Bernard Landry

Dans ses mots

Cet homme de chiffres et de lettres avait le sens de la formule. Et ses déclarations, souvent rassembleuses, parfois revanchardes, marquaient son attachement profond au Québec. Voici Bernard Landry, dans ses mots.

En mars 1995, il prend position contre un référendum au printemps.

« Nos troupes ne veulent pas être envoyées à l’abattoir. […] Je ne veux pas être le commandant en second de la Brigade légère, qui fut exterminée en Crimée, en 20 minutes, à cause de l’irresponsabilité de ses commandants. »

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« Tous ces travaux, longs et difficiles, sont une autre façon d’aimer notre patrie. […] Dans tout ce que nous faisons, nous pouvons dire, comme Gaston Miron dans son vers immortel : “Je n’ai jamais voyagé vers autre pays que toi mon pays.” »

— Discours sur le budget, 25 mars 1997

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« Les verdoyantes vallées de l’équilibre, voire des surplus, sont en vue. Enfin ! »

— Discours sur le budget, 31 mars 1998

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En janvier 2001, Ottawa annonce que la subvention à l’Aquarium de Québec est conditionnelle au respect du bilinguisme et à la visibilité du drapeau du Canada. Bernard Landry fulmine, et sa déclaration fera scandale au Canada.

« Le Québec n’a pas l’intention de faire le trottoir pour des bouts de chiffon rouge. »

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« Je vous garantis une chose :  si j’ai la moindre chance de gagner un référendum sur notre indépendance nationale d’ici 2005, le Québec sera assis au conseil des nations […] La moindre chance, ça veut dire la moindre chance d’avoir l’assurance morale de gagner. »

— Lors de la campagne électorale de 2003

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« Audi alteram partem ! »

Après le débat des chefs du 31 mars 2003, un journaliste lui demande avec insistance de commenter une déclaration de Jacques Parizeau. Cette réponse – qui signifie « Il faut entendre l’autre partie avant de rendre jugement » et qu’il répète inlassablement devant les caméras – marquera les esprits.

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« La patrie avant le parti et le parti avant les ambitions personnelles. »

— Lettre ouverte de janvier 2012 dans laquelle il critique la stratégie de « gouvernance souverainiste » défendue par le Parti québécois

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« L’indépendance n’est ni à gauche ni à droite, mais en avant. »

— Lors d’une conférence de presse en avril 2013 invitant les forces souverainistes à s’unir

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En entrevue en avril 2015, il affirme que sa garde rapprochée l’a poussé à démissionner de son poste de chef du Parti québécois, en 2005, après un vote d’appui de 76,2 % des délégués.

« Avec le recul, je vois bien qu’ils se sont trompés. Tous les jours, je croise des gens qui me disent que je n’aurais jamais dû partir. […] J’essaie d’éviter les rancœurs et les revanches. »

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« Avez-vous déjà entendu une nation renoncer à son indépendance ou seulement regretter de la faire ? »

— Allocution prononcée lors de la Journée nationale des patriotes en mai 2017

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