité exécutif, Benoît Dorais, c’est l’illustration d’une « augmentation de la performance ».

« C’est une excellente nouvelle. Mais en même temps, ça a de grandes conséquences sur la façon de planifier nos travaux, nos dépenses et nos décaissements parce qu’on doit optimiser chaque dollar », a précisé M. Dorais, qui a aussi donné l’assurance que la dette était « tout à fait contrôlée ».

Le chef de l’opposition officielle à l’hôtel de ville, le conseiller municipal Lionel Perez, a dénoncé l’accélération du taux de réalisation des investissements qu’il associe à une « tendance dépensière ». M. Perez n’a toutefois pas identifié quels étaient les projets annoncés qu’il jugeait superflus.

PAIEMENT AU COMPTANT

Jusqu’à maintenant, la Ville s’est imposé un cadre établissant que l’endettement ne devait pas dépasser 100 % des revenus et que la dette ne devait pas représenter, quant à elle, plus de 16 % des dépenses. Or, si le rattrapage dans la réhabilitation des infrastructures est maintenu, le service de la dette brute passera de 12,2 % à 16,6 % l’année prochaine.

Dans ce contexte, la Ville prévoit entreprendre une révision complète de la gestion de sa dette. Cela pourrait signifier de trouver de nouveaux revenus ou d’augmenter de façon significative le paiement au comptant des immobilisations.

À cet égard, Montréal prévoit payer 80 millions au comptant les projets prévus au PTI. L’année dernière, l’administration de la mairesse Valérie Plante avait réduit cette façon de faire à 40 millions. Les paiements au comptant atteindront 1,588 milliard sur trois ans, soit 24,4 % des investissements totaux. Concrètement, cela signifie que Montréal paiera 400 millions au comptant les investissements pour l’année prochaine.

RÉHABILITATION ET DÉVELOPPEMENT

Le PTI présenté hier matin prévoit des investissements totaux de 6,496 milliards, soit quelque 2 milliards pour chacune des trois prochaines années.

Les investissements concernent la protection et la réhabilitation des actifs dans une proportion de 71,5 % (4,643 milliards) alors que le développement de nouveaux projets d’infrastructures monopolise 28,5 % du PTI (1,853 milliard).

L’axe central du PTI demeure inchangé. Ce sont les investissements dans les infrastructures de l’eau et les infrastructures routières pour lesquelles Montréal prévoit consacrer le plus d’argent ; ces investissements représentent 54,5 % des investissements, soit 3,538 milliards sur trois ans.

En 2019, les réparations des conduites primaires du réseau de distribution d’eau, le renouvellement des réseaux secondaires et la modernisation des quatre usines de production d’eau potable, par exemple, représenteront des investissements de 482 millions.

Pour ce qui est des investissements dans les infrastructures routières, ils s’élèvent à 1,955 milliard jusqu’en 2021. Une somme de 643,8 millions est réservée dès l’année prochaine.

Parmi les projets prévus, on retrouve notamment la mise sur pied du bureau de la ligne rose (1 million), le soutien au prolongement de la ligne bleue du métro (6,5 millions), la sécurisation des abords des écoles (38,5 millions), la reconstruction du boulevard Pie-IX (83,3 millions), le réaménagement de la rue Sainte-Catherine Ouest (82,2 millions) et de la Plaza St-Hubert (43,6 millions), ainsi que la réfection routière (300 millions), la mise à niveau de l’éclairage (84 millions) et l’aménagement des rues, ce qui comprend la plantation d’arbres et l’aménagement de pistes cyclables (437,5 millions).

ARRONDISSEMENTS

L’administration Plante-Dorais accorde une attention particulière aux arrondissements dont les investissements qui leur sont consacrés sont en hausse de 7,4 % par rapport au précédent PTI. Il est donc question d’investissements à hauteur de 424,7 millions, auxquels s’ajoutent des programmes d’appui issus des budgets centraux. Au total, il s’agit de 1,5 milliard d’investissements dans les 19 arrondissements montréalais.

Parmi les priorités établies par l’administration, notons les investissements consacrés aux parcs et aux espaces verts. Ainsi, 57 millions sont prévus pour la réfection et le verdissement des parcs locaux. « Pour faire image, on peut parler d’un million de dollars par année, par arrondissement, pendant trois ans », a souligné M. Dorais.

La Ville prévoit également consacrer 60 millions à l’acquisition de milieux naturels et 56,8 millions au réaménagement des grands parcs sur toute l’île.

Des sommes importantes sont également destinées aux équipements sportifs et aux terrains de jeux, dont 78,5 millions pour les piscines, 67,5 millions pour le TAZ, le complexe sportif Marie-Victorin et le centre récréatif Gadbois. La mise aux normes des arénas se poursuivra grâce à des investissements de 36,7 millions ; un budget de 7,5 millions pour les glaces extérieures est également prévu.

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