Russie

38 °C

Température record atteinte dans la ville arctique de Verkhoïansk. L’Arctique russe a enregistré en juin des température « extraordinaires » ayant provoqué des incendies inhabituels dans la toundra, a indiqué mardi le chef de l’agence météorologique russe, Roman Vilfand, reliant ces anomalies aux changements climatiques. (AFP)

Belgique

Le roi s’excuse au Congo pour le passé colonial

Le roi des Belges a présenté mardi « ses plus profonds regrets pour les blessures » infligées, lors de la période coloniale, à l’ex-Congo belge, une première historique dans le sillage de la vague d’émotion mondiale après la mort de George Floyd aux États-Unis. Ces déclarations mettent « du baume sur le cœur du peuple congolais. C’est une avancée qui va booster les relations amicales entre nos deux nations », a réagi la ministre congolaise des Affaires étrangères, Marie Ntumba Nzeza, dans un message à l’AFP. Faute de cérémonie à Kinshasa, capitale de l’actuelle République démocratique du Congo (RDC, ex-Zaïre), rendue impossible par la pandémie de nouveau coronavirus, le roi Philippe de Belgique a adressé une lettre au président de la RDC, Félix Tshisekedi, à l’occasion du 60e anniversaire de l’indépendance de son pays le 30 juin 1960. Dans ce courrier, il évoque – sans nommer son ancêtre – l’époque de Léopold II, qui a été jugée la plus brutale par les historiens, quand le défunt roi gérait le Congo et ses richesses comme son bien privé depuis Bruxelles. « À l’époque de l’État indépendant du Congo [de 1885 à 1908 quand Léopold II céda le territoire à l’État belge], des actes de violence et de cruauté ont été commis, qui pèsent encore sur notre mémoire collective », écrit Philippe, qui règne depuis 2013.

— Agence France-Presse

Afghanistan

L’armée responsable d’un bombardement meurtrier d’un marché, selon l’ONU

L’ONU a imputé mardi à l’armée afghane le bombardement d’un marché, la veille, dans le sud du pays, qui a tué au moins 23 civils. « Les premières conclusions impartiales de la MANUA indiquent que des obus de l’armée nationale afghane (ANA) ont infligé de lourdes pertes civiles lundi », a déclaré sur Twitter la Mission d’assistance onusienne en Afghanistan (MANUA). « De multiples sources crédibles affirment que l’ANA a tiré ces obus mortels en réponse à des tirs talibans, manquant la cible prévue », a-t-elle ajouté. Lundi, le commandement militaire avait déclaré que les talibans étaient responsables de « deux explosions dans le marché du district de Sangin », dans la province du Helmand. « Malheureusement, 23 civils ont été tués et 15 blessés », avait-il ajouté. Le gouvernorat du Helmand, dans un autre communiqué, avait confirmé ce bilan, mais il avait fait état d’un mode opératoire différent, avec quatre obus lancés sur un bazar, puis l’explosion d’une voiture piégée. Interrogé par l’AFP, un porte-parole des insurgés, Qari Yousuf Ahmadi, avait accusé lundi les autorités et leurs « mercenaires » d’être derrière ces explosions. Dans un communiqué, le président afghan, Ashraf Ghani, avait de son côté appelé les talibans à arrêter les violences. Sangin est un district farouchement disputé ces dernières années par les talibans et les forces afghanes et de la coalition. Le Helmand, vaste province du Sud afghan où la culture du pavot est reine, est très largement sous le contrôle des insurgés.

— Agence France-Presse

Royaume-Uni

Johnson propose son « New Deal »

Le premier ministre britannique, Boris Johnson, a promis mardi une « révolution par les infrastructures » inspirée du « New Deal » américain pour relancer une économie frappée de plein fouet par la pandémie de nouveau coronavirus, qui a contraint à un premier reconfinement local. Malgré sa décision de fermer les commerces non essentiels et écoles à Leicester, le gouvernement conservateur reste déterminé à redémarrer l’activité dans le reste du pays, le plus endeuillé en Europe par la COVID-19 avec plus de 43 000 morts. Après avoir enfilé un casque sur un chantier de construction, Boris Johnson a présenté sa vision pour sortir l’économie du gouffre, avec un plan de 5 milliards de livres (environ 8,5 milliards de dollars) d’investissements dans les infrastructures, résumé par le slogan « Construire, construire, construire ». « Cela ressemble à un New Deal […] parce que c’est ce que l’époque exige : un gouvernement puissant et déterminé qui met ses bras protecteurs autour du peuple en temps de crise », a-t-il déclaré en référence à la politique dite de la « nouvelle donne » de Franklin D. Roosevelt qui avait permis de relancer l’économie américaine par la demande et l’intervention de l’État après la Grande Dépression des années 1930. « Ce moment nous donne une occasion bien plus grande d’être radical et de faire les choses différemment », a-t-il martelé, à Dudley, dans le centre de l’Angleterre. Il est peu rentré dans les détails de ce plan, qui comprend des investissements notamment dans la construction et la rénovation d’écoles, d’hôpitaux et de routes.

