Faire du sport
son mode de vie

Été comme hiver, la cycliste Sarah Dostie-Ménard parcourt quotidiennement les sentiers du parc de la Gatineau, à deux pas de chez elle, que ce soit sur deux roues, à pied ou en ski de fond. Encore ambivalente quant à son avenir sur les circuits compétitifs de vélo de montagne, la jeune femme de 24 ans n’a toutefois pas l’intention d’abandonner l’entraînement. « Mes motivations vont au-delà de la compétition, précise-t-elle. L’activité physique fait partie de mon mode de vie. »

Le sport, c’est une affaire de famille chez les Dostie-Ménard. Dès le plus jeune âge, Sarah, son frère Samuel et sa sœur Florence passaient leurs samedis matin d’hiver sur les pentes pour leurs cours de ski alpin.

D’autres activités se sont ajoutées par la suite; les enfants suivaient leurs parents, eux-mêmes de grands sportifs.

Ainsi, tous trois sont aujourd’hui aussi mordus de ski de fond, de course à pied et de vélo que leurs parents. « Mon père fait encore des compétitions », souligne l’athlète originaire de Chelsea, en Outaouais, pas peu fière, ajoutant que sa mère l’inspire également à repousser ses limites. Elle renchérit : « Les sportives qui, comme elle, continuent à bouger peu importe leur âge sont des sources d’inspiration pour moi. »

L’hiver, c’est fait pour jouer

Se décrivant comme une cycliste d’abord et avant tout, Sarah Dostie-Ménard ne cesse pas de rouler dès que tombe la première neige. Loin de là ! Mais vous ne la verrez pas pour autant s’entraîner à l’intérieur, que ce soit au gym ou sur un vélo stationnaire.

Elle opte plutôt pour le vélo d’hiver quand les pistes le permettent. D’autant que la communauté d’adeptes féminines de ce sport encore méconnu grandit d’année en année. À son plus grand bonheur.

« C’est sûr que c’est intéressant de s’entraîner avec les gars, mais j’aime m’entourer de femmes quand je fais du vélo, admet Sarah. Non seulement pour la ride, mais pour le chocolat chaud après. »

Le parc de la Gatineau, son « terrain de jeu », comme elle l’appelle, lui permet en outre de profiter de la nature sans même avoir à prendre sa voiture, puisqu’elle habite tout près. « La nature m’apporte un bien-être profond, confie la grande sportive. Et puis les paysages enneigés sont incroyables. »

Qui plus est, bouger en hiver s’avère une bonne manière de se réconcilier avec la saison froide. « Sinon, c’est tellement facile de rester enfermée ! s’exclame-t-elle. C’est pour cette raison que je continuerai à m’entraîner même sans la compétition. »

Dans un tel contexte, s’étonnera-t-on de savoir que Sarah Dostie-Ménard terminera d’ici quelques mois son baccalauréat en enseignement de l’activité physique ? La cycliste de montagne entrevoit d’ailleurs déjà les possibilités que lui offrira sa carrière d’enseignante. « J’ai l’intention d’amener les élèves dehors et de miser sur le plein air, mentionne-t-elle. Ça se voit de plus en plus et il y a une demande pour ça. »

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