Club de golf de l’île de Montréal

La famille Maltais, à nouveau réunie

Au golf québécois, il y a eu de grandes familles avec les frères Huot (Jules, premier Canadien gagnant sur le circuit de la PGA américaine et ses frères Rodolphe et Roland qui ont été professionnels de golf); les Bissegger (Jack du Panthéon du Québec et les fils Tom et Joey); les Giroux (Philippe, Jean et Guy); les Murray (Charlie et Albert); les Talbot (Daniel et Stéphane titulaires d’une multitude de titres au Québec) et les Morin (Jean et Jason, qui ont été aussi champions chacun chez les séniors et les juniors). Sans oublier le duo frère-sœur Jocelyne, victorieuse à la LPGA, et le regretté Gilles Bourassa.

La liste est longue, mais reste incomplète sans les Maltais.

En cette saison déjà spéciale pour les mauvaises raisons, André amène toutefois le golf d'ici à une première très intéressante, au nom de la famille justement.

En acceptant d'aider et de collaborer avec son fils Éric cette saison au Club de golf de l'île de Montréal, pour ce qui est des camps chez les juniors, il en résulte une très belle histoire, tout à fait unique, de trois générations, puisque les petit-fils Frédéric et Karl complèteront le quatuor.

« Cela donne 77, 50 et 17 ans... Franchement, je n'avais pas pensé à cette dimension générationnelle lorsqu'Éric m'a proposé, l'hiver dernier, de venir en renfort auprès des jeunes et que Karl serait aussi de l’équipe », mentionne André.

Annulation des Championnats amateurs nationaux 2020

Peut-on sauver le dernier championnat canadien?

Même si Golf Canada a finalement annulé tous les championnats amateurs nationaux pour la saison 2020, il reste tout de même de l’espoir de voir un championnat canadien se dérouler en terre québécoise.

Il s’agit de celui de la PGA du Canada dans la catégorie sénior au Vieux Village, à Bromont qui est pour l’instant toujours en vie et prévu au mois d’août.

« Le professionnel et copropriétaire, Marc Hurtubise, travaille très fort pour sauver l’évènement en proposant un report en septembre », explique Dominic Racine, président de la Table de concertation de l’industrie du golf du Québec et directeur général de la PGA du Québec. Voilà un dossier qui risque fort d’évoluer au cours des prochaines semaines.

Nul besoin d’en faire la nomenclature, mais il reste que la pandémie de la COVID-19 a eu raison des plus importants championnats amateurs, notamment du Championnat amateur féminin du Canada qui était prévu au Club de golf Royal Montréal au mois d’août.

Mentionnons également que le classement de l’Ordre national du mérite sera rétabli à partir du 1er septembre 2020, en vue de la saison 2021.

Carleton Golf & Yatch Club

Du golf gratuit pour les gens de la santé

Le Carleton Golf & Yatch Club remercie les « anges gardiens » de manière très généreuse. En signe de reconnaissance pour leur dévouement durant la crise de la COVID-19, l’endroit de villégiature situé à une trentaine de minutes de la Capitale fédérale ouvre ses portes, cet été, à tous les braves gens en première ligne.

En fait, chaque dimanche, depuis le 14 juin, et ce, jusqu’en août, le golf y sera gratuit pour le vaillant personnel de la santé qui voudra prendra le départ entre 13 h et 15 h . La seule demande est de téléphoner pour réserver son temps de départ.

Nul besoin de mentionner qu’il s’agit d’un endroit de haute qualité. Le Championnat de la PGA chez les séniors y a d’ailleurs déjà été disputé.

Bravo à la direction et aux membres de Carleton pour l’exemple donné.

« J'adore l'idée », m'a dit un dirigeant d'ici. À suivre…

Réouvertures de parcours

Trois parcours de plus dans les Laurentides

Davantage habitué aux fermetures au cours des dernières années au profit de l’immobilier, le golf apprend la réouverture de trois parcours cette année.

