Testé  Echo Input

Une rondelle, une assistance… et le but !

Lancé le mois dernier au Canada, l’Echo Input transforme une bonne vieille chaîne stéréo en haut-parleur connecté. En prime, cette petite rondelle de plastique intègre l’assistante vocale Alexa pour un prix minime. Vraiment pas mal.

On aime

L’Echo Input a le diamètre d’une rondelle de hockey, soit 8 cm, pour une épaisseur minime de 13,8 mm. Muet, il compte sur un système audio externe pour diffuser la musique ou les réponses de l’assistante vocale Alexa.

Il faut d’abord configurer l’Echo Input avec l’application mobile Amazon Alexa pour qu’il se connecte à un réseau WiFi. On peut ensuite le brancher sur un système audio, soit avec la prise jack, soit en Bluetooth. Toute l’opération prend moins de deux minutes et a été menée sans anicroche dans notre cas.

Une fois le tout installé, l’Echo Input devient un relais musical WiFi pour le téléphone ou la tablette. Si vous écoutez Spotify ou Amazon Music, vous pouvez choisir de diffuser la musique sur l’Echo Input, qui la relaie à votre système audio. Dans ce mode, le plus intéressant à notre avis, l’Echo Input devient autonome : vous pouvez éteindre votre téléphone après avoir demandé un album ou une liste de lecture, et la musique continuera de jouer.

On peut aussi apparier l’Echo Input à un téléphone d’une façon plus classique, en Bluetooth. Si vous avez d’autres appareils Echo chez vous, vous pourrez également former des groupes de haut-parleurs qui incluent l’Echo Input.

La qualité sonore reproduite par l’Input nous a semblé impeccable, puisqu’elle relève surtout de notre système audio. Rien à redire non plus sur la stabilité de la connexion internet ou de la synchronisation : cet appareil est bien rodé.

Les connaisseurs reconnaîtront ici le principe développé par Google il y a quelques années sur le Chromecast Audio, dont la production a malheureusement été abandonnée en janvier dernier. L’Echo Input a cependant une carte dans sa manche : il a quatre microphones et intègre l’assistante vocale Alexa. Et elle comprend plutôt bien le français québécois depuis quelques mois, en plus.

On peut lui commander de la musique par un ordre vocal, par genre, artiste ou nom de chanson ou d’album, augmenter ou baisser le volume, bref, faire tout ce que les Google Home, Echo et HomePod font.

Nous ne referons pas la liste des talents de ces assistants vocaux. Rappelons brièvement qu’ils commandent des centaines d’appareils domotiques, donnent les nouvelles ou les prévisions météo, effectuent des appels téléphoniques avec Skype, aident à gérer une liste d’épicerie, peuvent servir de minuteur, de réveille-matin ou raconter des histoires aux enfants. 

Et si vous ne voulez pas de tout ça, bonne nouvelle : l’Echo Input a un bouton pour couper le micro.

On aime moins

Il n’y a que deux services musicaux compatibles avec les appareils Echo, Input comme tous les autres : Spotify et Amazon Music. Pour faire jouer Apple Music ou Google Play Music, il faudra vous brancher en Bluetooth, ce qui est moins intéressant.

Alexa a beau avoir fait d’énormes progrès en français québécois, elle demeure un peu moins performante que l’Assistant Google. Ses intonations sont parfois étranges, comme si elle vous faisait la dictée.

On achète ?

Si vous avez une vieille chaîne stéréo que vous voulez amener au XXIe siècle, l’Echo Input est l’accessoire qu’il vous faut. Vous pourrez contrôler de façon fiable la diffusion de la musique, que ce soit en WiFi ou en Bluetooth, et disposer en prime d’un assistant vocal.

Fiche

Nom : Echo Input

Fabricant : Amazon

Prix : 44,99 $

Note : 4,5 sur 5

Clins d’œil technologiques

Communication améliorée avec Deltapath

Les conférences téléphoniques sont souvent un cauchemar pour les auditeurs, qui peinent à distinguer leurs interlocuteurs et entendent tous les bruits de fond. Une petite entreprise américaine, Deltapath, a révolutionné cette expérience avec son logiciel et l’appareil Dolby Conference Phone. Nous avons testé l’installation avec ses experts. Lors d’une conversation où notre interlocuteur était à l’extérieur, le bruit de fond de la ville a pu être complètement éliminé. Nous avons distingué clairement, en stéréo, les voix de deux personnes parlant en même temps, chacune occupant un espace sonore bien distinct et plus riche grâce au Dolby. Impressionnant. — Karim Benessaieh, La Presse

McDo à l’écoute

L’utilisation de l’Assistant Google pour des services commerciaux au Québec est encore marginale, aussi l’initiative de McDonald’s est-elle à noter. Depuis deux semaines, on peut interpeller notre téléphone ou notre Google Home en lui demandant : « OK Google, parle à McDonald’s. » La machine réagit en affichant ou en lisant les offres des restaurants au Québec, et en vous invitant à en profiter avec l’application MonMcDo, sur laquelle la chaîne mise énormément. McDo rejoint ainsi les Desjardins et iA Groupe financier qui offrent ce genre d’interactions depuis peu. — Karim Benessaieh, La Presse

Réalité en carton

Le concept plutôt surprenant du Nintendo Labo, ces accessoires de jeu vidéo en carton qu’il faut construire soi-même, devient carrément ahurissant avec le Kit VR, mis sur le marché vendredi. En utilisant toutes les ressources de la Switch, on peut, par exemple, se promener dans le fond des mers, zoomer et photographier des dizaines de poissons différents, contrôler un petit camion du haut des airs, voler dans le ciel à dos d’oiseau et combattre une invasion d’extraterrestres. Les commandes sont parfois capricieuses et les accessoires en carton, fragiles, mais une chose est sûre, la quatrième édition de ce concept délirant de Nintendo Lab est la meilleure.

— Karim Benessaieh, La Presse

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