Cliffs

Les retraités récupèrent 29 millions de dollars

Les retraités et les anciens travailleurs de Cliffs, qui se battent depuis des années pour récupérer l’argent de leur régime de retraite et d’assurances, dans le cadre d’un processus de liquidation supervisé par le tribunal, viennent finalement de conclure une entente de 29 millions de dollars. Le Syndicat des Métallos, affilié à la FTQ, qui représente ces quelque 1700 retraités et anciens travailleurs de Cliffs Natural Resources, en a fait l’annonce hier. Cliffs Natural Resources s’était retirée du Québec en janvier 2015. La mine Wabush et Chemin de fer Arnaud s’étaient placées sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies. Le régime de retraite était alors déficitaire de 28 millions. Les retraités voyaient donc leur rente réduite de 21 %. Au cours d’une entrevue, Nicolas Lapierre, coordonnateur du Syndicat des Métallos pour la Côte-Nord, s’est dit très satisfait de l’entente qui a été conclue, « au-delà de [leurs] espérances ».

— La Presse canadienne

Discorde chez David’s Tea

Le cofondateur en rajoute

Le cofondateur des Thés David’s Tea, Herschel Segal, a décidé d’en rajouter une couche dans le cadre de son offensive visant à remplacer le conseil d’administration de la chaîne québécoise en difficulté. Espérant rallier des actionnaires, sa société Placements Mauvais Jours a mis en ligne le site « www.savedtea.com » – uniquement en anglais – dont la facture visuelle reprend les éléments du site original du détaillant. En plus d’y présenter les grandes lignes de son plan de redressement, M. Segal dresse la liste de ses nombreuses critiques à l’endroit des dirigeants actuellement en poste chez David’s Tea.

— La Presse canadienne

Économie

Le Vatican critique le système financier

Dette publique, produits dérivés, prêts hypothécaires à risque, économie extraterritoriale (offshore), taux Libor : le Vatican a décortiqué et critiqué hier, avec une précision technique inédite, le système financier mondial jugé globalement amoral.

Le pape François, témoin notamment de la crise économique argentine et de l’exploitation des plus pauvres traités comme des « déchets », n’a de cesse de dénoncer une économie financière virtuelle et destructrice d’emplois. Au point d’être accusé d’idées marxisantes, qu’il réfute.

Il soutient sans surprise le texte signé hier par la Congrégation pour la doctrine de la foi (gardienne du dogme et commentatrice inattendue pour ce type de sujet) et le dicastère pour le service du développement humain intégral (créé par le pape François), qui se plonge plus en détail dans les rouages des spéculateurs.

La crise amorcée en 2007

Le Vatican déplore que la crise économique et financière, amorcée aux États-Unis à l’été 2007 avec les prêts hypothécaires à risque (subprimes), n’ait pas débouché sur l’élimination de certaines pratiques spéculatives et la valorisation de l’économie réelle.

« Le fait d’appliquer des taux d’intérêt excessivement élevés, en réalité non soutenables pour ceux qui empruntent, représente une opération non seulement illégitime du point de vue éthique, mais aussi un dysfonctionnement quant à la santé de l’économie », écrit-il.

Le texte dénonce aussi ceux qui « provoquent une baisse artificielle du prix des titres de dette publique, sans se soucier du fait qu’il influence négativement ou aggrave la situation économique du pays ».

Le Vatican critique longuement les placements extraterritoriaux. « La richesse privée accumulée par certaines élites dans des paradis fiscaux a presque égalé la dette publique de leurs pays respectifs », déplore-t-il, en estimant qu’un impôt minimum sur les transactions extraterritoriales pourrait résoudre en partie le problème de la faim dans le monde.

La dette publique qui pèse sur les États, souvent générée par « une gestion maladroite » du système d’administration publique, est « l’un des plus grands obstacles au bon fonctionnement et à la croissance des différentes économies nationales ». Les signataires préconisent donc « des politiques de réduction raisonnable et harmonisée ».

— Agence France-Presse

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