Les chics

« Dans les petits pots… » Des utilitaires chics et compacts offerts à des tarifs des marques dites populaires.

Acura RDX

Particulièrement réaliste

L’une des vedettes du dernier salon automobile de Detroit était une étude conceptuelle particulièrement réaliste. Le RDX Concept que l’on pouvait examiner chez Acura avait largement dépassé le stade du prototype. Attendu d’ici à la fin de l’été, le modèle de série sera lancé sous une forme pratiquement identique. À l’exception des rétroviseurs extérieurs, des embouts d’échappement et des pneumatiques de 21 po, « c’est à 95 % la version définitive », affirme-t-on chez Acura.

Les concepteurs du futur RDX prétendent par ailleurs que ce modèle repose sur une architecture inédite qui ne présente plus aucune similitude avec celle du CR-V de Honda, comme c’était le cas autrefois. Cette nouvelle plateforme accueille cependant un moteur quatre cylindres de 2 L suralimenté par turbocompresseur similaire à celui que l’on trouve sous le capot de la Civic Type R et de l’Accord. Cette mécanique remplacera le V6 de l’actuelle génération de RDX. Pour l’heure, Acura ne dit mot sur la puissance et la consommation de cette motorisation à laquelle sera exclusivement jumelée une boîte automatique à 10 rapports. Seule certitude, ce 2 L produira 40 % plus de couple que le V6 3,5 L qui propulse le modèle actuellement en vente.

BMW X2

Une recette éprouvée

De mémoire, BMW a été le premier constructeur automobile à prendre le risque de marier les formes d’un utilitaire à celles d’un coupé. Ce curieux mélange a donné naissance, il y a 10 ans déjà, au X6. La recette a visiblement plu à la clientèle puisque la marque bavaroise – et certains concurrents – l’applique à d’autres modèles, comme en fait foi ce X2 fraîchement pressé. Dévoilée en avant-première au Salon international de l’auto de Montréal, cette BMW conçue sur la base du X1 se remarque d’abord pour son style plus athlétique. Sa partie avant, sculptée telle une voiture de sport, offre au regard ses ailes élargies, son capot musclé et les naseaux dilatés, caractéristiques d’une calandre de BMW. Le profil et la partie arrière détonent résolument. Très inclinée, la lunette s’insère dans le style musclé et presque brutal de ce modèle. Mais il y a plus à voir encore. En effet, le X2 étrenne aussi de nouveaux codes esthétiques. Le plus visible, même pour un néophyte, consiste en l’apposition du logo bleu et blanc de la marque sur les panneaux de custode, comme à la belle époque du coupé CS des années 60.

En raison de son toit abaissé, de son porte-à-faux arrière réduit et de son hayon abrupt, le X2 se révèle moins spacieux et moins utilitaire que son alter ego le X1. « De peu », précise-t-on chez BMW. « La différence entre le volume du coffre d’un X1 et celui d’un X2 équivaut à des bidons de lave-glace. »

Infiniti QX50

Beaucoup de nouveau

La calandre à double arche évoquant un pont traditionnel japonais et son reflet dans l’eau est sans doute le seul élément commun entre le nouveau QX50 et son prédécesseur. Tout le reste est nouveau, à commencer par ce qui ronronne derrière cette calandre, justement. Soucieuse de se démarquer de concurrents qui se photocopient entre eux, Infiniti joue d’audace et inaugure un moteur doté d’un taux de compression variable. Une idée longtemps jugée fantaisiste, mais à laquelle les motoristes d’Infiniti ont consacré 10 ans de recherches, en amassant 300 brevets au passage. Baptisée VC-Turbo, ce quatre-cylindres de 2 L turbocompressé est doté d’un actuateur (chez Infiniti, on dit multi-link) fixé entre la bielle du piston et le vilebrequin qui fait varier le taux de compression (entre 8:1 et 14:1 pour ceux que cela intéresse) pour améliorer – vous l’aurez deviné – la consommation. À ce sujet, les motoristes soutiennent que ce moteur consomme 27 % moins d’essence que le V6 qui animait autrefois le QX50. Pour faciliter pareille performance énergétique, le QX50 retient également les services d’une boîte automatique à variation continue (CVT).

Spacieux et richement équipé, l’habitacle du QX50 habille, sur certaines déclinaisons, une partie de sa console et de ses contre-portes d’une chaleureuse suédine.

Jaguar E-Pace

Ambitions élevées

En raison de son alliance avec Land Rover qui occupait tout le terrain, pensait-on, Jaguar a longtemps résisté à l’idée d’apposer son écusson sur un véhicule utilitaire. Mais l’immense succès remporté par Porsche et son Cayenne a forcé la direction de Jaguar à réviser ses positions. Et c’est tant mieux puisque le F-Pace, premier Jaguar haut sur pattes, a permis à lui seul de doubler les ventes de la marque. Cette dernière nourrit des ambitions tout aussi élevées à l’égard de l’E-Pace, qui entreprend une carrière commerciale ce printemps. Plus compact, cet utilitaire est également le modèle le plus accessible financièrement au sein de la gamme de ce constructeur britannique.

Contrairement à celle du F-Pace, la base technique de l’E-Pace n’émane pas de chez Jaguar, mais de Land Rover. En effet, le soubassement provient de l’Evoque auquel Jaguar a injecté une bonne dose de félinité. Ainsi, l’E-Pace se voit greffer le train arrière plus compact et plus mobile (lire plus sportif et plus enjoué) de la berline XE. Plusieurs points d’attache ont été renforcés (direction et suspension notamment), tandis que le recours à l’aluminium a permis d’alléger certains composants. Au Canada, l’E-Pace soulève son capot uniquement à un quatre-cylindres 2 L turbocompressé dont la puissance varie selon la déclinaison (P250 et P300).

Volvo XC40

Atypique et zen

Après avoir rénové ses modèles les plus élitistes et les plus coûteux, Volvo poursuit la revitalisation de sa gamme en inscrivant le XC40 à son catalogue. Ce modèle faisant office d’entrée de gamme chez le constructeur scandinave vise la même clientèle que celle des Audi Q3, BMW X1 et Mercedes GLA, les têtes d’affiche du marché. Pour séduire les consommateurs, le XC40 mise sur son style atypique (ceinture de caisse qui remonte vers l’arrière), sa présentation intérieure zen (on trouve même une poubelle à bord) et, naturellement, ses dispositifs de sécurité sophistiqués, y compris un système inédit de détection de grands animaux.

Déposé sur une nouvelle architecture (nom de code CMA), le XC40 démarre sa carrière canadienne avec un quatre-cylindres de 2 L suralimenté jumelé exclusivement à une boîte automatique à huit rapports. Le moteur trois cylindres annoncé par la marque ne traversera pas l’Atlantique, mais une version hybride, voire entièrement électrique, pourrait bonifier l’offre dans un avenir prochain. Volvo Canada se garde pour le moment d’officialiser une date de sortie. D’ici là, l’acheteur a le choix de la suspension (standard, sport ou pilotée électroniquement) et de la taille des pneumatiques (18, 19, 20 ou 21 po).

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