Le Startupfest de Montréal

Une invitation aux entrepreneurs du pot et des cryptomonnaies

Les gens d’affaires qui ont une bonne idée en tête ou qui sont déjà aux commandes d’une jeune pousse prometteuse ont leur festival bien à eux avec la tenue du Startupfest du 10 au 14 juillet. Montréal, qui aspire à apparaître sur la carte mondiale des villes les plus dynamiques en matière de création de jeunes entreprises technologiques, ne figure pas encore dans le haut du palmarès, mais des initiatives comme le Startupfest contribuent à la notoriété grandissante de l’écosystème montréalais. Explications.

Qu’est-ce que le Startupfest ?

« C’est un gros événement, une plateforme qui dure cinq jours », explique Philippe Telio, fondateur du festival qui en est à sa 8e édition. 

Particularité de l’événement : des mini-festivals s’organisent à l’intérieur du festival. Thèmes à la mode, l’intelligence artificielle (AIfest), le pot (Cannabisfest) et les cryptomonnaies (Cryptofest) sont à l’honneur cette année au parc Dieppe, à l’extrémité de la Cité-du-Havre, à mi-chemin entre le Vieux-Port et l’île Sainte-Hélène.

La première édition s’est déroulée en 2011 au Vieux-Port de Montréal. Elle a attiré 1100 personnes. Le festival a été précédé pendant des années par la tenue de Startup Camps, organisés eux aussi par l’équipe de M. Telio.

Qui en est l’organisateur ?

Philippe Telio est à la tête de la Fondation du startup de Montréal, un organisme à but non lucratif qui organise le Startupfest. Andy Nulman (ex-Just for Laughs) est le nouveau président du conseil d’administration de la fondation. Pendant le festival, M. Telio pilote une équipe de 20 employés et supervise une centaine de bénévoles.

Qu’est-ce qu’un entrepreneur gagne à participer au Startupfest ?

« On offre au total 750 000 $ en prix, du vrai argent, insiste M. Telio. Il y a un premier prix d’investissement de 100 000 $. Des accélérateurs de Toronto, de Montréal avec Diagram Ventures, de New York garantissent un investissement chacun d’environ 50 000 $. Il y a d’autres prix à gagner. Il y a quantité d’occasions pour les entreprises de se faire valoir, poursuit-il. Les médias internationaux sont présents, dont TechCrunch, CNN, VentureBeat. C’est une occasion de venir s’inspirer. Des entrepreneurs y viennent pour se faire connaître des investisseurs, et des accélérateurs, pour rencontrer du monde. Beaucoup viennent pour recevoir du financement. »

Combien de participants sont-ils attendus ?

Environ 7000 personnes en cinq jours. La journée du samedi 14 juillet est ouverte au public, sans frais, de 10 h à 16 h. D’après M. Telio, l’événement connaît une progression de l’achalandage de 25 à 50 % par an. La moitié des participants sont québécois, 25 % proviennent du reste du Canada, 20 %, des États-Unis et 5 %, du reste de la planète.

Qui sont les vedettes parmi les conférenciers ?

L’événement a programmé plus de 150 conférenciers, parmi lesquels la vice-présidente aux intégrations des acquisitions chez Facebook, Laura Cumberland, la futurologue Nilofer Merchant, la femme d’affaires influente Jessica O. Matthews et Michael Casey, un spécialiste du MIT Media Lab dans tout ce qui touche les chaînes de blocs et les cryptomonnaies. 

« Nous n’avons pas les budgets pour attirer des vedettes en leur versant des cachets de 100 000 $, justifie Philippe Telio. Ce sont des conférenciers de renom dans le monde des startups ou des entrepreneurs qui ont réussi, des investisseurs qui ont investi avec succès et qui cherchent à faire des acquisitions. »

L’événement semble se dérouler surtout en anglais. Quelle est la place du français au juste ?

La conférence fait un effort à ce chapitre depuis l’an dernier. Les premières années, tout se passait en anglais, reconnaît M. Telio. Pour cette édition-ci, même si la majorité des activités se déroule encore dans la langue de Steve Jobs, une scène sur les cinq que comprend le festival regroupera les activités en français, du mercredi au vendredi. Le mercredi 11 juillet à 16 h 40, on y entendra l’humoriste Martin Petit et Andy Nulman raconter la genèse du nouveau festival Grand Montréal comédie fest.

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