112 ans et 259 jours

Âge de Masazo Nonaka, nouveau doyen de la planète, qui a reçu hier un certificat des mains d’un représentante du livre des records du monde Guinness. La plus vieille femme du monde est la Japonaise Nabi Tajima, qui a plus de 117 ans.

– Associated Press

Espagne

Une militante catalane arrêtée lors d’une enquête pour « terrorisme »

Une militante indépendantiste a été arrêtée hier en Catalogne dans le cadre d’une enquête pour « rébellion » et « terrorisme », relativement à l’activité des Comités de défense de la République (CDR) catalane, des groupes de quartier ayant mené des actions contestataires, a annoncé le ministre espagnol de l’Intérieur. Hier matin, le ministre Juan Ignacio Zoido a annoncé l’« arrestation d’une femme » recherchée dans le cadre d’une enquête pour « rébellion » et « terrorisme ». C’est la première arrestation dans le cadre d’une enquête pour « terrorisme » visant les actuels mouvements indépendantistes catalans. Des centaines de personnes, dont beaucoup brandissaient le drapeaux rouge et jaune de la Catalogne, ont manifesté hier soir contre cette arrestation devant la mairie de Barcelone. Des manifestations ont aussi eu lieu dans d’autres villes de Catalogne. D’autres arrestations ne sont pas exclues, a déclaré dans un communiqué le parquet de l’Audience nationale espagnol, tribunal de Madrid chargé, entre autres, des affaires de terrorisme. — Agence France-Presse

Israël

L’armée confirme l’authenticité d’une vidéo sur des tirs mortels contre un Palestinien

L’armée israélienne a confirmé hier l’authenticité d’une vidéo montrant un soldat tirant sur un Palestinien à la frontière avec la bande de Gaza. Cette vidéo, qui n’est pas datée, a d’abord été diffusée lundi soir par la chaîne de télévision privée « 10 » qui n’a pas précisé comment elle l’avait obtenue, avant d’être largement reprise sur les réseaux sociaux et dans les médias israéliens. Les images montrent un Palestinien qui ne semble pas représenter une menace immédiate près de la barrière marquant la frontière entre Israël et la bande de Gaza. Ce dernier est ensuite touché par des tirs en provenance d’une position occupée par des soldats israéliens. Au moment où le Palestinien s’écroule, des cris de joie poussés apparemment par des soldats israéliens sont entendus, de même que ces mots : « Quelle vidéo, fils de pute, quelle vidéo, bien sûr que j’ai filmé ». L’armée a affirmé que l’incident filmé remontait à décembre et s’était produit durant des émeutes violentes contre les soldats israéliens. — Agence France-Presse

Hongrie

Orbán se sent conforté dans sa croisade contre Soros

Le premier ministre national-conservateur hongrois Viktor Orbán, largement réélu dimanche pour un troisième mandat d’affilée, s’est félicité hier que les électeurs aient confirmé sa politique visant notamment les ONG de défense des droits soutenues par le milliardaire George Soros. « Nous avons présenté une série de lois au Parlement avant les élections pour que les électeurs hongrois votent en connaissance de cause. Cela a été le cas et nous estimons avoir reçu un mandat en ce sens », a déclaré le dirigeant. M. Orbán, qui a décroché la majorité des deux tiers au Parlement lui permettant de poursuivre son train de révisions institutionnelles, avait déclaré avant le scrutin vouloir faire adopter une batterie de lois intitulée « Stop Soros ». Le premier ministre souverainiste âgé de 54 ans accuse le financier américain d’origine hongroise de vouloir favoriser une immigration de masse vers l’Europe, ce que M. Soros a démenti. M. Orbán, qui s’exprimait hier devant la presse internationale, a par ailleurs promis des « changements significatifs » pendant son nouveau mandat, sans livrer davantage de détails. Il a toutefois assuré exclure la mise en place d’un régime présidentiel.

— Agence France-Presse

États-Unis

Trump laisse planer une menace sur Robert Mueller

WASHINGTON — La Maison-Blanche a assuré hier que Donald Trump avait le pouvoir de limoger Robert Mueller, alimentant les supputations sur l’avenir de ce procureur spécial qui provoque l’exaspération chaque jour plus palpable du président des États-Unis.

Le limogeage de M. Mueller, qui enquête sur une possible collusion entre l’équipe de campagne de M. Trump et la Russie, mais aussi sur une éventuelle obstruction à la justice de la part du président, est considéré comme une ligne rouge par nombre d’élus des deux bords.

Mais le sujet ne semble désormais plus complètement tabou au 1600 Pennsylvania Avenue.

« Nous avons été informés du fait que le président avait tout à fait le pouvoir de prendre cette décision », a déclaré Sarah Sanders, porte-parole de la Maison-Blanche, semblant indiquer qu’une telle hypothèse était au moins à l’étude au sein de l’équipe Trump.

Interrogé hier sur cette éventualité, le magnat de l’immobilier avait volontairement laissé planer le doute. « Nous verrons ce qui va se passer », avait-il répondu. « Beaucoup de gens ont dit : “Vous devriez le limoger” », avait-il ajouté.

Si M. Trump s’en est pris avec virulence à plusieurs reprises à l’intégrité de l’équipe de M. Mueller, accusée d’avoir des motivations politiques, il s’est en revanche toujours gardé d’attaquer frontalement ce dernier, ancien patron de la police fédérale (FBI) et figure respectée à Washington.

Nommé à la tête du FBI en 2001 par le président républicain George W. Bush, Robert Mueller avait été reconduit à ce poste par le président démocrate Barack Obama. Lors de sa nomination en mai 2017 comme procureur spécial, il a été salué par nombre de poids lourds républicains pour sa rigueur et son intégrité.

« Saturday Night Massacre »

Cette prise de position de la Maison-Blanche intervient au lendemain d’une perquisition spectaculaire du FBI dans les bureaux et au domicile de l’avocat personnel de M. Trump, Michael Cohen, qui a provoqué la colère présidentielle.

« C’est une honte ! C’est une véritable honte ! C’est une attaque contre notre pays », avait lancé le président septuagénaire, dans une colère froide telle qu’on n’en avait jamais vu depuis son arrivée au pouvoir.

« Le président a été clair : il pense que cela va trop loin », a martelé hier sa porte-parole.

Fidèle défenseur de Donald Trump, Michael Cohen a été pendant plusieurs années l’avocat principal de la Trump Organization, et c’est lui qui a payé une actrice de films X connue sous le nom de Stormy Daniels pour taire une liaison qu’elle aurait eue avec le président.

— Agence France-Presse

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