Brexit

« L’argent sera conservé jusqu’à ce que nous ayons plus de clarté sur le chemin à prendre. »

— Boris Johnson, considéré comme le favori pour succéder à Theresa May, qui a prévenu que s’il devenait premier ministre, il refuserait que le Royaume-Uni paie la facture du Brexit jusqu’à ce que l’Union européenne accepte de meilleures conditions de retrait (AFP)

Haïti 

Un mort lors d’une manifestation contre le président Jovenel Moïse

Un homme a été tué en marge d’une manifestation qui a réuni plusieurs milliers d’Haïtiens hier, à Port-au-Prince, pour réclamer la démission du président Jovenel Moïse, accusé d’être au cœur d’un « stratagème de détournements de fonds » par la Cour supérieure des comptes. Le corps sans vie, marqué d’une blessure par balle au thorax, a été rapidement transporté hors de la zone de tensions. En fin de parcours, de violentes échauffourées ont opposé des groupes de jeunes hommes aux forces de l’ordre à proximité du palais présidentiel et du siège départemental de la police. Malgré une importante présence policière et le déploiement de véhicules blindés de l’ONU, deux bâtiments à proximité ont été ravagés par un incendie. Alors que manifestants et policiers s’affrontaient à coups de pierres et de grenades lacrymogènes, plusieurs rafales de tirs à balles réelles ont résonné au centre-ville.

— Agence France-Presse

France

L’arbre symbole de l’amitié Trump-Macron est mort

La photo de Donald Trump et Emmanuel Macron plantant un chêne dans les jardins de la Maison-Blanche avait symbolisé l’amitié affichée par les deux dirigeants. Mais la greffe n’a pas pris et, alors que les relations se sont depuis tendues, l’arbre n’a pas survécu. Le président français avait offert le jeune chêne à son homologue américain à l’occasion de sa visite d’État à Washington en avril 2018. Le chêne, symbole de l’amitié franco-américaine, avait presque immédiatement disparu, pour être placé en quarantaine. « C’est obligatoire pour tout organisme vivant importé aux États-Unis, avait alors expliqué l’ambassadeur de France aux États-Unis à l’époque, Gérard Araud. Il sera replanté après. » En fait, il n’a jamais été replanté, a-t-on appris cette semaine de source diplomatique, alors qu’Emmanuel Macron et Donald Trump se sont retrouvés à l’occasion du 75e anniversaire du Débarquement allié en Normandie, où ils se sont efforcés de mettre en sourdine les nombreux désaccords, de l’Iran au commerce, qui ont terni leurs relations au cours de cette dernière année. L’arbre est mort durant sa quarantaine.

— Agence France-Presse

élection présidentielle au Kazakhstan 

Tokaïev gagne un scrutin marqué par des centaines d’arrestations

Le président par intérim Kassym-Jomart Tokaïev a remporté hier l’élection présidentielle anticipée au Kazakhstan au terme d’une journée marquée par d’importantes manifestations et plusieurs centaines d’arrestations. La victoire de M. Tokaïev, diplomate de carrière de 66 ans, ne faisait guère de doute puisqu’il était soutenu par l’ex-président Noursoultan Nazarbaïev, qui a dirigé sans partage le Kazakhstan depuis son indépendance en 1991. Kassym-Jomart Tokaïev a obtenu 70,13 % des voix, selon les sondages réalisés à la sortie des urnes par l’institut Opinion publique. Son plus proche rival, Amirjan Kossanov, en a obtenu 15,39 %. Ce scrutin a surtout été marqué par d’importantes manifestations, alors que des protestataires appelaient au boycottage de l’élection qu’ils estimaient jouée d’avance. Au total, « environ 500 » personnes ont été arrêtées dans les deux principales villes kazakhes, selon les chiffres du vice-ministre de l’Intérieur Marat Kojaïev, qui en a rejeté la faute sur des « éléments radicaux » ayant organisé des « manifestations non autorisées ».

— Agence France-Presse

désobéissance civile au Soudan 

Quatre morts au premier jour du mouvement

Quatre personnes ont été tuées hier au Soudan, où la contestation a entamé un mouvement de désobéissance civile rapidement pris pour cible. Les protestataires entendent maintenir la pression pour pousser les généraux à remettre le pouvoir aux civils.

Le bilan de la répression s’élève désormais à 118 morts et plus de 500 blessés depuis la violente dispersion de milliers de manifestants par les forces de sécurité, lundi dernier, devant le siège des forces armées à Khartoum, selon un comité de médecins proche de la contestation.

Deux des quatre personnes mortes hier ont été tuées par balles à Khartoum et dans la ville voisine d’Omdourman, tandis que les deux autres, « battues et poignardées », sont mortes dans un hôpital d’Omdourman, selon le comité des médecins.

Ces personnes ont été victimes « du Conseil militaire de transition » et de ses « milices », a accusé le comité. Plus généralement, les manifestants accusent les RSF (Forces de soutien rapide) d’être à l’origine de la dispersion du campement installé depuis le 6 avril devant le quartier général de l’armée à Khartoum et de la répression qui a suivi.

Présence renforcée de l’armée

Chef de ces groupes paramilitaires, le redouté général Mohammed Hamdan Daglo dit « Hemeidti », aussi numéro deux du Conseil militaire de transition, a affirmé qu’il « ne permettra pas le chaos », au lendemain de l’évacuation violente du sit-in.

Un autre membre du Conseil militaire a dénoncé hier les « pratiques déraisonnables » du mouvement de contestation, lui faisant porter « l’entière responsabilité des évènements regrettables ».

« Le Conseil a décidé de renforcer la présence des forces armées, des RSF et des autres forces régulières pour un retour à la vie normale », a prévenu ce membre du Conseil, le général Jamal el-Din Omar, dans un discours télévisé.

Gouvernement civil réclamé

Le Conseil militaire de transition est au pouvoir depuis la destitution le 11 avril par l’armée du président Omar el-Béchir, qu’exigeait le mouvement de contestation déclenché le 19 décembre par le triplement du prix du pain dans un climat de crise économique aiguë.

La contestation réclame que les généraux remettent le pouvoir à un gouvernement civil. Mais les négociations sont suspendues depuis le 20 mai en raison de divergences sur la transition.

— Agence France-Presse

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