recours en justice des « courageuses »

« Charmer n’est pas agresser », plaide l’avocat de Rozon

Elles étaient presque toutes là, hier matin, au palais de justice de Montréal, alors que Gilbert Rozon brillait par son absence, en raison de la mort de sa mère.

Elles, ce sont 20 femmes regroupées sous le nom des Courageuses et représentées par la comédienne Patricia Tulasne. Le groupe fait une demande en action collective à la Cour supérieure, pour inconduites et agressions sexuelles, contre l’ex-grand manitou de Juste pour rire.

Toute la journée hier, par la bouche de leurs procureurs, les deux parties ont argumenté devant le tribunal pour autoriser ou non ce recours. Les Courageuses demandent 10 millions de dollars en dommages-intérêts compensatoires et punitifs.

En général, une action collective en la matière vise une institution (comme une congrégation religieuse) et non un seul homme. Or, ici, le « pattern de prédateur sexuel » de Gilbert Rozon est dans une catégorie à part, selon ces femmes. Elles veulent prouver que M. Rozon utilisait « son pouvoir de façon systématique pour séduire, harceler et agresser des femmes ». Et que le fondateur de Juste pour rire avait un modus operandi qu’il répétait de la même manière dans chacun de leurs cas.

L’avocat des Courageuses a aussi plaidé l’importance de leur démarche civile et collective, ainsi que la difficulté de dénoncer au criminel lorsqu’une femme est agressée. Il a aussi parlé « du syndrome du déni » qui empêche les victimes d’agression sexuelle d’agir et de porter plainte à la police.

« Le déni est un processus psychologique pour se protéger contre ce qui est arrivé. »

— Me Bruce Johnston, avocat des Courageuses

La sexualité est « une zone grise »

De son côté, l’avocat de M. Rozon, Me Raymond Doray, estime que le cabinet qui représente Les Courageuses est « dans la business du recours collectif ». Il avance que Rozon n’a pas utilisé son pouvoir à mauvais escient. Selon lui, il s’agit d’une perception erronée des « supposées victimes ». « Il se peut qu’une femme ait la perception qu’elle devait accepter ses avances, tout se passe entre les deux oreilles, ce n’est pas la faute de mon client », a dit Me Doray.

Charmer en utilisant son pouvoir ou son autorité n’est pas un crime, selon lui, mais ça fait partie « de la nature humaine ». « La sexualité n’est ni noir ni blanc : c’est une zone avec plusieurs teintes de gris ».

À ses yeux, les allégations sont aussi larges que disparates et très étendues dans le temps (34 ans). Son client est « un homme influent, puissant et riche, mais il n’y a pas de corrélation entre son statut et des inconduites sexuelles. C’est un syllogisme ! »

Stigmates ?

En fin de plaidoirie, Me Doray a cité le témoignage de l’actrice Salomé Corbo, rapporté dans les médias l’automne dernier.

« Elle affirme qu’elle n’a pas souffert des inconduites sexuelles, elle n’a pas eu de stigmates. Ce qui démontre qu’on ne peut pas déterminer collectivement le recours. »

— Me Raymond Doray, avocat de M. Rozon

L’avocat des Courageuses a pris la balle au bond en revenant devant le tribunal. « Avez-vous des enfants, Me Doray ? Moi, si ma fille de 15 ans me dit que son patron lui a mis les doigts dans le vagin, je suis sûre qu’elle aura un stigmate ! »

Le juge Donald Bisson a mis en délibéré la demande d’action collective des Courageuses.

Camionnage

Des manifestations peu encombrantes

Plusieurs centaines de camionneurs artisans ont participé hier à des manifestations locales à Montréal, à Québec et dans de nombreuses régions de la province pour réclamer le recours exclusif à des camionneurs inscrits à un bureau de courtage dans les chantiers de construction publics.

Ces manifestations multiples, qui ciblaient en priorité des centres de services du ministère des Transports, de la Mobilité durable et de l’Électrification des transports du Québec, ont rassemblé chaque fois quelques dizaines de camionneurs et n’ont à peu près pas perturbé la circulation ni les activités des chantiers de construction en cours.

Le directeur général de l’Association nationale des camionneurs artisans (ANCAI), Gaétan Légaré, a estimé hier qu’environ 3000 camionneurs ont participé au mouvement à l’échelle du Québec.

