Italie

« Si on y arrive, ce sera une bombe, mais une bombe dans le sens positif. »

— Luigi Di Maio, chef du mouvement antisystème 5 étoiles (M5S), à propos de l’accord qu’il cherche à conclure avec Matteo Salvini, patron de la Ligue (extrême droite), pour gouverner l’Italie. Les pourparlers entre les deux hommes et leurs lieutenants, qui avaient semblé près d’aboutir lundi, ont dû être prolongés. (AFP)

Hawaii

Alerte rouge après le jaillissement d’un nuage de cendres volcaniques

Un énorme nuage de cendres volcaniques a jailli hier du volcan hawaïen Kilauea, incitant les autorités à déclencher une alerte rouge pour l’aviation face à la forte probabilité d’éruption. Ce niveau d’alerte « signifie un danger immédiat pour la santé, alors prenez des mesures pour limiter toute exposition », a déclaré l’Agence de protection civile dans un communiqué. « C’est une situation grave qui touche toute la population exposée », a ajouté cette source, précisant que les problèmes de santé peuvent être l’étouffement et l’incapacité de respirer. Selon la protection civile, le nuage atteint de 3000 à 3600 mètres de hauteur. Le département a également mis en garde la population locale contre des problèmes respiratoires, la qualité de l’air étant affectée par le nuage volcanique. Ce nouveau nuage de cendres apparaît peu après une nouvelle fissure ouverte sur la Grande Île d’Hawaii, où se trouve le cratère, ce qui porte à 20 le nombre total de failles débordantes de lave causées par l’éruption du volcan, le 3 mai. Les scientifiques ont averti du risque d’une éruption volcanique majeure.

— Agence France-Presse

Actualités

Les Européens et l’Iran s’engagent à sauver l’accord nucléaire

Les Européens se sont engagés hier, lors d’une rencontre à Bruxelles avec le chef de la diplomatie iranienne Mohammad Zarif, à assurer à l’Iran des ressources économiques afin de sauver l’accord sur le nucléaire menacé par les sanctions décidées par les États-Unis après leur décision de s’en retirer. « Nous cherchons des solutions pratiques pour permettre à l’Iran de continuer ses ventes de pétrole et de gaz, poursuivre ses transactions bancaires, maintenir les liaisons aériennes et maritimes, lui assurer des crédits à l’exportation et faciliter les investissements », a détaillé la représentante de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, qui a présidé la réunion. « Je crois que c’est un bon départ. Nous n’y sommes pas encore, nous commençons le processus », s’est félicité de son côté M. Zarif en quittant Bruxelles, après s’être entretenu avec Mme Mogherini et ses homologues français, allemand et britannique, représentants des trois pays européens impliqués dans l’accord.

— Agence France-Presse

Brexit

L’Écosse s’engage dans un bras de fer avec Londres

Le Parlement écossais a rejeté hier un projet de loi britannique organisant la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, une première qui pourrait déboucher sur une crise constitutionnelle. Les parlementaires régionaux ont voté à 93 voix contre 30 une motion qui refuse d’accorder leur « consentement » à ce projet de loi de l’exécutif britannique mené par la conservatrice Theresa May. La première ministre écossaise Nicola Sturgeon a estimé que le Royaume-Uni se dirigeait désormais vers un « territoire constitutionnel inexploré ». Theresa May ne devra pas nécessairement amender son texte à la suite de l’objection de l’Écosse, une des quatre nations constitutives du Royaume-Uni, mais des experts estiment qu’une confrontation directe entre Londres et Édimbourg pourrait pousser l’Écosse un peu plus vers l’indépendance.

