Le cyclotourisme :
de plus en plus populaire au Québec

Comme de nombreux Québécois, vous avez envie de pratiquer le cyclotourisme ? Il est vrai que le vélo est un merveilleux moyen pour explorer de nouvelles régions. Sachez toutefois qu’il y a aujourd’hui plusieurs façons de faire du cyclotourisme, en fonction de nos envies.

Le cyclotourisme classique

Bien des Québécois font du cyclotourisme classique qui consiste à partir en voyage à vélo, pour une ou plusieurs semaines, en transportant leurs bagages. Ce type de cyclotourisme permet d’être en semi-autonomie (si on désire coucher dans des hôtels ou des auberges) ou en autonomie complète (si on souhaite faire du camping). Pour pratiquer ce type de cyclotourisme, il existe des vélos spécialement conçus pour cela. Plus robustes que les autres bicyclettes, les vélos de cyclotourisme sont aussi plus confortables et surtout plus stables. «  Si vous n’avez pas de vélo de cyclotourisme, il y a aujourd’hui des porte-bagages qui peuvent s’adapter sur presque tous les types de vélos  », explique Ambroise Thériault, conseiller vélo chez La Cordée sur le boulevard Saint-Laurent à Montréal.

Le mieux est donc de vous informer auprès d’un spécialiste. L’aventure vous tente ? La Route verte est un bon endroit pour vous initier au cyclotourisme classique.

Le cyclotourisme de randonnée

Nombreux sont aussi les Québécois qui font du cyclotourisme de randonnée qui consiste à partir à vélo pour deux ou trois jours (pour un long week-end, par exemple) en transportant un équipement minimaliste. Tous les types de vélos peuvent être utilisés pour ce type de cyclotourisme puisqu’il existe aujourd’hui plein d’accessoires qui s’ajoutent et qui s’enlèvent facilement et qui permettent de transformer un vélo pour quelques jours. «  Il existe maintenant des sacs de selle surdimensionnés qui ne nécessitent pas l’installation d’un porte-bagages sur le vélo et qui permettent d’apporter un minimum de vêtements et d’accessoires personnels  », raconte M. Thériault. Vous pouvez ainsi faire des escapades à vélo en couchant dans des gîtes touristiques, et ce, même si votre vélo n’est pas vraiment fait pour recevoir un porte-bagages. Vous pourriez, par exemple, essayer le parc linéaire Le P’tit train du Nord, une piste de plus de 200 km aménagée sur une ancienne voie ferrée, entre Bois-des-Filion et Mont-Laurier.

Le cyclotourisme de routes gravelées

Depuis quelques années, de plus en plus de Québécois font du cyclotourisme de routes gravelées. Ceux-ci s’aventurent sur les chemins de terre battue et de gravier afin d’éviter la circulation automobile et de rouler en pleine nature. Il faut savoir que le Québec regorge en effet de routes et de chemins de garnotte qui mènent à des endroits reculés, mais aussi les plus bucoliques. «  Pour pratiquer ce type de cyclotourisme d’aventure, il faut des vélos un peu plus robustes et qui ont des pneus plus gros que ceux des vélos de route comme des fat bikes, des vélos de bikepacking ou des gravel bikes  », souligne M.Thériault. Ce type de cyclotourisme vous intéresse ? Les réserves fauniques du Québec sont des destinations rêvées pour pratiquer le cyclotourisme de routes gravelées. Celles-ci s’étalent en de vastes contrées forestières et sauvages qui englobent une multitude de plans d’eau.

«  Quel que soit le type de cyclotourisme que vous choisissez, il est important d’avoir le bon équipement et de comprendre un minimum comment votre vélo fonctionne avant de partir à l’aventure.  »

– Ambroise Thériault, conseiller vélo chez La Cordée

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