M. Légaré, qui avait promis jeudi dernier une journée de manifestations « assez bordélique », s’est dit satisfait de la visibilité obtenue par ces petits entrepreneurs en transport de vrac, sans qu’aucun incident regrettable n’ait été signalé. Il a assuré qu’« on ne voulait pas nuire à la population » et qu’on a même réduit sciemment le nombre de camionneurs présents à Montréal afin de prévenir le chaos dans la circulation de la pointe du matin près de l’échangeur Turcot, dans le sud-ouest de la métropole.

établir « un vrai dialogue »

« Les camions, c’est gros, et ça sait comment se faire voir et se faire entendre, a-t-il dit hier lorsque La Presse l’a joint. On s’est assurés d’être visibles, mais sans trop déranger la population, comme on l’avait fait en 2016. En ce sens, je pense que c’est un succès. »

Le directeur de l’ANCAI a dit espérer hier une rencontre prochaine avec le ministre des Transports André Fortin afin d’établir « un vrai dialogue » sur la sélection des camionneurs pour le transport en vrac dans les chantiers publics.

Dans une entrevue à Radio-Canada, hier, le ministre Fortin s’est dit ouvert à une rencontre avec les représentants des camionneurs artisans. Il s’est toutefois dit peu enclin à modifier le système d’attribution des tâches en vigueur depuis six ans pour le transport des matériaux dans les chantiers de construction qui relèvent de son ministère.

Le cabinet du ministre n’a pas répondu aux demandes d’entrevue de La Presse, hier.

Sous l’égide de la Commission des transports

Les 5200 artisans de l’ANCAI reprochent au gouvernement du Québec d’avoir ouvert le marché du transport de vrac à des entreprises de camionnage « qui n’ont de comptes à rendre à personne » parce qu’elles ne sont pas inscrites à un système de courtage supervisé par la Commission des transports du Québec.

Le transport de matériaux en vrac (sable, gravier, matériaux de remblai) représente un marché de 300 millions par année, soit environ 15 % des investissements du ministère des Transports sur les routes du Québec chaque année.

Les 88 bureaux de courtage en camionnage distribuent aux entreprises inscrites les demandes de travail en provenance des entrepreneurs en construction sur les chantiers publics. Depuis 2012, toutefois, le gouvernement du Québec autorise les entrepreneurs en construction à faire affaire avec des entrepreneurs qui ne sont pas inscrits aux bureaux de courtage jusqu’à hauteur de 50 % des besoins en camionnage.

Les camionneurs artisans réclament que le système de courtage soit étendu à l’ensemble de leur industrie, afin que les entreprises de camionnage soient toutes soumises aux mêmes règles et au même contrôle de la Commission des transports du Québec.

Actualités

Le Devoir flambe, mais évite le pire

Le Devoir semble avoir évité la catastrophe, malgré le spectaculaire incendie qui a embrasé le toit de l’édifice où il loge, hier soir, dans le Quartier latin à Montréal.

Mais le brasier, déclenché par un mégot de cigarette jeté dans un pot de fleurs, forcera l’équipe du quotidien à se reloger pour au moins quelques jours.

Le directeur du Devoir, Brian Myles, a pu visiter les bureaux vers 21 h hier pour évaluer l’ampleur des dégâts.

« Nos serveurs [informatiques] sont intacts, il n’y a pas eu d’eau sur les planchers où sont situés nos bureaux, aux huitième et neuvième étages, mais il y a eu beaucoup de fumée, alors il y a un enjeu d’odeur », a expliqué M. Myles au cours d’un entretien téléphonique, quelques minutes après sa visite.

« Mais les cages d’escaliers sont imbibées d’eau. On a échappé au pire, mais on évaluera demain quand est-ce qu’on sera en mesure de retourner dans nos bureaux. »

Le quotidien a réussi à livrer ses trois éditions pour aujourd’hui – papier, tablette et web – en installant ses employés évacués dans un lieu temporaire, non loin de ses bureaux.

Brian Myles a souligné avoir reçu plusieurs offres d’autres médias montréalais, prêts à accueillir son équipe dans leurs locaux de façon temporaire. « Tout le monde s’est offert pour nous aider, mais on doit d’abord bien évaluer l’état de nos bureaux et le temps qu’il faudra avant qu’on puisse y retourner. »

Alertés par une odeur de fumée

Le feu s’est déclaré vers 17 h 30, sur la terrasse en bois installée sur le toit de l’édifice, situé dans la rue Berri.

