Mythe ou réalité ?

Le mélanome, un cancer de la peau, est en croissance. Vraiment ?

Pause vous éclaire sur les mythes qui entourent le domaine de la santé.
— Jean Siag, La Presse

La croyance

Avec l’amincissement de la couche d’ozone, les nombreuses réactions allergiques au soleil et la prolifération des crèmes avec un facteur de protection solaire de 50 ou 60, on croirait que oui.

La réalité

C’est vrai. Même si le Canada n’est pas un « pays chaud », le cancer de la peau touche un Canadien sur sept. Il s’agirait du cancer le plus souvent diagnostiqué au pays, selon la Dre Jennifer Beecker, qui préside le Groupe de travail sur la prudence au soleil de l’Association canadienne de dermatologie (ACD). Pire, l’incidence du mélanome est à la hausse au Canada, affirme la présidente de l’ACD, la Dre Julie Powell, qui a souligné hier la Journée mondiale du mélanome. De 1992 à 2013, il a augmenté d’environ 2 % par année. D’où les diverses campagnes de prévention, qui recommandent, entre autres, de ne pas s’exposer directement au soleil de 11 h à 15 h, et ce, même si ce sont les rayons UV de ce moment de la journée qui sont les plus riches en vitamine D – oui, il faut se rabattre sur les suppléments ! Pas de doute, ce cancer de la peau est grave. En 2017, 1240 Canadiens en sont morts. Mais selon l’ACD, le mélanome est « facilement traitable » lorsqu’il est vite détecté. Le taux de survie serait de 85 % pour les hommes et de 92 % pour les femmes.

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