Nate Thompson :  Le modèle idéal

Le vétéran Nate Thompson connaît son rôle à la perfection.

En plus d’être un atout important en infériorité numérique et dans les cercles de mise au jeu, l’attaquant originaire d’Anchorage, en Alaska, prend son rôle de mentor très à coeur auprès de la recrue Nick Suzuki.

Le centre âgé de 35 ans, qui a disputé son 700e match en carrière dans la LNH le 9 octobre dernier à Buffalo, n’est pas à son premier mandat à titre de mentor avec les jeunes qui font leurs débuts au sein de la meilleure ligue de hockey au monde.

Avant d’être acquis par Montréal le 11 février dernier, Thompson avait d’ailleurs pris sous son aile la recrue des Kings de Los Angeles Austin Wagner. À la suite de son départ de Los Angeles, Wagner, âgé alors de 21 ans, avait tenu à remercier Thompson pour l’avoir guidé lors de ses premiers pas dans le circuit Bettman.

Thompson a poursuivi dans la même lignée, dorénavant avec le chandail bleu-blanc-rouge. Celui qui bénéficie de son aide et de ses connaissances, c’est Suzuki.

Le jeune âgé de 20 ans a d’ailleurs tenu à souligner le rôle clé que joue Thompson dans son développement et son apprentissage.

« Il est incroyable pour moi, autant sur la glace qu’en dehors. Il est le genre de gars qui vient toujours me voir pour discuter et m’aider du mieux qu’il peut. On parle toujours ensemble, que ce soit sur le banc ou sur la glace, lors des entraînements ou des matchs », a mentionné Suzuki. « On étudie ensemble certains détails en zone défensive. Il est dans la Ligue depuis longtemps et il est d’une grande sagesse. Il est génial avec moi et il m’aide beaucoup. »

Le joueur par excellence des séries éliminatoires de la Ligue de l’Ontario en 2018-2019 peut d’ailleurs remercier Thompson de lui avoir servi la rondelle sur un plateau d’argent le 26 octobre dernier face aux Maple Leafs de Toronto. Suzuki en a profité pour inscrire son troisième but de la saison.

Le joueur originaire de London, en Ontario, figure parmi une liste assez impressionnante de six joueurs ayant inscrit trois buts ou plus à leurs 11 premiers matchs en carrière dans l’uniforme des Canadiens depuis les 40 dernières années.

Stéphane Richer (5 buts en 1985-1986) et Brendan Gallagher (4 buts en 2012-2013) devancent Suzuki à ce chapitre. Le choix de premier tour (13e au total) des Golden Knights de Vegas arrive à égalité au troisième rang en compagnie de Mark Hunter (3 buts en 1981-1982), Shayne Corson (3 buts en 1986-1987) et l’ancien capitaine du Tricolore, Saku Koivu (3 buts en 1995-1996).

Ceci dit, Suzuki n’a que 20 ans et il n’est qu’à ses débuts dans la LNH. C’est la raison pour laquelle il est important selon l’entraîneur-chef Claude Julien qu’il apprenne d’un joueur aguerri comme Thompson.

« Il est un bon exemple sur la glace et en dehors. À l’extérieur de la patinoire, il arrive toujours très tôt, il prend soin de lui et il s’entraîne bien. Sur la glace, on peut voir son expérience par la manière dont il joue », a souligné l’entraîneur des Canadiens au sujet de Thompson. « Dans le cas de Nick, il a la chance non seulement de pouvoir observer un gars comme lui, mais également de jouer avec. Ce trio a connu beaucoup de succès pour un soi-disant ’’quatrième trio’’. Ils produisent. Ils créent des choses. Pour Nick, il connaît un bon début, mais il n’y a rien de mal à le voir jouer sur cette ligne. On sait tous ce que l’avenir lui réserve. Tant qu’il connaît du succès et qu’il continue de gagner en confiance et en expérience, surtout aux côtés d’un gars comme Tommy, je pense qu’il est dans une excellente position pour le moment. »

L’ancien choix de sixième tour (183e au total) des Bruins de Boston en 2003 est actuellement le 11e attaquant le plus âgé de la LNH.

Thompson possède donc également beaucoup d’expérience dans les cercles de mise au jeu. Le vétéran avait remporté 52,6 % de ses mises au jeu en carrière avant le début de la saison 2019-2020.

Étant un joueur de centre naturel, Suzuki peut aussi apprendre de Thompson dans cet aspect du jeu.

« C’est bien de l’avoir avec moi en zone défensive. Il est très bon dans les cercles de mise au jeu », a exprimé Suzuki. « J’essaie d’apprendre de nouveaux trucs de lui pour m’améliorer au niveau des mises au jeu. »

Seules les années pourront nous dire réellement l’impact qu’aura eu Thompson sur le développement de Suzuki, mais disons que le jeune de 20 ans semble s’être fait un grand frère pour la vie.

Un texte de Pierre-Antoine Mercier

Ce texte provenant de La Presse+ est une copie en format web. Consultez-le gratuitement en version interactive dans l’application La Presse+.