Vivre zen

Petit lexique du lâcher-prise

Du contrôle absolu à la quête insatiable de perfection, la société nous enseigne tout le contraire du lâcher-prise. Et si on apprenait à accepter d’emblée ce qu’on ne peut pas changer ? Décrocher de ses idées fixes peut non seulement réduire l’anxiété, mais aussi rendre plus heureux. Petite incursion au pays du lâcher-prise.

Le moment présent

Entre les horaires de président, la pression sociale et le bombardement d’informations, pas toujours facile de s’ancrer dans le présent. Pour y arriver, on doit d’abord faire la paix avec la réalité. Rien ne sert de lutter contre le passé ou d’appréhender le futur. La vie se passe ici et maintenant. Et comme le dit si bien le proverbe, chaque chose en son temps.

La pleine conscience

La pleine conscience consiste à se reconnecter à soi-même et au monde ambiant. Elle permettrait d’expulser les pensées négatives et de saisir l’instant présent. On peut faire des exercices de pleine conscience en méditant ou en les intégrant aux activités du quotidien. En marchant dehors, par exemple, on se concentre sur le bruit de ses pas dans la neige et sur la sensation du vent sur ses joues. Du coup, la pensée est dirigée sur le moment présent, et non sur les tourments.

Le détachement

À force de s’agripper à ses soucis, on peut devenir prisonnier de ses propres pensées. En adoptant une attitude plus détachée, on parvient à relativiser et à se focaliser sur les aspects positifs d’un évènement. Le détachement ne signifie pas nier ses problèmes, mais plutôt en prendre conscience sans toutefois se laisser miner par la situation. Une dure journée ? On tourne la page. Demain est un autre jour.

L’acceptation

Accepter les réalités inévitables de la vie permet de mieux composer avec les émotions qu’elles génèrent. Prenons l’idée de vieillir, par exemple. On peut combler cette ride du lion autant qu’on le voudra, mais impossible d’empêcher le temps de faire son œuvre. Le lâcher-prise sur les idéaux de beauté est un défi de tous les jours, mais c’est bon pour le moral… et pour le portefeuille !

La bienveillance

On est du genre à se fixer 383 objectifs dans une journée et à vouloir que tout soit parfait ? Lâcher prise sur ces exigences irréalistes est un acte de bienveillance envers soi-même. Alors, on se pardonne d’en faire moins, de se tromper et même de décevoir les autres. On oublie le plus-que-parfait et on conjugue sa vie à l’imparfait.

L’ouverture

Pour réussir à lâcher prise, on doit être ouvert au changement. C’est un peu comme si on autorisait le cerveau à emprunter de nouveaux sentiers neurologiques, auparavant verrouillés à clé. Mais attention ! Se libérer de ses contraintes personnelles ne se fait pas en criant lapin. Le véritable lâcher-prise nécessite de la patience, de l’entraînement et une pincée d’humilité.

La paix intérieure

La paix intérieure est sans doute la plus belle récompense du lâcher-prise. Une personne sereine est plus encline à s’émerveiller, à pardonner, à aimer, à voir le bien, à éprouver de la gratitude et à avoir confiance en l’avenir. L’idée n’est pas de se transformer en dalaï-lama du jour au lendemain, mais plutôt d’accueillir les évènements sans constamment s’y opposer, afin de laisser une plus grande place à l’apaisement profond.

La liberté d’esprit

Le lâcher-prise apporte une liberté d’esprit incroyable. En laissant aller les pensées toxiques et les attentes illusoires, on devient entièrement libre de reformuler son dialogue intérieur. A-t-on besoin de gagner le gros salaire, de faire plaisir à tout prix et d’avoir des abdominaux de béton pour mener une vie heureuse ? Évidemment, la réponse est non. Ne reste plus qu’à se débarrasser de toutes ces fausses croyances qui brouillent les pistes du bonheur.

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