Ramené sur terre

L’Impact est corrigé 3-0 par le New York City FC 

New York — L’Impact a été ramené sur terre, hier, alors que la séquence victorieuse de la formation montréalaise a été freinée sèchement par le New York City FC, qui l’a emporté 3-0.

Jesus Medina, Ronald Matarrita et Jonathan Lewis ont marqué pour le NYCFC (11-4-4), qui est demeuré invaincu devant ses partisans cette saison (9-0-1).

De son côté, l’Impact (8-12-0) s’était présenté au Yankee Stadium fort d’une série de quatre victoires, dominant ses rivaux 9-1 au chapitre des buts marqués lors de cette séquence. Le Bleu-blanc-noir a finalement été blanchi pour la septième fois cette saison.

« On a perdu contre une équipe qui était meilleure que nous, sur l’ensemble du match, a dit l’entraîneur-chef de l'Impact, Rémi Garde. On a essayé de résister et on a essayé d’être un peu plus pesants offensivement, mais je crois qu’on avait un peu moins d’armes pour refaire ce qu’on a fait ces derniers temps. »

« Je ne voulais pas qu’on baisse de niveau sur le plan de l’état d’esprit collectif et je dois dire que je n’ai pas été déçu. Le résultat est logique, malheureusement pour nous. »

— Rémi Garde

Installé au sixième et dernier rang donnant accès aux éliminatoires dans l’Association de l’Est avec 24 points avant les matchs d’hier, l’Impact a été rejoint par l’Union de Philadelphie, qui a défait le Fire de Chicago 4-3. L’Union a un match de plus que l’Impact et le Fire à disputer cette saison. Le Fire suit au huitième rang, avec 23 points.

Changements et cohésion

Puisque sa troupe disputait le deuxième d’une série de sept matchs en 22 jours, Garde avait fait cinq changements au XI partant qui avait défait les Rapids du Colorado 2-1, samedi. Anthony Jackson-Hamel, Raheem Edwards, Shamit Shome, Victor Cabrera et Michael Petrasso remplaçaient Matteo Mancosu, Alejandro Silva, Ken Krolicki, Daniel Lovitz et Chris Duvall. Il s’agissait pour Shome d’un premier départ en MLS.

Peut-être en raison de ces nombreux changements, la formation montréalaise a manqué de cohésion sur le terrain. S’il a limité les dégâts pendant de longs moments du côté défensif, l’Impact n’a pas généré grand-chose en attaque. Le NYCFC a dominé la rencontre 22-3 au chapitre des tirs et 7-0 du côté des tirs cadrés.

« Nous nous attendions à être un peu meilleurs que ça, a affirmé le gardien de l’Impact, Evan Bush. Je pense que l’énergie était bonne, l’esprit était bien et l’effort y était. Parfois, nous avons été hésitants à mettre de la pression sur l’adversaire et à tirer profit des espaces disponibles aux bons moments. Nous passons par-dessus ce match et nous nous concentrons sur celui de samedi. »

L’Impact poursuivra alors son éreintante séquence en accueillant les Earthquakes de San Jose.

Maître chez lui

Le NYCFC a rapidement affiché ses intentions, exploitant le flanc droit de la défensive montréalaise à maintes reprises en première demie.

Ben Sweat a multiplié les assauts derrière Edwards et Petrasso. Dès la septième minute, il a rejoint Thomas McNamara, qui a toutefois raté la cible.

McNamara espérait avoir obtenu un penalty à la 11e minute, quand il s’est lancé derrière la défensive montréalaise. L’arbitre Alan Kelly lui a plutôt décerné un carton jaune pour avoir simulé une chute devant Bush.

Sweat est revenu à la charge à la 16e et à la 29e minute, mais Maximiliano Moralez et Medina ont tour à tour cafouillé sur la dernière touche. Même chose du côté de Rodney Wallace à la 33e minute, après une autre séquence amorcée par Sweat.

Pendant ce temps, l’Impact semblait toujours avoir du mal à s’adapter aux dimensions plus petites du terrain. Les joueurs du Bleu-blanc-noir ont complété seulement 61 % de leurs passes en première demie.

« C’était difficile. On n’est pas habitués à ces circonstances de terrain plus petit et de gazon un peu long. Mais ce ne sont pas des excuses puisqu’ils ont été meilleurs que nous. On ne doit pas se laisser abattre par ce résultat. »

— Samuel Piette

Bush a sauvé les meubles à deux reprises au retour de la pause, arrêtant une tête d’Alexander Callens à la 49e minute, puis une frappe à bout portant de Moralez à la 55e minute.

Les efforts du NYCFC ont finalement été récompensés à la 60e minute. Moralez a remis le ballon à Medina au haut de la surface de réparation et le Paraguayen y est allé de deux hésitations avant de décocher une frappe qui a pris Bush à contre-pied.

Les locaux sont revenus à la charge à la 65e minute. Medina a envoyé le ballon d’un côté à l’autre de la surface montréalaise. Matarrita l’a récupéré et lobé par-dessus Bush jusque dans le petit filet du côté opposé.

Lewis a porté le coup de grâce à la 76e minute, complétant une contre-attaque amorcée par Moralez et Matarrita.

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