Technologies

CGI installera 300 employés à Drummondville

D’abord reconnue pour sa forte activité manufacturière, Drummondville souhaite se diversifier et elle a franchi hier une étape importante en ce sens en obtenant de CGI qu’elle s’engage à y ouvrir un bureau qui devrait embaucher 300 personnes.

Ce sera le septième établissement de la multinationale québécoise des technologies dans la province, après Saguenay, Sherbrooke, Québec, Shawinigan, Montréal et Gatineau.

« Nous cherchions un nouvel emplacement pour pouvoir supporter notre croissance accélérée et avoir accès à un bassin de talents », explique le vice-président principal de CGI, Michel Godin.

Ajouter des postes dans les six autres « centres d’excellence » de CGI dans la province n’aurait pas suffi à attirer la main-d’œuvre nécessaire, précise-t-il. « Il y a déjà des postes ouverts dans tous les centres. »

CGI prévoit prendre environ cinq ans pour ouvrir et pourvoir ces 300 postes. Elle aura accès, en plus des programmes de crédit d’impôt habituels du gouvernement du Québec, à une subvention de 5000 $ par emploi provenant des autorités locales. Cette subvention sera toutefois plafonnée à un maximum de 200 000 $ par année durant cette période de cinq ans.

milieu favorable

À Drummondville, CGI a déniché un terreau. Le secteur des technologies y est peu représenté et le développer est l’un des objectifs principaux de la Société de développement économique de Drummondville (SDED).

« Nous voulons “tertiariser” notre économie, et l’arrivée d’un grand joueur comme CGI va venir faire la différence chez nous », croit le directeur général de la SDED, Martin Dupont.

Pour M. Godin, c’est le « dynamisme économique » ainsi que la population en croissance qui ont été les principaux critères ayant mené au choix de Drummondville. Sa situation géographique, à la portée d’autres agglomérations dont Sherbrooke, Victoriaville, Trois-Rivières et la Montérégie, permet aussi de rêver à un bassin de main-d’œuvre intéressant.

« On l’a vu avec l’ouverture du campus de l’Université du Québec à Trois-Rivières, il y a deux ans, il y a beaucoup d’étudiants qui viennent de la Montérégie, note M. Dupont. C’est facile, partir de Sainte-Julie ou de Beloeil et aller dans le sens contraire de tout le monde. Même dans nos entreprises, il y a plusieurs employés et cadres qui viennent de la Montérégie. »

L’arrivée de CGI pourrait aussi ramener dans la région de jeunes travailleurs qui s’étaient exilés en raison du peu d’occasions offertes dans ce domaine, espère M. Dupont.

Toutes proportions gardées, en fonction du nombre d’emplois déjà existants aux deux endroits, 300 emplois dans la région administrative du Centre-du-Québec équivalent à environ 2800 emplois dans celle de Montréal.

« On n’a pas ça tous les jours, c’est une grosse nouvelle pour nous, on est très contents », se réjouit M. Dupont.

Aéronautique

Un mandat pour Jean Charest

L’Association des industries aérospatiales du Canada (AIAC) a confié à l’ancien premier ministre du Québec Jean Charest la responsabilité de mener des consultations et de produire un rapport sur le développement de cette industrie au Canada au cours des prochaines années. Le Canada est actuellement cinquième au monde au palmarès des industries aéronautiques. « L’Allemagne, la France, le Royaume-Uni et les États-Unis ont déjà des plans à long terme pour leur industrie, constate Jim Quick, président et chef de la direction de l’AIAC. Les économies émergentes, elles, veulent avoir ce que le Canada a. Nous ne voulons pas perdre de terrain. » M. Charest aura pour mandat de rencontrer divers intervenants, dont les entreprises du secteur et des membres des différents gouvernements. Son rapport sera attendu au plus tard à la fin du mois de janvier 2019, à temps pour l’élaboration du budget fédéral et la campagne électorale qui suivra, a noté M. Quick.