Cette terrasse est accessible à tous ceux qui travaillent dans l’immeuble, indique Brian Myles. L’édifice abrite différents locataires, notamment le siège social des magasins DeSerres.

Selon ce qu’a écrit la journaliste Lisa Marie Gervais sur Twitter, les employés du Devoir ont évacué les lieux en raison de l’odeur de fumée. L’alarme ne sonnait apparemment pas à leur niveau.

Une centaine de pompiers sont intervenus pour maîtriser l’incendie, qui n’a pas fait de blessés. Selon le chef aux opérations du Service de sécurité incendie de Montréal, David Shelton, le feu s’est propagé au toit de l’immeuble voisin, mais les dommages sont limités à l’extérieur des édifices.

Élargissement du Programme de traitement de la toxicomanie

Un ancien animateur de radio et de télé gagne sa bataille

« C’est la première fois que je mets les pieds dans un palais de justice par la porte d’en avant », a lancé Philippe Boucher devant une petite salle bondée. « Je suis content ! »

M. Boucher est cet homme de 40 ans qui a récemment publié une lettre dans La Presse+ pour parler de ses problèmes de consommation et demander au gouvernement de mettre de l’avant une politique d’aide aux toxicomanes qui désirent s’en sortir.

Hier, il avait plusieurs raisons de se réjouir.

Non seulement entrait-il au palais de justice de Montréal par la grande porte, mais il était assis aux premières loges en compagnie de la juge en chef de la Cour du Québec, Lucie Rondeau, de la juge adjointe de la Chambre criminelle et pénale, Danielle Côté, et de la ministre de la Justice, Stéphanie Vallée, qui avaient convoqué les médias pour annoncer l’élargissement du Programme de traitement de la toxicomanie de la Cour du Québec, à Montréal.

« Ce programme va sauver des vies, comme on a sauvé la mienne », a dit cet ancien animateur de radio et de télé de Gatineau, dont la vie a basculé, en janvier 2014, après une première arrestation pour conduite avec les facultés affaiblies.

De quel programme s’agit-il ?

Du Programme de traitement de la toxicomanie de la Cour du Québec, lancé en 2012. En bref, ce programme permet aux toxicomanes accusés d’avoir commis des infractions criminelles de suivre une thérapie. Mais seules les personnes détenues étaient à ce jour admissibles. La nouveauté, c’est que tous les contrevenants toxicomanes ont désormais la possibilité de se soumettre à un traitement supervisé par le tribunal.

« Le Programme mise sur une véritable prise en charge de ces personnes, pendant et après une thérapie, pour les mener vers un changement durable de leur mode de vie », a expliqué la juge en chef Lucie Rondeau.

Les critères d’acceptation sont nombreux : la sécurité du public, les droits et les besoins des victimes, les faits qui sont à l’origine de l’infraction, les problèmes d’abus ou de dépendance, les besoins du contrevenant, ses antécédents judiciaires et sa motivation.

Le prononcé de la peine du contrevenant est reporté jusqu’à ce que tous les objectifs soient atteints. Il peut s’écouler de 12 à 18 mois à compter de la reconnaissance de culpabilité.

L’objectif de ce programme unique au Québec est de traiter un problème de toxicomanie ayant mené à la criminalité de façon à favoriser la réhabilitation et la réinsertion sociale ainsi qu’à prévenir la récidive.

« Détenus ou en liberté, les contrevenants ont les mêmes besoins : un accompagnement respectueux et bienveillant et la certitude que s’ils respectent les conditions du programme, le tribunal respectera aussi son engagement de leur imposer la peine prévue en cas de réussite », a fait savoir la juge Danielle Côté.

« Il ne faut pas oublier que le système de justice ne vise pas seulement à sévir et à punir, mais à réhabiliter », a ajouté la ministre de la Justice, Stéphanie Vallée.

Depuis 2012, 235 personnes ont été intégrées à ce programme à Montréal.

117 000 $

Le coût d’un prisonnier au Québec par année

29 000 $

Le coût d’un toxicomane qui fait le choix de se rétablir dans une maison thérapeutique. « Une bonne économie », dit Philippe Boucher.