Le parcours de golf au centre de villégiature L’Estérel reprendra du service pendant quatre mois, malgré l’annonce de la cessation des opérations il y a quelques semaines. La pression de gens autour a permis d’aider à reprendre les opérations golf.

Pour l’histoire, l’Estérel a été l’un des premiers concepts golf-hôtel au Québec. Le ski de fond a ensuite emboîté le pas. Les opérations sont toutefois devenues indépendantes.

L’endroit a longtemps été le théâtre du Pro-Am strictement féminin au Canada avec David Ross à la barre, figure très appréciée du cercle des autorités au pays, ayant été président de la PGA du Canada.

Toujours dans la même région de Sainte-Adèle et Sainte-Marguerite-du-Lac-Masson, Le Chanteclerc et Alpin avaient annoncé leur fermeture avant de reprendre les opérations au printemps.

Le golf adore ce genre de revirement de situations. Les amateurs aussi.

La série féminine Rose

Le favori de ces dames

De l’autre côté de l’Atlantique, le nom de Justin Rose est définitivement en tête du palmarès au golf féminin ces temps-ci.

Quelques jours avant la reprise des activités sur le circuit de la PGA en Amérique du Nord, l’Anglais a annoncé le lancement de la série Rose, en Angleterre. Le golfeur classé 14e au monde trouvait injuste que les joueuses outre-mer soient inactives jusqu’en août.

Le médaillé d’or olympique de 2016 et son épouse Kate, une ex-gymnaste, ont annoncé une série de sept tournois d’une journée pour aider les dames à garder la touche au jeu.

Le couple a versé 60 000 $ et les participantes seront reçues gracieusement par les clubs, dont le sélect Royal St. Georges.

La question mérite d’être posée : qui sera le prochain donateur?

Lorie Kane

Le Panthéon du sport canadien à saveur québécoise

Sans faire de récupération, le parcours ayant mené Lorie Kane à la cohorte 2020 au Panthéon de l’ensemble du sport canadien a transité par le Québec.

Sur la scène compétitive, Lorie, maintenant âgée de 55 ans, a gagné quatre fois sur le circuit de la LPGA et à cinq occasions dans les rangs séniors.

La percée de Mme Kane s’est faite via Anne Chouinard dans le rôle d’entraîneuse avec les succès que l’on connait. La fille de Jack Kane – Monsieur golf à l’Île-du-Prince-Édouard – a terminé à 99 reprises dans le top dix, ce qui en dit long sur sa constance et son excellence.

« Nous avons été coéquipières pendant deux ans sur l’équipe canadienne et nous avons joint les rangs professionnels ensemble. Lorie est devenue une joueuse de tournois et moi professionnelle de club avec notamment Mary-Lee Cobick », rappelle Debbie Savoy-Morel, dont la carrière s’avère aussi une très belle réussite.

« Lorie est une personne dynamique. Elle est une grande ambassadrice pour Golf Canada et le golf féminin. L’intégrité est l’une de ses grandes qualités », estime Debbie au sujet de son amie.

En accédant au Panthéon canadien, Lorie Kane y rejoint Jocelyne Bourassa, qui a eu une très grande influence pour tant de joueuses via la Série du Maurier créée pour encadrer les golfeuses canadiennes.

La golfeuse émérite accompagnera Steve Nash, une ancienne vedette de la NBA, le cavalier montréalais Éric Lamaze et son cheval Hickstead, l’ex-pentathlète Diane Jones-Konihowski, la curleuse en fauteuil roulant Sonja Gaudet ainsi que John « Jackie » Barrett, un spécialiste de la dynamophilie, à titre d’athlètes immortalisés.

Il a vraiment dit ça!

« Je pèse entre 235 et 240 livres en ce moment. Mon objectif ultime est de devenir le plus fort possible. Je ne sais pas combien ça veut dire en termes de poids. Je vais tout simplement continuer à être plus fort proportionnellement et essayer de l’appliquer à mon élan. Je veux voir jusqu’où mon élan peut se rendre. »

-Bryson Deschambeau à propos de sa transformation physique.

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