Combat d’Adonis Stevenson

La Régie dit avoir joué son rôle

Québec — La Régie des alcools, des courses et des jeux du Québec (RACJ) affirme avoir rempli toutes ses obligations avant, pendant et après le combat de boxe qui pourrait coûter la vie à Adonis Stevenson.

« Les procédures habituelles ont été suivies intégralement pour le déroulement du combat, et plus spécifiquement à l’égard de sa condition médicale. De plus, dès que l’état de santé de M. Stevenson a suscité des signes d’inquiétude, le médecin de la Régie a exigé son transport en ambulance vers un centre hospitalier et l’a accompagné jusqu’à ce qu’il soit pris en charge par le personnel de l’hôpital », a déclaré l’organisme dans un communiqué publié hier soir.

Près de 48 heures après l’affrontement qui a opposé le Québécois Stevenson à l’Ukrainien Okleksandr Gvozdyk à Québec, la RACJ tenait à « apporter des précisions relativement à certaines interrogations survenues au cours des derniers jours à l’égard de son rôle en matière de sports de combat » professionnels.

Le communiqué énumère ces actions et responsabilités prises afin de veiller à la « sécurité et à l’intégrité des concurrents lors des événements de boxe, de boxe mixte ou de kick-boxing ».

Ce rôle reste peu connu du public. En voici donc les grandes lignes.

• « Pour obtenir un permis de concurrent, la Régie doit s’assurer que le demandeur est apte à combattre et lui exige un rapport médical récent signé par un médecin. Le concurrent a l’obligation de se soumettre à une série d’examens médicaux, tels des tests sanguins, un électroencéphalogramme et un électrocardiogramme, afin d’évaluer sa condition de santé générale et faire connaître ses antécédents médicaux et familiaux. »

• « L’aptitude médicale à se battre d’un concurrent est à nouveau évaluée par un médecin de la Régie la veille de tout combat auquel il doit participer. Un examen visant à évaluer notamment l’ouïe, la vue, le système respiratoire, la tension artérielle, le cœur et le système nerveux est effectué. Cette évaluation se fait en continu lors de la manifestation de sorte que, immédiatement après le combat, le médecin de la Régie examine le concurrent, note sa condition générale et détermine si un transport à l’hôpital est requis. »

• « Lorsqu’un concurrent reçoit un coup à la tête, subit un knock-out ou se fait infliger des blessures majeures, le médecin de la Régie peut le déclarer inapte à se battre pour une période minimale qu’il juge appropriée. Une mesure préventive de cette nature peut également être prise pour une blessure subie dans le cadre d’un entraînement. »

• « D’autres mesures permettant d’assurer la sécurité des concurrents sont mises en place, notamment la présence de deux médecins autour du ring, la disposition d’un service d’ambulance spécialement réservé aux concurrents et la présence d’au moins une ambulance située à la sortie du centre sportif où se déroule l’événement. »

Le gala de samedi était sous la supervision de Michel Hamelin, le responsable du volet sports de combat à la RACJ depuis 2009. La Régie est un organisme autonome qui relève de la ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault.

Boxe

Stevenson dans un état stable

Après les rares micromessages du promoteur Yvon Michel publiés dimanche dans les réseaux sociaux comme seule information officielle sur l’état de santé d’Adonis Stevenson, le Centre hospitalier universitaire (CHU) de Québec a pris le relais des communications, hier. « À la suite de l’hospitalisation de M. Adonis Stevenson à l’hôpital de l’Enfant-Jésus le 2 décembre dernier, le CHU de Québec-Université Laval confirme qu’il est toujours hospitalisé à l’unité des soins intensifs et que ce dernier est actuellement sous sédation contrôlée. Son état demeure stable », peut-on lire dans un court communiqué. On y demande de plus aux médias « de permettre aux proches de M. Stevenson de traverser cette épreuve dans l’intimité ». 

— Le Soleil

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