— Agence France-Presse

Mariage princier 

Le père de Meghan confirme qu’il ne sera pas présent

Nouveau coup de théâtre à quelques jours du mariage royal : après plusieurs revirements, le père de Meghan Markle a affirmé hier à un média américain qu’il ne pourrait pas assister aux noces de sa fille et du prince Harry. Thomas Markle, 73 ans, a indiqué à TMZ qu’il allait se faire opérer du cœur ce matin. « Thomas Markle ne va donc pas mener sa fille vers l’autel samedi et il ne se rendra pas en Angleterre », écrit TMZ. Cette annonce fait suite à une période d’interrogations quant à la présence de M. Markle au mariage, qui a quelque peu enrayé la communication parfaitement rodée de la famille royale. Cette dernière ne répondait plus aux sollicitations, hier. La mère de Meghan Markle, Doria Ragland, 61 ans, devrait, elle, être bien présente à la cérémonie et pourrait conduire sa fille à l’autel, selon plusieurs médias.

— Agence France-Presse

Corée du Nord

Pyongyang menace d’annuler le sommet avec Washington

La Corée du Nord a menacé aujourd’hui d’annuler le sommet prévu le mois prochain entre Kim Jong-un et Donald Trump si Washington essayait de la contraindre à renoncer unilatéralement à son arsenal nucléaire.

Si l’administration du président américain « nous met au pied du mur et exige unilatéralement que nous renoncions à l’arme nucléaire, nous n’aurions plus d’intérêt pour des discussions et nous devrions reconsidérer la question de savoir s’il faut accepter le sommet à venir entre la Corée du Nord et les États-Unis », a déclaré le ministre adjoint des Affaires étrangères Kim Kye-gwan, cité par l’agence officielle KCNA.

Washington demande « la dénucléarisation complète, vérifiable et irréversible » de la Corée du Nord.

Lors d’un sommet intercoréen rarissime le mois dernier à Panmunjom, village de la zone démilitarisée qui divise la péninsule, M. Kim et le président sud-coréen Moon Jae-in ont réaffirmé leur engagement pour la « dénucléarisation totale » de la péninsule.

Mais cette formule est sujette à interprétation et le Nord n’a toujours pas rendu publiques les concessions éventuelles qu’il propose.

« Mettre un terme à leur menaces »

« Nous avons déjà exprimé notre disposition à établir une péninsule coréenne dénucléarisée et déclaré maintes fois que les États-Unis doivent mettre un terme à leur politique hostile envers la Corée du Nord et à leurs menaces nucléaires comme conditions préalables », a dit le ministre adjoint.

Le ministre nord-coréen a également tiré à boulets rouges sur le conseiller américain à la Sécurité nationale John Bolton, qui a évoqué le « modèle libyen » pour la dénucléarisation de la Corée du Nord.

Selon lui, il s’agit d’une « tentative hautement sinistre de faire subir à la Corée du Nord le sort de la Libye et de l’Irak ».

Le Nord soutient depuis longtemps qu’il a besoin de l’arme atomique pour se protéger d’une invasion américaine. Après avoir renoncé à son programme nucléaire, le leader libyen Mouammar Khadafi avait été tué lors d’un soulèvement soutenu par des bombardements de l’OTAN.

Manœuvres militaires

Plus tôt dans la journée, le Nord avait évoqué les manœuvres militaires au Sud, assimilées à une « provocation », pour mettre en doute le sommet Trump-Kim. 

« Il y a une limite à la bonne volonté dont nous pouvons faire preuve », a prévenu l’agence officielle nord-coréenne KCNA.

Pour sa part, Washington continuait à préparer le sommet.

« Nous allons continuer à aller de l’avant » concernant les préparatifs, « nous n’avons pas été notifiés » d’un changement, a déclaré la porte-parole du département d’État, Heather Nauert.

« Ce que nous savons, c’est ce que Kim a dit auparavant, à savoir qu’il comprend l’importance de ces exercices militaires pour les États-Unis comme pour la Corée du Sud, a-t-elle ajouté. Ce sont des exercices légaux, planifiés longtemps à l’avance » et qui « ne représentent absolument pas une provocation ».

— Agence France-Presse

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