Semafo

La sécurité revient à l’avant-scène

L’action de Semafo a traversé une autre séance boursière mouvementée, hier, alors que les enjeux de sécurité liés aux activités africaines du producteur d’or montréalais ont de nouveau alimenté l’anxiété.

La direction de Semafo a précisé par communiqué qu’aucun de ses employés n’a été impliqué dans l’attaque mortelle survenue vendredi sur la route qui mène à un site minier de l’entreprise, au Burkina Faso. Il s’agit du troisième événement similaire à se produire cette année à proximité des installations de Semafo, qui exploite deux mines au Burkina Faso (Mana et Boungou).

Quatre gendarmes et le conducteur d’un véhicule sont morts, vendredi, à la suite de ce que l’Agence France-Presse a décrit comme étant l’explosion d’un engin artisanal. Le véhicule de la gendarmerie effectuait une mission d’escorte de travailleurs du site aurifère Boungou, selon l’AFP. Les djihadistes ont dans le passé été liés à des attaques du genre en Afrique.

Semafo compte quelque 1200 salariés au Burkina Faso, dont environ 85 expatriés. L’entreprise a précisé dans son communiqué qu’elle poursuit ses discussions avec le gouvernement à l’égard de la sécurité de cette route publique du Burkina Faso. « Nous demeurons fortement engagés à assurer un niveau maximal de sûreté et sécurité à nos employés et nos activités minières », est-il précisé.

La direction n’a pas souhaité commenter davantage. « Nous n’allons pas émettre d’autres commentaires concernant les événements survenus vendredi », a indiqué à La Presse la porte-parole Ruth Hanna.

Une « préoccupation grandissante »

« Bien que les activités minières ne soient nullement affectées, je m’attends à ce que les investisseurs démontrent une préoccupation grandissante envers les risques liés à des activités au Burkina Faso », a souligné hier l’analyste Ovais Habib, de la Scotia, dans une note envoyée à ses clients.

Le titre de Semafo a perdu 32 % de sa valeur depuis le début de l’année. Hier, après avoir reculé de 7 % à un certain moment durant la journée, l’action a rebondi pour clôturer en hausse de 3 cents, à 2,43 $, à la Bourse de Toronto. Dix des douze analystes qui suivent les activités de Semafo recommandent l’achat de l’action. Le cours cible moyen des analystes sur un horizon de 12 mois est de 5,28 $, l’équivalent d’un rendement potentiel d’environ 115 % par rapport au cours actuel.

Des incidents armés avaient alimenté l’anxiété, l’été dernier, et forcé Semafo à prendre des mesures pour assurer une meilleure sécurité de son personnel en Afrique. L’entreprise avait révélé à la mi-août que cinq gendarmes et l’employé d’un sous-traitant avaient perdu la vie. Quelques jours plus tard, un autobus transportant des employés se faisait attaquer par des bandits.

Revue boursière

Wall Street applaudit la trêve entre Washington et Pékin

Wall Street a salué, hier, la trêve de 90 jours décrétée par Washington et Pékin dans leur bras de fer commercial, bien que cette mesure ne règle pas encore les désaccords de fond entre les deux capitales. L’indice Dow Jones a gagné 1,1 % et l’indice NASDAQ, à forte coloration technologique, s’est apprécié de 1,5 %.

Hôtels marriott

Une action collective au Canada

Un résidant de Dollard-des-Ormeaux, Won Kil Bai, intente une action collective contre les hôtels Marriott et le groupe Starwood au nom de tous les Canadiens dont les données pourraient avoir été compromises par le gigantesque acte de piratage qui a ciblé le groupe hôtelier américain. Vendredi, le groupe Starwood a dévoilé que les informations d’environ 500 millions de ses clients pourraient avoir été dérobées depuis 2014 par des pirates informatiques.

— Jean-Sébastien Gagnon, La Presse

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