— Agence France-Presse

Allemagne

L’armée exclut les extrémistes de droite de ses rangs

L’armée allemande a annoncé mardi la dissolution partielle de ses forces spéciales emblématiques, les KSK, à la suite de plusieurs scandales sur leur proximité avec l’extrême droite qui l’ont profondément déstabilisée. Cette unité d’élite « ne peut pas continuer à exister dans sa forme actuelle. Elle doit être modifiée de l’intérieur et mieux intégrée à la Bundeswehr », indique un rapport du ministère de la Défense présenté mardi aux députés et que l’AFP a obtenu. Les forces spéciales sont accusées de s’être trop émancipées du reste de l’armée, favorisant la mise en place de « dirigeants toxiques » et la diffusion « d’idées extrémistes », poursuit le rapport. Dans l’immédiat, la deuxième compagnie des KSK, considérée comme le lieu où les dérapages d’extrême droite ont été les plus importants, sera dissoute sans être remplacée. L’unité ne conservera donc plus que trois compagnies. Camouflet encore plus cinglant : tant qu’un renouvellement en profondeur n’aura pas eu lieu, les forces spéciales se voient interdire de participer aux exercices et aux missions sur le plan international. Créée en 1996 et modelée sur les Special Air Service (SAS) britanniques, l’unité d’opérations secrètes est composée d’environ 1400 soldats de commandement et de soutien. Ses tâches consistent notamment à rapatrier les Allemands des zones de guerre et de crise, à recueillir des informations ou encore à entraîner les forces alliées.

— Agence France-Presse

Liban 

L’armée retire la viande de ses repas en pleine inflation

L’armée libanaise ne servira plus de viande dans les repas fournis aux soldats, a rapporté mardi l’agence nationale d’information (ANI), dans un pays en plein naufrage économique et en proie à une explosion de l’inflation.

Depuis plusieurs mois, le Liban est secoué par la plus grave crise économique de son histoire, marquée par une dépréciation inédite de sa monnaie nationale qui a plongé près de la moitié de la population dans la pauvreté.

« En raison des difficiles conditions de vie dont souffre le Liban, l’institution militaire, qui traverse les mêmes difficultés économiques, a supprimé la viande des repas servis aux soldats durant leur service », d’après l’ANI.

Dans un pays où quasiment tout est importé, le prix des produits alimentaires a bondi de 72 % entre octobre 2019 et la fin de mai 2020, selon l’Association de protection des consommateurs.

En près de deux mois, le prix du kilo de bœuf chez certains bouchers de Beyrouth est passé de 18 000 livres libanaises à 50 000 livres, tandis que la viande de mouton atteint désormais les 80 000 livres, contre 30 000 auparavant.

Mardi, le ministre de l’Économie, Raoul Nehmé, a annoncé une augmentation du prix du sac de pain de 1500 à 2000 livres, a rapporté l’ANI, soit une hausse de plus de 30 %.

Cette hyperinflation risque de se poursuivre, alors que la livre poursuit sa dégringolade sur le marché noir.

Mardi, la monnaie nationale s’échangeait à plus de 8000 livres pour 1 dollar, contre 5000 livres pour 1 dollar il y a 10 jours.

Officiellement, la livre est toujours indexée sur le dollar depuis 1997 au taux fixe de 1507 livres.

Le syndicat des bouchers et des négociants en bétail a rapporté mardi dans un communiqué la fermeture de « plus de 60 % des boutiques de viande » en raison de « la montée en flèche du dollar ».

« Débloquez notre argent des banques ou subventionnez le secteur », a averti le syndicat à l’adresse des autorités. « Sinon, nous n’aurons pas d’autre choix que la fermeture. »

La crise actuelle a sonné le glas d’une classe moyenne déjà érodée par des années de ralentissement économique. Selon les autorités, 45 % de la population vit sous le seuil de pauvreté.

La crise économique a été un des catalyseurs en octobre d’un soulèvement inédit contre l’intégralité de la classe politique, accusée de corruption et d’incompétence.

— Agence France-Presse

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