Brexit

12 000 emplois

Le Brexit va coûter entre 3000 et 12 000 emplois financiers au Royaume-Uni, a expliqué hier à l’AFP une haute responsable de la City de Londres, qui presse le gouvernement d’éviter le scénario du pire d’une sortie sans accord. « Il s’est écoulé 10 ans depuis la crise financière et la dernière chose souhaitable est une déstabilisation » des services financiers et des marchés, s’inquiète dans un entretien Catherine McGuinness, qui fait partie des principaux dirigeants du lobby financier londonien.

— Agence France-Presse

CES

LG dévoile une télé enroulable

Le groupe sud-coréen LG a dévoilé hier un téléviseur dont l’écran peut s’enrouler et se dérouler entièrement, exemple de l’engouement pour les écrans pliables, très présents au salon CES de l’électronique grand public de Las Vegas. L’écran OLED de 65 pouces (165 cm) peut ainsi complètement se rétracter et disparaître dans sa base, qui fait office d’enceinte dernier cri, a constaté un journaliste de l’AFP lors d’une présentation à la presse faite à la veille de l’ouverture officielle du Consumer Electronics Show. Sans donner de date exacte pour sa commercialisation – ni de prix –, LG a présenté ce modèle dans sa gamme 2019, laissant supposer qu’il pourrait être sur le marché cette année. Le téléviseur peut se dérouler partiellement ou complètement selon les besoins et peut servir d’écran de contrôle pour tous les appareils connectés de la maison. — Agence France-Presse

Bausch Health

L’ex-Valeant table sur une année moins tumultueuse

Le chef de la direction de Bausch Health s’attend à observer une croissance des revenus cette année alors que la société pharmacologique émerge d’une montagne de dettes et de poursuites judiciaires. Joseph Papa a dit s’attendre à ce que Bausch, anciennement connue sous le nom de Valeant Pharmaceuticals, double les revenus tirés de ses sept principaux produits, pour atteindre entre 150 et 300 millions US, générant ainsi une croissance de ses ventes d’ensemble. Ces sept produits comprennent les produits de soins oculaires qui traitent divers problèmes, allant du glaucome aux yeux injectés de sang. Depuis qu’il a pris la barre de l’entreprise en 2016, M. Papa s’est éloigné de la stratégie d’acquisition ambitieuse de son prédécesseur, Mike Pearson, et s’est concentré sur la réduction de la dette de la société, l’abaissant de plus de 1 milliard de dollars en 2018 pour la ramener à moins de 25 milliards US. — La Presse canadienne

Banque mondiale

Le président démissionne

Le président de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, a annoncé hier qu’il démissionnait de l’institution de développement le 1er février, quatre ans avant la fin de son second mandat. Dans un communiqué, Jim Yong Kim, qui a présidé la Banque mondiale pendant six ans, indique seulement qu’il va rejoindre « une société » et se focaliser « sur les investissements dans les infrastructures dans les pays en développement ». Un Américain est habituellement nommé à la tête de la Banque mondiale tandis que la direction du Fonds monétaire international est confiée généralement à un Européen. Un partage des rôles désormais fortement contesté par les pays émergents. Âgé de 59 ans, Jim Yong Kim sera remplacé dans l’intérim par Kristalina Georgieva, directrice générale de la Banque mondiale. — Agence France-Presse

Guerre commerciale

Négociations américano-chinoises à Pékin

Négociateurs américains et chinois ont entamé hier, à Pékin, des discussions pour tenter de mettre fin à la guerre commerciale entre les deux premières économies du monde.

En quittant son hôtel hier matin, la délégation américaine emmenée par le représentant adjoint pour le Commerce, Jeffrey Gerrish, n’a fait aucun commentaire à l’adresse des nombreux journalistes couvrant cette première session de négociations en face-à-face depuis la rencontre des présidents américain et chinois, début décembre à Buenos Aires.

Donald Trump et Xi Jinping avaient alors convenu de se donner un délai de trois mois, jusqu’à début mars, pour essayer de mettre fin, par la négociation, à leur affrontement à coups de droits de douane.

Les deux parties restaient très discrètes sur le déroulement des discussions, dont le lieu n’a pas même été révélé. Pékin a simplement précisé vendredi qu’elles auraient lieu lundi et mardi.

« Je pense que nous pouvons conclure un accord avec la Chine », a déclaré le président américain vendredi. « On verra ce qui se passera, on ne sait jamais avec une négociation », a-t-il toutefois tempéré.

« Nous avons une négociation commerciale massive en ce moment avec la Chine, le président Xi est très impliqué tout comme moi-même. Nous négocions au plus haut niveau, et cela se passe très bien », a souligné le milliardaire.

La guerre commerciale nuit à l’économie chinoise

Le secrétaire américain au Commerce Wilbur Ross a par ailleurs affirmé hier que le bras de fer commercial avec la Chine handicapait « assurément » l’économie chinoise et que cela était « attendu ».

Les tarifs douaniers supplémentaires « ont certainement fait du mal à l’économie chinoise », a affirmé le ministre de Donald Trump sur la chaîne CNBC, ajoutant que l’administration américaine ne se sentait « ni heureuse ni coupable » de ces conséquences.

« Nous nous attendions à ce que cela arrive », a-t-il ajouté, minimisant néanmoins le ralentissement de la deuxième économie mondiale.

« Ils passent de 8 % de croissance à 6 % ou moins, ce n’est pas une dépression du type des années 30 », a encore commenté M. Ross. Il a aussi expliqué que le risque que l’économie américaine souffre de cet affaiblissement chinois était « très faible ». « Notre économie est plus grosse que la leur », a-t-il résumé, ajoutant que la Chine exportait bien plus vers les États-Unis que l’inverse.

M. Ross s’est par ailleurs montré relativement optimiste sur les négociations avec Pékin. « Il y a de bonnes chances qu’on parvienne à un accord raisonnable qui nous convienne ainsi qu’à la Chine concernant les échanges », a-t-il déclaré.

— Agence France-Presse

Ce texte provenant de La Presse+ est une copie en format web. Consultez-le gratuitement en version interactive dans l’application La Presse+.