235

Le nombre de contrevenants qui ont suivi le Programme de traitement de la toxicomanie de la Cour du Québec, à Montréal, depuis son lancement, en 2012.

53

Le nombre de personnes qui ont franchi toutes les étapes du programme avec succès.

6

Durant les six premiers mois de la thérapie, le contrevenant passe un minimum de trois tests de dépistage inopinés.

Montréal

Badawi pourrait être désigné citoyen d’honneur 

Des élus montréalais proposent de faire du blogueur saoudien Raif Badawi un citoyen d’honneur de la Ville de Montréal afin d’accentuer la pression sur l’Arabie saoudite pour sa libération. L’opposition et le conseiller Marvin Rotrand déposeront une motion lors de la prochaine séance du conseil municipal, le 28 mai. Ils inviteront l’administration Plante à imiter la Ville de Sherbrooke où la famille du blogueur a trouvé refuge et qui a accordé ce statut symbolique à l’homme emprisonné depuis juin 2012 et condamné à 1000 coups de fouet pour apostasie et insulte à l’islam. « Nous voulons par ce geste inspirer d’autres villes du Canada et du monde entier à maintenir une pression à l’égard du mouvement en faveur de la libération de Raif Badawi », a indiqué Marvin Rotrand. Déjà en février 2015, Montréal a adopté une première motion demandant au gouvernement canadien de faire pression sur l’Arabie saoudite. Les efforts diplomatiques n’ont toutefois pas porté leurs fruits. « Cette nouvelle motion, approuvée par la famille Badawi, permettra au conseil municipal de réitérer sa solidarité et son soutien envers les prisonniers d’opinion », a estimé Lionel Perez, chef intérimaire d’Ensemble Montréal.

— Pierre-André Normandin, La Presse

Lock-out à l’UQTR

« Extrêmement déçue », la ministre David se rendra sur place aujourd’hui

Le lock-out des 440 professeurs n’est toujours pas levé à l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), malgré l’ultimatum à ce sujet lancé par la ministre responsable de l’Enseignement supérieur, Hélène David. La ministre David a dit hier soir sur Twitter être « dans l’obligation d’informer ceux et celles qui ont décrété ce lock-out qu’ils ne peuvent plus compter sur [sa] confiance ». Elle a déploré de « nombreux essais infructueux visant à trouver une issue pour assurer une meilleure sérénité dans les négociations, et ce jusqu’en toute fin d’après-midi ». « Dans ces circonstances, je serai à l’UQTR demain matin [aujourd’hui] », a-t-elle écrit. La ministre David s’était dite plus tôt « extrêmement déçue » de la poursuite du lock-out et avait rappelé que « le temps presse » à cause du contexte scolaire. Hier après-midi, le Syndicat des professeurs de l’UQTR s’est réuni pour évaluer la situation et a écarté la possibilité de prolonger la convention collective d’un an. Au cours d’un point de presse, hier matin, la direction de l’université avait renvoyé la balle dans le camp du syndicat des professeurs dans l’espoir d’en venir à une entente quant au renouvellement de la convention collective. Le conseil d’administration de l’établissement, qui s’était réuni exceptionnellement dimanche soir, s’est rangé derrière le recteur Daniel McMahon malgré l’ultimatum lancé par la ministre David. — La Presse canadienne

Voitures garées dans les voies réservées

Les contraventions ne suffisent pas, dit Rotrand

Le nombre d’automobilistes mis à l’amende pour s’être garés dans une voie réservée aux transports en commun a augmenté de 11 % en 2017. Mais estimant que les contraventions ne suffisent pas, un élu montréalais appelle le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) à adopter la ligne dure en multipliant les remorquages afin de libérer le chemin aux autobus. Les agents de stationnement de Montréal ont délivré 6494 constats à des automobilistes garés dans une voie réservée en 2017, soit bien davantage que les 5820 distribués l’année précédente. Le SPVM explique cette hausse en disant avoir fait de la lutte contre cette infraction une priorité, en raison de son impact sur la fluidité de la circulation, particulièrement en période de pointe. Mais bien que les amendes de 149 $ puissent paraître salées, « les contraventions ne sont pas efficaces. Ça fait entrer plus de revenus pour la Ville, mais ça n’améliore pas la fluidité », déplore le conseiller municipal Marvin Rotrand. L’élu estime que la Ville devrait s’inspirer de ses propres opérations de déneigement durant l’hiver, au cours desquelles des remorqueuses sillonnent les rues afin de déplacer les voitures qui ralentissent les opérations de déneigement. « Quelques personnes vont se faire remorquer au début, mais le message va passer », estime M. Rotrand.