— Jean-François Codère, La Presse

Fintech

La Banque Royale investit dans l’éthique en intelligence artificielle

Dave McKay, PDG de la Banque Royale du Canada, était de passage hier à Montréal pour participer à l’ouverture officielle du laboratoire de Borealis AI qui regroupe, dans ses locaux du Mile-Ex, une quinzaine de chercheurs dans le domaine de l’intelligence artificielle. Boréalis AI est membre de l’institut de recherche RBC et devrait hausser ses effectifs à une cinquantaine de chercheurs au cours des prochaines années. Accompagné de la scientifique en chef de RBC, Mme Foteini Agrafioti, Dave McKay a annoncé que la Fondation RBC versera 1 million sur trois ans à l’Institut canadien de recherches avancées (CIFAR) pour soutenir des initiatives dans le développement de pratiques éthiques en matière d’intelligence artificielle. Alain Bernstein, PDG du CIFAR, était également sur place pour souligner l’évènement. — Jean-Philippe Décarie, La Presse

Fonds monétaire international (FMI)

La guerre commerciale assombrit les prévisions

Washington — La guerre commerciale qui fait rage entre les États-Unis et la Chine est une ombre au tableau de l’économie mondiale, a souligné le Fonds monétaire international (FMI) en abaissant les perspectives de croissance pour 2018 et 2019.

Le FMI, qui montre également du doigt les risques entourant la crise des devises dans certains pays émergents, table désormais sur une croissance du produit intérieur brut mondial (PIB) de 3,7 % pour chacune de ces deux années (-0,2 point), une hausse similaire à celle de 2017.

Alors que les ministres des Finances de la planète et les banquiers centraux convergent vers Bali, en Indonésie, où s’est ouverte hier la réunion annuelle du FMI et de la Banque mondiale, le sujet de la montée du protectionnisme et de son effet sur la croissance est au centre des préoccupations.

« La croissance économique mondiale est toujours solide comparativement à ce qu’elle était plus tôt au cours de cette décennie, mais elle semble avoir plafonné », a indiqué Maurice Obstfeld, économiste en chef du FMI.

« La politique commerciale reflète le contexte politique et le contexte politique est incertain dans plusieurs pays, ce qui représente des risques supplémentaires », a-t-il averti au cours d’une conférence de presse.

En effet, « quand les deux plus importantes économies mondiales [les États-Unis et la Chine] s’affrontent », cela « crée une situation dans laquelle tout le monde va souffrir ». Et « la croissance est beaucoup plus inégale » qu’il y a six mois, a relevé l’économiste, qui doit passer la main en décembre.

L’expansion est donc moins synchronisée entre les pays, moins d’économies y participent tandis que la dette publique et celle des entreprises atteignent de nouveaux records, observe le Fonds.

Au printemps, le FMI évoquait déjà ces risques, en citant en particulier les taxes douanières que l’administration Trump envisageait alors d’imposer sur les marchandises de ses partenaires, notamment chinois.

Depuis, Washington est passé des paroles aux actes : 250 milliards US d’importations chinoises sont sous le coup de droits de douane supplémentaires. Et Pékin a rétorqué en imposant des taxes sur 110 milliards US de marchandises américaines.

Pour l’heure, les prévisions de croissance en 2018 des États-Unis et de la Chine, les deux premières puissances économiques du monde, ont été maintenues, à respectivement + 2,9 % et + 6,6 %, des rythmes encore très soutenus. Pour les États-Unis, la croissance envisagée se situe au-dessus de celle des pays avancés (+ 2,4 %). Pour la Chine, elle dépasse légèrement celle de la région Asie en développement (+ 6,5 %).

Mais le FMI estime que la croissance va ralentir en 2019, à 2,5 % pour les États-Unis (-0,2 %) et + 6,2 % (-0,2 %) pour la Chine.

Rectificatif

Plus d’emplois au port de Montréal

C’est l’Association des employeurs maritimes et non le Port de Montréal qui est responsable de l’embauche des 50 travailleurs supplémentaires dont les installations portuaires ont besoin pour faire face à l’augmentation de ses activités. L’Association des employeurs maritimes a annoncé une centaine d’embauches depuis deux mois, pour porter son effectif à 900 personnes. Nos excuses.

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