CourS Kimberly, courS !

À la tête de cinq restaurants réputés à Montréal – Miss Prêt à Manger, Monsieur Restaurant + Bar, le Bird Bar, le Henden et le Restaurant du MAC – , la femme d’affaires de 37 ans carbure aux défis. Son plus imposant ? La course ! « C’est un vrai accomplissement. » De quoi lui donner des ailes pour lancer d’autres projets !

COURIR COMME UNE CHEF

Rencontre avec une coureuse passionnée qui carbure aux défis.

L’ingrédient de la réussite

Chacun de vos établissements propose un concept original (traiteur bio, bar à champagne et poulet frit, speakeasy…) et figure parmi les bonnes adresses de Montréal. Quel est votre ingrédient secret ? Pour que la « mayonnaise prenne », je remplace la mayo par du bon yogourt ! Sans blague, je sais bien m’entourer, je ne tiens rien pour acquis et je n’arrête jamais d’apprendre. C’est important d’avoir des mentors à qui demander conseil. Pour moi, c’est une erreur d’essayer de tout faire seul. Aussi, je valorise les équipes et je veille à ce qu’elles se sentent bien.

Courir sa vie

Comme entrepreneure et chef, vous vivez à un rythme effréné. Qu’est-ce qui vous motive à courir même dans vos temps libres ? La course m’aide à mieux performer au travail. Je prends des notes dans ma tête et je les écris ensuite dans mon téléphone. Ça me permet de mettre mes idées au clair et de me concentrer sur mes défis pour mieux attaquer mes journées. D’autres fois, j’écoute de la musique et je pars dans mes pensées. La course, c’est aussi mental que physique. C’est une façon de sentir toutes les parties de son corps, de se « grounder ». C’est important de rester actif. Quitte à commencer par faire de la marche. Ensuite, tu cours 5, 10, 15 minutes… Ça se fait bien !

Trouver l’équilibre

Comment faites-vous pour concilier la course et les restos ? Je ne trouve pas le temps de courir, je le crée. Comme chef de plusieurs établissements, je goûte à tout. Le sport me permet d’apprécier encore plus la bonne bouffe. Je m’entraîne le matin, trois fois par semaine. L’hiver, je vais au gym, je combine tapis roulant et entraînement de boxe. L’été, je cours dehors. Comme je voyage beaucoup pour le travail – je participe à des concours et à des formations en Europe, je suis invitée à cuisiner dans les Caraïbes… – , courir me permet de bouger où que je sois. J’en profite pour explorer la ville, courir sur la plage. Si j’arrête de courir, c’est dur ensuite de reprendre. Alors même ailleurs ou en vacances, j’enfile mes « runnings ».

Un petit supplément d’âme

Qu’est-ce que la course vous apporte de plus que les autres sports et qui vous plaît tant ? C’est très spécial, la course. C’est mon plus gros défi sportif. Il faut que je trouve ma propre motivation. Je dois me souvenir de la façon dont je me sentais la fois précédente : accomplie, relaxe, centrée. C’est une forme de méditation en mouvement. Le jour où j’ai ressenti un high, j’ai compris que j’avais trouvé le bon rythme. C’était en Floride, il faisait chaud, j’étais avec mon frère et on s’amusait à repousser nos limites. Je lui ai demandé : c’est quoi ce buzz ? Il m’a dit : c’est ça, la course !

Les plus beaux parcours

Quels sont vos circuits favoris, ici et ailleurs ? Depuis que j’habite dans le Sud-Ouest, je cours le long du canal Lachine. C’est très agréable, industriel et montréalais. Je passe devant le moulin à farine Five Roses, le marché Atwater, tout le monde se salue… Ce que j’aime aussi, c’est courir à l’étranger. Je fais exprès de prolonger mes séjours pour découvrir des parcours intéressants. Par exemple, après une tournée des vignobles en Italie, je suis allée à Capri. Je me levais le matin et j’allais courir en haut de la montagne. Mon prochain but ? Un marathon. J’attends vos conseils !

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