Revue boursière

Les indices propulsés à des records

Les principaux indices de la Bourse new-yorkaise ont terminé jeudi à des niveaux inédits, dopés par l’apaisement des tensions entre Washington et Téhéran et par l’optimisme commercial à quelques jours de la signature d’un accord sino-américain.

L’indice vedette de la place new-yorkaise, le Dow Jones, a monté de 0,7 %, à 28 956,90 points.

Le NASDAQ, à forte coloration technologique, a pris 0,8 % pour s’établir à 9203,43 points et l’indice élargi S&P 500 a gagné 0,7 %, à 3274,70 points.

Après avoir été désorienté vendredi et en début de semaine par le regain de tensions entre Washington et Téhéran, après l’assassinat par les États-Unis du général iranien Qassem Soleimani à Bagdad, le marché a repris sa course vers l’avant, le spectre d’une confrontation de grande ampleur entre les deux pays semblant s’éloigner à court terme.

« Les marchés ont bien appris leur leçon de ne pas trop réagir aux développements politiques au Moyen-Orient. Ils se sont souvenus que la baisse [des indices boursiers] après l’attaque de missiles sur la raffinerie en Arabie saoudite au mois de septembre avait été rapidement effacée », souligne Gregori Volokhine, de Meeschaert Financial Services.

« Alors que [le président américain Donald] Trump aurait pu chercher la confrontation avec l’Iran, il a tout fait pour l’éviter après l’assassinat de Soleimani. »

— Gregori Volokhine

« La hausse de fin d’année se prolonge donc et la petite parenthèse due à la tension qui était remontée au Moyen-Orient est déjà refermée », poursuit M. Volokhine.

Accord États-Unis–Chine

Les investisseurs se préparent par ailleurs à la ratification imminente de l’accord commercial préliminaire entre les États-Unis et la Chine.

Le ministère du Commerce de Chine a confirmé que le vice-premier ministre, Liu He, se rendrait à Washington du 13 au 15 janvier pour signer ce texte, conçu comme une trêve dans la guerre commerciale sino-américaine qui a affaibli la confiance des investisseurs et pèse sur la croissance économique.

Donald Trump a, pour sa part, affirmé jeudi que les négociations pour un accord « de phase 2 » débuteraient immédiatement, mais pourraient durer un certain temps.

« Il est possible que je souhaite attendre jusqu’après l’élection [présidentielle en novembre] pour tout finir, car en faisant cela, on pourrait arriver à un accord un peu meilleur ou bien meilleur », a assuré le président américain.

« Ce qui compte n’est pas que l’accord de phase 2 soit signé immédiatement, mais que les négociations commencent. »

— Gregori Volokhine, de Meeschaert Financial Services

Au rang des indicateurs, le nombre de demandeurs d’assurance chômage aux États-Unis s’est établi à 214 000 la semaine dernière, soit une baisse de 9000 par rapport à la semaine précédente, selon les chiffres du département du Travail.

Les acteurs du marché observeront vendredi le rapport mensuel très suivi sur l’emploi et le taux de chômage aux États-Unis.

Sur le marché obligataire, le taux à 10 ans sur la dette américaine était en recul, à 1,855 % contre 1,874 % la veille à la clôture.

Sommet atteint à Toronto

L’indice composé S&P/TSX de la Bourse de Toronto a avancé jeudi de 67,75 points pour clôturer à 17 235,57 points, après avoir atteint en cours de séance le sommet de 17 255,51 points.

Neuf des onze secteurs du TSX ont affiché des gains. Les groupes de la santé et des technologies de l’information ont progressé d’environ 2 %. L’énergie a aussi avancé malgré le recul des prix du pétrole brut.

Sur le marché des devises, le dollar canadien s’est négocié au cours moyen de 76,46 cents US, en baisse par rapport à son cours moyen de 76,77 cents US de la veille.

À la Bourse des matières premières de New York, le cours du pétrole brut a cédé 5 cents US à 59,56 $ US le baril, tandis que celui de l’or a perdu 5,90 $US à 1554,30 $US l’once. Le prix du cuivre a pour sa part retraité de 1 cent US à 2,80 $US la livre.

Cenovus Energy

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Le producteur de sables bitumineux Cenovus Energy s’est fixé comme objectif d’atteindre un niveau « zéro net » d’émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050, imitant ainsi d’autres sociétés pétrolières qui ont exprimé des intentions semblables. L’entreprise établie à Calgary affirme avoir l’intention de réduire ses émissions par baril de 30 % d’ici 2030, tout en maintenant ses émissions totales à un niveau stable, en incorporant notamment des techniques de cogénération électrique dans les futures phases des sables bitumineux. Un autre producteur de sables bitumineux, Canadian Natural Resources, s’est engagé à atteindre un objectif zéro émission, sans avancer de date précise, en utilisant la technologie et ses activités de captation et de stockage du carbone.

— D’après La Presse canadienne

Rectificatif

Industrie de l’épicerie au Canada

Dans un article publié jeudi intitulé Goodfood dans la cour des supermarchés, nous écrivions que l’industrie de l’épicerie au Canada était évaluée à 124 millions de dollars, on aurait dû lire 124 milliards de dollars. Nos excuses.

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