Histoire de famille

Les petits riens indispensables

Quels sont les rituels ou les traditions que vous perpétuez ou que vous avez mis en place dans votre famille ? Cette semaine, nous parlons aux Pieropan-Rioux, qui ont créé un rituel dans un café de l’arrondissement d’Ahuntsic et qui ont transformé des gestes d’affection en traditions.

David Pieropan, 38 ans, Anne-Catherine Rioux, 39 ans, Simone Pieropan, 7 ans Adèle Pieropan, 5 ans et demi

« Chez Mimmo » comme chez soi

Lorsque Simone et Adèle suivaient des cours de natation ou de ballet, leurs parents ont pris l’habitude de faire un arrêt au Café Aroma Paninotica ou, dans leur jargon, « chez Mimmo », le propriétaire. « Rapidement, les filles y ont trouvé leur place, explique Anne-Catherine Rioux. Les gens qui fréquentent le café font partie de leur week-end. Ils discutent avec elles, pendant qu’elles font du coloriage, qu’elles lisent ou qu’elles jouent. » Depuis que les filles ont cessé leurs cours, l’arrêt au café se poursuit. « On est des gens très loyaux et on s’attache beaucoup à des lieux. On y va aussi durant la semaine, le matin avant l’école ou après les classes, pour prendre une petite collation. Mimmo connaît bien les filles. Il s’informe de nous. On prend des nouvelles de ses enfants. Parfois, on parle en italien avec lui. Et le café est bon, évidemment ! »

Indispensables crêpes

Les fins de semaine sont également propices à un autre rituel : les crêpes pour déjeuner. « Ce serait un crime de lèse-majesté si on n’en faisait pas au moins une fois le week-end, révèle Anne-Catherine. Souvent, le vendredi soir, à l’heure du dodo, Adèle me demande si je vais en préparer le lendemain. » Mais pourquoi cet attachement aux crêpes, un déjeuner délicieux, mais, au fond, si banal ? « Ce sont les enfants qui ont décidé. Je pense qu’elles aiment la flexibilité que les crêpes offrent, avec toutes les garnitures possibles et les différentes façons de les manger. Elles ont plus de contrôle. » Les fillettes aiment également les versions spéciales préparées par leur maman, pâtissière et véritable passionnée de cuisine. « Je fais des versions de Pâques en forme de lapin, d’autres en lien avec la Saint-Valentin ou le printemps. On s’amuse beaucoup avec les différents concepts. »

Lunchs d’amour

Très attentionnés, David et Anne-Catherine ont aussi l’habitude d’inclure chaque jour des petits mots dans les lunchs des filles. « Ça peut être un mot d’amour, un clin d’œil au week-end à venir, un rappel du livre lu ensemble la veille ou un message sur la journée qui les attend. S’il n’y a pas de mots, on s’en fait parler ! » C’est une façon pour les parents – qui s’offrent également des mots d’amoureux entre eux – de dire à leurs filles qu’elles sont dans leur cœur toute la journée et qu’ils pensent à elles. « On leur montre qu’on peut témoigner simplement son affection à quelqu’un, sans feux d’artifice et sans offrir 350 jouets, ajoute Anne-Catherine. Comme elles y sont très attachées et que ce n’est pas compliqué, ça me rend heureuse. » Idéalement, elle continuerait longtemps. « Si elles restent à la maison jusqu’à 35 ans, je vais continuer ! »

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