Le Canadien

Drouin n’est pas satisfait

Pour Jonathan Drouin, un retour à l’aile devait être le remède tout indiqué pour un retour à la forme des beaux jours. Pour le moment, le remède ne fait pas effet.

Avant d’aller plus loin, un simple constat, criant d’évidence : c’est vrai, le Canadien n’a disputé que 2 matchs sur une saison de 82 jusqu’ici, alors ce n’est certes pas le moment des longues analyses et des tableaux avec des chiffres très compliqués. Mais Drouin le dit lui-même : c’est un début de saison difficile.

Autant pour lui que pour ses nouveaux collègues de trio, Jesperi Kotkaniemi et Joel Armia.

« Oui, c’est un départ difficile pour moi, a-t-il admis hier à Brossard. Nous n’avons pas fait grand-chose à cinq contre cinq. Nous avons eu des petites chances, mais sur 60 minutes, ce n’était peut-être pas notre meilleur effort. »

Tout cela est certes compréhensible dans le cas des deux autres ; à 18 ans, Kotkaniemi arrive à peine dans cette ligue, et Armia se familiarise encore avec son nouvel environnement de travail. Mais pour Drouin, il faut bien le reconnaître, les attentes ne sont pas les mêmes.

« Une forme de réajustement »

Après une saison décevante de 46 points en 77 matchs la saison dernière à titre de centre, un peu tout le monde, notamment la direction du Canadien, s’attend à un retour en force de la part du joueur de 23 ans.

« Je joue avec un nouveau trio et ce n’est pas le moment de paniquer après deux matchs, a-t-il ajouté. Mais je dois rehausser mon niveau de jeu. L’équipe va bien, ce n’est pas comme si notre trio avait si mal joué, sauf qu’on est capables d’en donner un peu plus que ça. Il ne faut pas oublier, [Kotkaniemi et Armia], ce sont de nouveaux joueurs avec nous, c’est seulement leur première année à Montréal. »

On a tous fait grand état, il y a un an, des défis qui se présentent à un joueur qui doit passer de l’aile au centre, et cette fois, Drouin vit un peu le même défi en sens inverse.

« Retourner à l’aile après une saison au centre, c’est un peu une autre forme de réajustement. Au centre la saison dernière, j’étais un peu moins en mouvement, un peu plus statique. Je dois être moins stationnaire maintenant, c’est quelque chose que je remarque en analysant les vidéos. Je dois essayer de trouver les bons moments où je peux passer en deuxième vitesse, c’est un peu différent. Si le timing est bon avec le joueur de centre, c’est possible de faire quelque chose. »

« À l’aile et au centre, pour un joueur, ce sont des responsabilités différentes. C’est un peu comme les receveurs au football, qui font des tracés différents lors d’un même jeu. »

— Jonathan Drouin

La bonne nouvelle pour le Canadien : Drouin a déjà joué à l’aile dans cette ligue auparavant, et de son propre avis, ce n’est qu’une question de temps avant que les choses se replacent. Il n’a aucun point à sa fiche pour le moment, mais cela ne l’empêche pas de dormir.

« Je ne me sens pas comme si je n’étais pas à ma place, a-t-il pris soin de préciser. À ce moment-ci de la saison, c’est seulement une question d’habitude. Ça va se replacer. »

Scherbak impatient

Nikita Scherbak ne semblait pas trop de bonne humeur au moment de répondre aux questions de deux journalistes insistants (dont celui-ci) devant son casier, hier à Brossard. Il faut dire que l’attaquant russe ne jouera pas non plus demain soir (19 h 30) contre les Kings de Los Angeles, lors du match inaugural de 2018-2019 au Centre Bell. Il s’agira pour lui d’un troisième congé forcé de suite, et avec le retour éventuel de Jacob De La Rose, il faut se demander si Scherbak ne sera pas tout simplement envoyé chez le Rocket à Laval, une mesure qui impliquerait d’abord un passage sur la liste de ballottage. « J’y vais seulement un jour à la fois, on verra ensuite ce qui va arriver », s’est-il contenté de répondre.

Le nouveau départ de Ouellet

L’absence de David Schlemko et de Shea Weber a ouvert quelques portes en défense, et il y a des joueurs qui en profitent, dont Xavier Ouellet. Le défenseur de 25 ans, largué il n’y a pas si longtemps par les Red Wings de Detroit, affirme vivre une sorte de renaissance ces jours-ci, en patinant aux côtés de Jordie Benn. « C’est un nouveau départ, tout est nouveau, mais c’est le seul ajustement parce que ça reste du hockey, a-t-il expliqué hier à Brossard. La relance, c’est l’une de mes forces et c’est quelque chose que le Canadien exige de ses défenseurs, alors ça tombe bien. »

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