À l’extérieur de la patinoire… Ludivine Reding

La série la plus populaire de l'hiver, Fugueuse, diffusée au réseau TVA, a captivé environ 1,5 million de téléspectateurs chaque semaine. Nous avons donc pensé discuter un peu d'une des grandes passions de l'interprète du rôle principal de Fanny, Ludivine Reding : le hockey, mais surtout les Canadiens de Montréal.

Est-ce que tu te considères comme une grande fan des Canadiens ?

Ludivine Reding : Oh oui, depuis que je suis toute petite ! Mon père m’a souvent emmenée voir des matchs au Centre Bell et c’était notre sortie. Ma mère, elle, n’aime pas beaucoup le hockey.

Quel genre de fan es-tu ? Nerveuse ? Relaxe ? Gérante d’estrade ?

L.R. : C’est plus en séries que je suis nerveuse. En fait, je ne me peux plus ! J’ai peur que le cœur me lâche tellement je suis trop nerveuse, trop stressée.

Surtout sur place, j’aime l’ambiance, quand on entend le « Go Habs Go ! ». Sinon peu importe si c’est en séries ou en saison, quand ça se rend en prolongation-ou en tirs de barrage-, je suis quand même assez nerveuse et je crie dans mon salon ! Je suis vraiment une grande fan.

Justement, il semblerait que tu aies une petite anecdote de mini-putt et de photo avec Christian Thomas, l’ancien des Canadiens ?

L.R. :  (rires) Oui ! Je suis allée jouer au mini-golf avec mon frère et mon copain et c’était à l’intérieur et tout à coup, mon frère a fait… un gros pet. Et disons que ça ne sentait vraiment pas bon ! Il y avait trois gars qui jouaient derrière nous et peu de temps après, on les a entendus dire que ça puait. J’étais crampée et je me suis retournée pour les regarder. C’est là que je remarque qu’un des trois est Christian Thomas ! Je suis un peu folle de l’avoir reconnu. Je suis allée le voir et il était pas mal surpris de se faire reconnaître ! C’est donc « grâce » à mon frère que je l’ai remarqué, sinon je ne me serais probablement jamais retournée !

Quel est ton plus beau souvenir relié au hockey ?

L.R. : La fameuse remontée de 5 à 0 contre les Rangers avec le but d’Alex Kovalev. J’étais au Centre Bell ce soir-là et c’était juste incroyable ! J’y suis aussi allée plusieurs fois en séries, dont deux fois contre les Bruins de Boston en 2014, l’année où les Canadiens ont atteint la finale de l’Est. Je me souviens encore de PK Subban qui est sorti du banc des pénalités pour aller marquer en échappée, C’était incroyable !

Tu as déjà joué au hockey, non ? Comment étais-tu ?

L.R. : J’ai joué cinq ans pour les Rebelles de Laval et j’étais gardienne de but. Je trouvais ça stressant d’avoir toute cette responsabilité sur mes épaules, mais je gérais bien ça. On était un groupe de filles et j’adorais ça. J’ai dû arrêter quand on a déménagé à Montréal, mais l’équipe m’avait rappelée parce qu’il leur manquait une gardienne. On avait fait un arrangement pour ne pas que je sois obligée de me présenter à tous les entraînements. Mais après un bout, j’ai dû faire un choix, parce que ça faisait beaucoup avec l’école, le doublage et le hockey.

Est-ce que tu as regardé les Jeux olympiques en te disant ç’aurait pu être toi ?

L.R. : Non, je n’aurais pas pu me rendre là avec mon talent ! Mais je les regardais aller et elles sont magnifiques à voir jouer. Elles sont inspirantes.

Qui est ton joueur préféré ?

L.R. : J’ai toujours été une très grande fan de Carey Price. Et plus jeune, je le défendais quand c’était le duo Halak-Price. Je me souviens d’avoir eu une conversation avec mon père et il m’avait dit que Price était un très bon gardien qui s’en venait avec l’équipe. Ça m’avait marquée et je l’ai toujours suivi par la suite et j’ai son chandail !

On t’a récemment découverte dans Fugueuse, qui est le sujet de l’heure depuis son entrée en ondes. As-tu un peu l’impression d’avoir rapidement atteint l’équivalent de la LNH dans ton métier ?

L.R. : Oui ! J’ai passé par toutes les étapes pour m’y rendre, mais c’est tellement une série coup de poing, il y a un si grand engouement qu’on m’en parle tout le temps. On savait que ça allait être une grosse série, surtout avec les auteurs, mais disons qu’on est agréablement surpris de la réaction du public.

Et maintenant, est-ce que c’est toi qui te fais reconnaître dans la rue comme tu as reconnu Christian Thomas ?

L.R. : Ouais ! Mais les gens sont tellement gentils ! Je suis contente de voir que cette série et mon personnage ont permis d’ouvrir les yeux de certaines personnes. Je reçois beaucoup de témoignages et plusieurs me racontent leur histoire, me disent que la série les a aidés ou me demandent de l’aide et je les redirige au bon endroit. C’est vraiment touchant.

On te voit aussi dans La Dérape, où c’est le karting qui est à l’honneur et tu as participé à Tactik, où c’était le soccer. Aimerais-tu avoir un projet où le hockey est dominant ? Genre une suite de Lance et compte ?

L.R. : C’est sûr que ce serait vraiment cool et que je ne dirais pas non, mais il y a eu tellement de séries sur le hockey-et il y en a une sur le hockey junior qui commencera bientôt-qu’on verra. Mais moi, que ce soit sur n’importe quel sport, j’aimerais ça. Je serais du genre à vouloir suivre un entraînement rigoureux pour pouvoir en pratiquer un à la télé.

La LNI est très inspirée du hockey. As-tu fait beaucoup d’impro depuis le début de ta carrière ?

L.R. : J’adore regarder l’impro, je trouve ça fascinant de voir à quel point le cerveau va vite. Je n’en ai jamais vraiment fait par contre. On avait une équipe à l’école et j’avais essayé d’en faire partie en 6e année et je n’avais pas été prise ! J’avais été si découragée que je n’en ai jamais refait !

Une entrevue réalisée par Joanie Godin Crédits photo : Courtoisie et Instagram

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