— Pierre-André Normandin, La Presse

Allégations d’inconduite sexuelle

La députée Christine Moore contre-attaque

La députée néo-démocrate Christine Moore a tenu un point de presse dans sa circonscription, à Rouyn-Noranda, hier après-midi, où elle a répété la version des faits qu’elle avait racontée à La Presse canadienne la semaine dernière. La députée, visée par des allégations d’inconduite sexuelle, a assuré que c’est une relation amoureuse de quatre mois qu’elle a eue avec un ancien militaire en 2013. Glen Kirkland allègue qu’elle a abusé de son autorité pour avoir une relation sexuelle avec lui. Conseillée par un avocat, la députée a annoncé son intention de poursuivre l’homme et trois chroniqueurs de journaux qui ont rapporté ces allégations. « Ils vont tous avoir l’opportunité de se rétracter, de présenter des excuses. Mais ils vont aussi devoir répondre devant la cour pour leurs fautes. Je vais entreprendre les recours appropriés, sans gaieté de cœur, mais plutôt parce qu’on ne m’a laissé aucun choix », a-t-elle dit, lisant une déclaration qu’elle avait déjà livrée à La Presse canadienne. Elle a tenu à remercier « tous [ses] collègues en Chambre qui [l]’appuient dans [sa] démarche », laissant bien entendre qu’elle n’est pas seule dans son combat.

— La Presse canadienne

Importation de tonnes de haschich

Verdict partagé pour Alain Charron

Alain Charron, 69 ans, dont le procès pour importation de plusieurs tonnes de haschich se tenait depuis la mi-avril, a été reconnu coupable de complot par un jury, hier, au palais de justice de Montréal. En revanche, les 11 jurés ont été incapables d’en venir à un verdict unanime sur deux chefs d’importation et ont déclaré le sexagénaire non coupable d’un troisième chef d’importation. Le juge Guy Cournoyer, de la Cour supérieure, doit prononcer la sentence vendredi. On ne sait pas si la poursuite fédérale demandera un nouveau procès pour les deux chefs sur lesquels le jury ne s’est pas entendu. Charron était accusé d’avoir participé à trois importations de résine du cannabis expédiée du Pakistan et arrivée à Montréal dans deux conteneurs maritimes et dans un wagon de train en provenance des États-Unis. — Daniel Renaud, La Presse

Actualités

La grève du transport écolier à la CSN jugée illégale dans certains cas

La journée de grève que devaient faire aujourd’hui 44 syndicats du transport écolier de la CSN n’en touchera finalement qu’« une trentaine », puisque le tribunal a déclaré la grève illégale dans les autres cas. Cette journée de grève est illégale parce que ces syndicats de chauffeurs d’autobus d’écoliers n’avaient tout simplement pas acquis le droit de grève. Les syndiqués ne peuvent en effet faire la grève lorsqu’une convention collective est encore en vigueur. Dans sa décision, le Tribunal administratif du travail égratigne la CSN et ses syndicats, déplorant « l’utilisation de ses ressources alors que la conclusion de son intervention était de toute évidence, et ce, dès le départ, que la grève annoncée était illégale et que des ordonnances seraient prononcées », écrit la juge administrative Judith Lapointe. Denis Marcoux, président de la Fédération des employés de services publics – à laquelle sont affiliés ces syndicats – a admis qu’il savait que la grève n’aurait pas été légale dans le cas de ces syndicats, mais elle lui paraissait « légitime » pour la cause.

— La Presse canadienne

Rectificatif

Chantal Rouleau

La Presse indiquait hier que Chantal Rouleau, candidate de la CAQ dans Pointe-aux-Trembles, était une « ex-élue » municipale. Or Mme Rouleau a été réélue comme mairesse d’arrondissement avec l’équipe de Denis Coderre aux élections de novembre 2017. Nos excuses.

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